crise

Quel rôle pour la microfinance en Europe en période d’austérité ? Bordeaux - 28-29 oct 2015

Le Comptrasec (UMR 5114 CNRS - Université de Bordeaux), avec la collaboration de l'Institut UCD Geary (Dublin) et le soutien financier de la Région Aquitaine, organise une conférence internationale ayant pour but de questionner le potentiel de la microfinance en Europe pour lutter contre le double défi de l'austérité et de la crise financière.

Récemment, de nombreux rapports de l'OCDE, de la Commission européenne ou encore de divers think tanks et centres de recherche ont abouti à la conclusion que les ménages à faible revenu ont été les plus touchés par la crise financière mondiale et la mise en œuvre par nombre de gouvernements européens  de politiques d'assainissement budgétaire. Bien que leur intensité varie selon les pays, les niveaux d'inégalités et de pauvreté sont en moyenne en augmentation et les ménages européens à faible revenu font face à une grave pression financière.

En raison des coupes budgétaires dans le domaine des services publics et de régimes de protection sociale moins généreux et accessibles qu’auparavant, les ménages se retrouvent souvent face à une absence de solution pour faire face à leurs problèmes financiers. Certains n’auront pas d'autre choix que d'accumuler des impayés vis-à-vis de leurs fournisseurs d’énergie, de leur propriétaire, etc., tandis que d'autres souscriront des emprunts, légaux ou illégaux, au coût très élevé. Pris au piège entre les solutions inappropriées proposées par le marché et l'absence de réponse des services publics, ces ménages pourraient bénéficier d'une source alternative de crédit répondant à leurs besoins.

Danièle Demoustier : L’ESS est-elle une réponse à la crise ?



Depuis bientôt quarante ans, notre système socio-économique va de crise en crise. L’économie sociale et solidaire, qui s’affiche de mieux en mieux, est riche d’expériences. Il faut à présent en tirer des enseignements, non pas pour les reproduire par modélisation mais pour les diffuser par appropriation. Ce mouvement a commencé.

Politique de la ville : les associations en difficulté financière

Il faut absolument protéger les associations de taille intermédiaire qui participent à la politique de la ville, le président de la République en est bien conscient », assure Françoise Dumas. La députée (PS) du Gard a publié fin 2014 un rapport sur les difficultés du monde associatif, proposant plusieurs pistes qui pourraient être reprises aujourd’hui par l’Elysée.

L’innovation sociale en contexte d’austérité - Rimouski (Québec) 26-27 mai 2015 - Appel à communication 16-02-15

L’innovation sociale en contexte d’austérité,

Colloque organisé par le Centre de recherche sur les innovations sociales

Congrès de l’ACFAS, colloque scientifique # 633

26 et 27 mai 2015

Université du Québec à Rimouski, Rimouski (Québec)

L’économie sociale comme réponse à la crise ? Capitalisme, territoires et démocratie, Montréal (Québec), 24/02/2015

Le CRISES vous invite à son prochain séminaire présenté par Jean-François Draperi, directeur du Centre d'économie sociale du Conservatoire national des arts et métiers (CESTES-Cnam), sur le thème "L'économie sociale comme réponse à la crise ? Capitalisme, territoires et démocratie".

Italie : la coopérative revient à la mode chez les jeunes

(De Rome) «  La coop  ? Oui, oui c’est bien là  !  ». Giacomo sourit depuis la fenêtre en indiquant la porte avec la tête. Nous sommes en plein cœur du Pigneto, un quartier alternatif de Rome. C’est là que la coopérative Coraggio (« courage » en italien) a élu domicile, il y a trois ans. Dans ce modeste local aux allures de capharnaüm siègent aussi les associations environnementale Terra et de lutte contre la mafia daSud. Quelques bureaux, un canapé rouge et des affiches collées au mur.

Après la faillite de Co-op Bank, quelles perspectives pour la gouvernance des coopératives bancaires ?

Depuis la vague des démutualisations de l’époque thatchérienne (1997), la crise que traverse The Co-operative Bank est une des plus importantes que subisse le secteur européen des banques coopératives. The Co-operative Group, dont le siège est à Manchester (Royaume-Uni), comprend en son sein des activités diverses, que ce soit dans la pharmacie, l’agriculture, les pompes funèbres ou encore la banque au travers de The Co-operative Bank. Cette dernière, afin de changer de taille et d’acquérir un réseau de distribution plus dense, s’est engagée en 2009 dans le rachat du groupe immobilier Britannia. A l’audit qui aurait largement minimisé les risques, s’est ajouté un retournement du marché immobilier. La banque s’est ensuite engagée dans le rachat de 630 agences de Lloyds Banking Group, qu’elle ne parviendra pas à finaliser. Dans le même temps, la très forte augmentation des exigences totales de capital par le régulateur national, passant
de 1,9 milliard de livres à 3,4 milliards, ainsi que les errements de son président ont été autant de facteurs qui ont entraîné la banque dans une spirale infernale. Cette plongée a nécessité une recapitalisation de 1,5 milliard de livres, puis de 400 millions. La banque est alors passée aux mains de ses créanciers. Un risque de contagion a émergé : l’ensemble du mouvement coopératif peut ainsi être contesté et fragilisé.

Ce qui arrive à cette banque anglaise sonne comme un appel à poursuivre la construction d’une activité économique en accord avec les attentes des membres coopérateurs. Le chief executive de Phone Co-op rappelait que, de la période des démutualisations, les coopératives survivantes sont ressorties revigorées. L’enjeu aujourd’hui est de renouer les liens entre les membres coopérateurs et leurs dirigeants, réaffirmer en somme le modèle coopératif de gouvernance, une position qui souligne l’importance de la dimension humaine et culturelle de la démocratie en entreprise. Celle-ci fonctionne si elle peut s’exercer dans un cadre local, de manière directe entre la structure et le membre. Cela n’est pas antinomique de l’existence de grandes entités coopératives ou mutualistes, pour autant que les membres aient une réelle capacité d’influence. La notion de proximité doit alors être réaffirmée, pour amener les dirigeants coopératifs à rester au contact de la réalité économique et des enjeux. Les difficultés de Co-op Bank mettent en évidence une tendance à évincer du coeur du système les administrateurs des banques. Les coopérateurs doivent prendre conscience que l’héritage et l’avenir de la coopération sont en jeu.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Jean-Louis Bancel et Olivier Boned