Burkina Faso

Les Dialogues de la Recma avec Ahmed-Hamza Kouanda autour de son article « Les passeurs de l’ESS au Burkina Faso : acteurs, voies et modalités »

15 mars : « Les Dialogues de la Recma », rencontre avec Ahmed-Hamza Kouanda autour de son article « Les passeurs de l’ESS au Burkina Faso : acteurs, voies  et modalités », paru dans le n° 362 (octobre 2022) de la Recma. Rencontre matinale sur inscription au Cedias-Musée social, 5 rue Las Cases, Paris 7 e . Possibilité de suivre l’événement en ligne. www.cedias.org

 

Les passeurs de l’économie sociale et solidaire au Burkina Faso : acteurs, voies et modalités

Cet article analyse les contextes d’émergence du concept et des pratiques de l’économie sociale et solidaire (ESS) au Burkina Faso. À partir d’enquêtes de terrain menées auprès des  réseaux de promotion de l’ESS dans ce pays, l’auteur montre que celle-ci résulte d’un processus de transfert des formes d’organisation de l’économie sociale importées par   l’administration coloniale, qui s’inscrivaient dans une logique de domination et d’exploitation. Lors de l’Indépendance, l’État postcolonial s’est engagé sur un « sentier de dépendance  » en instrumentalisant lesdites organisations au service de ses objectifs de développement. Dès les années 2000, on observe une nouvelle  modalité de transfert de l’ESS  moins caractérisée par la coercition. Ce processus a été initié par  des universitaires et des acteurs de la société civile, sous l’influence d’organismes de coopération internationale.

Numéro de revue: 
362
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Hamza Kouanda

Former des cadres dans un contexte de pauvreté : étude d’une formation universitaire en économie sociale au Burkina Faso

Cet article analyse la formation MEGEES (maîtrise en économie et gestion des entreprises d’économie sociale et solidaire), une formation professionnalisante présentant une histoire et une configuration particulières, créée au sein de l’Université Ouaga II en 2006. Les auteurs détaillent les conditions et processus d’émergence de la formation, née grâce à un partenariat de recherche interuniversitaire Nord-Sud portant sur l’économie sociale et sa structuration au Burkina Faso, pays où le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) est récent (I). Puis, ils analysent les enjeux et débouchés de cette formation qui vise à insérer des cadres sur le marché de l’emploi local (II), avant de présenter les résultats de l’enquête réalisée en 2017 auprès des diplômés des neuf premières promotions de la MEGEES (III).

 

Numéro de revue: 
348
Année de publication: 
2018
Auteur(s): 
Jean-Baptiste Zett, Théodore Jean Oscar Kaboré

Professionnaliser les coopératives agricoles africaines ? Une étude de FARM

Suite à la publication récente de l’étude de Théo Gning et Fabrice Larue dédiée au nouvel Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives, adopté par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), FARM a proposé à différents experts des coopératives agricoles de donner leur point de vue sur le sujet.

Le nouveau modèle coopératif dans l’espace OHADA : un outil pour la professionnalisation des organisations paysannes?

L’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives est le neuvième instrument juridique adopté par l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Il vise à favoriser le développement économique des coopératives dans l’espace OHADA, grâce à l’uniformisation et à l’adaptation de leur statut juridique. Pour les organisations agricoles à vocation économique, qu’elles soient coopératives ou non, la mise en œuvre de ce texte communautaire revêt un double enjeu. Le premier tient à la compréhension et la marge de manœuvre dont disposent les Etats parties dans l’application nationale du neuvième Acte uniforme. Le second enjeu concerne l’aptitude qu’ont les organisations de producteurs à intégrer et appliquer toutes les obligations juridiques découlant du nouveau texte. Dès lors, le succès de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives reposera sur l’équilibre à trouver entre le renforcement des capacités socio- économiques des organisations agricoles et le risque d’une plus grande fragilisation de ces dernières due à une transition juridique brutale. Une étude de la fondation Farm.

Les mutuelles sociales au Burkina Faso : une passerelle pour l’assurance maladie universelle (AMU)

Au Burkina Faso, la couverture de la protection sociale s’étend sur moins de 10% de la population totale. Cette couverture concerne essentiellement les travailleurs du secteur formel public et privé. Le reste de la population avec une forte composante de personnes pauvres et vulnérables, ne bénéficie d’aucune forme de protection sociale. Cette frange est constituée principalement des personnes des secteurs informel et rural.

Electrification du Burkina Faso: les coopératives asphyxiées par les dettes publiques

L'électrification de l'ouest rural du Burkina Faso, objectif gouvernemental, est réalisée par des coopératives. Le développement économique qui s'en suit est ralenti voire compromis par le non-paiement des factures dues par les services publics (santé notamment) aux coopératives. Un article de Mahamadi TIEGNA pour lefaso.net .

L’économie sociale en Afrique : les perspectives du nouveau droit Ohada

L’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) est née d’un traité signé à Port-Louis (île Maurice) le 17 octobre 1993, avec pour objectif principal de parvenir à une intégration juridique à travers l’harmonisation – ou, mieux, l’uniformisation – du droit des affaires en Afrique. L’institution regroupe dix-sept Etats (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad et Togo). La formule utilisée pour uniformiser le droit des affaires est l’adoption d’actes uniformes dont les dispositions sont directement applicables dans les Etats membres. Le neuvième, relatif au droit des sociétés coopératives, a été adopté le 15 décembre 2010 à Lomé, au Togo, et a été publié au journal officiel de l’Ohada le 15 février. Si le texte constitue une avancée importante pour le développement des sociétés coopératives en Afrique, il laisse une grande liberté aux statuts.

La microfinance en Afrique de l’Ouest : histoires et innovations

 A. Ouédraogo et D. Gentil (coord.). CIF-Karthala, Paris, 2008, 307 p.

Ce livre, fruit d’un long processus jalonné par plusieurs ateliers d’écriture, répond à une double ambition: conserver la mémoire institutionnelle de six réseaux mutualistes d’épargne et de crédit ouest-africains et renforcer la visibilité nationale et internationale d’expériences originales dans le domaine de la microfinance. L’initiative n’est pas anodine. D’une part, ces organisations sont souvent antérieures à la mode du microcrédit et, dans un secteur largement dominé par les acteurs financiers de la coopération internationale et leurs normes (best practices), il est rare d’entendre les praticiens du Sud. D’autre part, le mouvement coopératif regroupé au sein de la Confédération des institutions financières (CIF) compte 1,8 million de membres, 111 milliards de FCFA de dépôts et plus de 99 milliards de prêts, soit respectivement 38% du public, 42% des dépôts et 32% du crédit de la microfinance en Afrique de l’Ouest, ce qui peut apparaître comme un paradoxe face au dénigrement dont les coopératives et l’économie sociale font l’objet dans le secteur. Encore dépendant des subventions dans les années 90, le mouvement dégage un résultat net consolidé positif depuis 2002, même si certains réseaux ont traversé de graves crises qui ne sont pas occultées dans l’ouvrage.