Presse et édition: coopérative, l'encre de la révolte

Publico, le seul quotidien espagnol "de gauche" n'existe plus que sur la toile. Ses salariés ont créé une coopérative pour racheter le titre, mais les anciens actionnaires n'entendent pas le leur laisser. Leur modèle, c’est le mouvement Cooperativista argentin issu de la crise de 2001 ou, en Europe, le Tageszeitung de Berlin (qui vend à 52 000 exemplaires), une coopérative aux « 11 800 propriétaires » qui depuis deux décennies n’obéit à aucun patron de presse (lire l'article de Libération du 28 mai). A Lausanne, c'est une coopérative fondée en 1978, Les nouvelles éditions populaires, propriétaires des librairies Basta ! qui rencontre de lourdes difficultés financières. Lire sur les coopératives et le monde du livre : L'encre et la révolte