Des Etats Généraux de l'ESS de juin 2011 à une assemblée constituante en mars 2012

Une semaine après les Etats Généraux de l'ESS, de nombreux commentaires s'échangent sur cet événement national et inédit, mais aucun bilan officiel n'a encore été diffusé. Notre ami Jean-Philippe Milésy a immédiatement publié un bilan équilibré de ces rencontres. La manifestation a offert une indéniable visibilité médiatique à l'ESS (liste non exhaustive : France Inter, La Tribune, les Echos, Nouvel Obs, l'Expansion, la Voix du Nord...) dont tout le monde se réjouit. Toutefois, avec les bémols de l'éditorial de Rencontres sociales sur l'absence du grand public, la présentation anhistorique du secteur, de nombreux observateurs et participants posent la question centrale de la participation citoyenne à ces Etats Généraux (voir aussi les impressions des "Cigalles" Ile-de-France). Le format des principales conférences, la conformation particulière des lieux (au demeurant peu exploités, que l'on songe à cette mythique Corbeille, ni investie ni détournée) n'invitaient pas réellement les acteurs présents à débattre du contenu des 400 cahiers d'espérances dont la synthèse a été réalisée en dehors du Palais Brongnart et diffusée à l'ouverture de la rencontre, ou à échanger tout court sur le sens de l'ESS, son positionnement et ses ambitions. Mises à part quelques Cress (mention spéciale à la Cress Rhone-Alpes qui a fait venir une cinquantaine de personne et dont les membres ont assuré la retransmission des conférences et organisé un plateau télé pour recueillir la parole des "sans grande mais non sans opinion"), peu d'acteurs non franciliens étaient présents sur le site. 

Reste donc à définir les contours de cette "grande alliance" évoquée par Claude Alphandéry en clôture de ces Etats-Généraux (étant entendu que les organisations évoquées, la JOC ou l’Unef, font déjà parties peu ou prou de l’économie sociale): à l'occasion de la tenue d'une assemblée constituante de l'ESS en mars 2012 ? de la rédaction d'une loi cadre de l'ESS

Lire le compte rendu plus positif du RTES et le bilan "en noir et blanc" (en noir, l'absence des mutuelles et des banques coopératives; la main mise du "copil" sur l'organisation de l'événement) de Agir pour une économie équitable