Hervé Defalvard

L’économie sociale et solidaire, des alternatives au néolibéralisme ?

Il est sans doute plus urgent que jamais de rouvrir le débat sur la capacité de l’économie sociale et solidaire (ESS) à constituer des alternatives à l’économie dominante et au néolibéralisme. De le rouvrir au sein de la société civile dans le sens que lui donne Gramsci et qui renvoie à tous les acteurs produisant dans la superstructure des idées et des représentations participant de la fabrique de la société (1) .

À Tunis, un colloque international sur l’ESS comme réponse aux inégalités sociales

Un colloque international sur l’économie sociale et solidaire (ESS) a eu lieu les 5 et 6 avril 2019 à Tunis, sous l’égide de l’Institut national du travail et des études sociales (Intes), laboratoire de l’université de Tunis-Carthage, en collaboration avec la Fondation Friedrich-Ebert, associée au Parti social-démocrate allemand (SPD). Cette rencontre, à laquelle ont participé de nombreux pays africains, avait pour thème : « L’économie sociale et solidaire à l’assaut des inégalités sociales : pour une approche territoriale du développement durable ».

Journées de Cerisy « Territoires solidaires en commun : controverses à l’horizon du translocalisme »

12-19 juillet : Cerisy (Manche). Journées de Cerisy sur le thème « Territoires solidaires en commun : controverses à l’horizon du translocalisme » sous la  direction d’Elisabetta Buccolo, Hervé Defalvard et Geneviève Fontaine. Centre Culturel International de Cerisy (Manche).

En quête du commun

Ce numéro 345 comprend un dossier issu des rencontres du Réseau inter­ universitaire en économie sociale et solidaire de Montpellier (RIUESS 2016) et trois articles portant respectivement sur les mutuelles de santé au Sénégal, le secteur sans but lucratif en Chine et la participation des salariés dans les coopératives de consommateurs.

Des communs sociaux à la société du commun

A la suite des communs traditionnels autour des ressources naturelles et des nouveaux communs autour des ressources numériques, les communs sociaux constituent la mise en  commun de ressources dotées de droits universels tels que la santé, la culture ou l’emploi, dont la gestion collective assure un accès local et démocratique à chacun(e). Après avoir  développé cette hypothèse de recherche, l’auteur propose une analyse de nature macro-institutionnelle afin de considérer le potentiel de transformation globale des communs sociaux. Alors qu’ils composent au travers de nombreuses réalités de l’économie sociale et solidaire un sous-système marginal du système capitaliste néolibéral actuel, une piste pour le dépassement de ce dernier au bénéfice de l’institution d’une société du commun est proposée : celle du capitalisme communal dont le commun devient le principe politique.

Numéro de revue: 
345
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Hervé Defalvard