sciences économiques et sociales

L'AFEP défend une section "économie et société" à l'Université

Dans ces mêmes colonnes (le journal Le Monde), le 4 juillet 2012, plusieurs grandes voix des sciences sociales demandaient au gouvernement de garantir le pluralisme au sein des institutions de recherche et d’enseignement de l’économie, pluralisme sans lequel il ne saurait y avoir, dans notre pays, un débat démocratique informé et rigoureux. Il s’agissait alors de tirer les leçons de la crise financière de 2008 qui avait montré combien pouvait être contre-productive une pensée économique trop homogène et trop sûre d’elle-même. Or nous sommes aujourd’hui obligés de constater que ces leçons n’ont pas été entendues : rien n’a changé, ni dans les programmes de recherches, ni dans l’enseignement. Cela tient à la position de monopole qu’occupent aujourd’hui les approches dite « mainstream » (« dominantes »).

Démocratie économique : un enjeu pour les entreprises... et pour les sciences sociales

A l’occasion de deux journées d’étude en septembre et novembre 2012, les laboratoires Ladyss et ICT de l’université Paris-Diderot ont proposé quelques éléments d’une mise en perceptive pluridisciplinaire sur le thème « L’évolution du rôle sociétal de l’entreprise en Europe du xixe au xxie siècle » (1). Ces deux moments de travail se sont articulés l’un à partir de l’ESS, l’autre à propos de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), de façon à mettre en discussion des voies tout à fait singulières, et de fait en rivalité, quant à leur légitimité et à leur capacité à traiter de « responsabilité globale » des entreprises dans la société, voire de démocratie dans les rapports de production. Plusieurs articles de ce court dossier en sont issus ; d’autres publications suivront.

Réinstitutionnaliser l’entreprise

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Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
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Auteur(s): 
Thomas Lamarche et Petia Koleva

« Crise économique, nouvelle donne pour les sciences économiques ? », Appel à contributions jusqu'au 15 avril 2010

Il n’a échappé à personne que nombre d’économistes n’ont pas vu venir la crise. Pour autant, on ne compte plus les conférences, déclarations, entretiens de ces mêmes professionnels pour tirer les leçons de la crise et identifier et corriger les «dysfonctionnements» qui en sont responsables.