Mouvement associatif

En amont de la crise sanitaire, le Mouvement associatif célèbre ses vingt ans et mobilise sur la citoyenneté

Plus qu’une célébration, un creuset des dynamiques associatives et un temps de réflexion. Le 31 janvier, « Droit de cité », la journée organisée par le Mouvement associatif à la Cité internationale universitaire de Paris, a réuni militants et acteurs de terrain, chercheurs, responsables d’associations et de mouvements de l’ESS, sans oublier de nombreux représentants des pouvoirs publics, dont Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, autour du thème « Être citoyen.ne aujourd’hui ».

L’apport des associations au bien-être des Français dans les territoires

Réalisée en janvier 2020 à la demande du Mouvement associatif, l’étude de l’Ifop intitulée « Le bien-être territorial. Vivre sa citoyenneté sur son territoire », portant sur un échantillon représentatif de la population française, révèle l’importance de la vie associative dans le sentiment de bien-être des habitants des territoires. Ainsi, ces derniers se disent plus heureux dans leurs localités grâce au tissu associatif et au bon ancrage territorial des associations. Cette reconnaissance de l’apport des associations est quasi unanime puisque :

70% des associations (hors sanitaire et social) ont dû suspendre leurs activités

Cette enquête du Mouvement associatif auprès des associations a récolté en dix jours près de 12 000 réponses. Après échantillonnage de représentativité, plusieurs tendances se dégageaient à la date du 26 mars :
• 70% des associations ont dû suspendre leurs activités habituelles, hors cas des associations mobilisées sur les activités de première nécessité. En creux, on retiendra que seules 17% de l’ensemble des associations échappent à la difficulté liée au report ou à l’annulation des événements.

La Mutualité française, partie prenante d’une coalition à visée sociale et écologique

À la demande de la Mutualité française, le Premier ministre a reçu le 27 août une délégation composée de 19 organisations de l’ESS et syndicats (ATD Quart Monde, CFDT, CFTC, Cimade, Fage, Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (FNH), Francas, France Nature Environnement (FNE), France Terre d’asile, Humanité et Biodiversité, Fondation Abbé-Pierre, Ligue de l’enseignement, Mouvement associatif, Mutualité française, Pacte civique, Réseau Action Climat, Secours catholique, Uniopss, Unsa.), qui sont à l’origine du « Pacte du pouvoir de vivre ».

Qu’est-ce qu’une ONG pour la Commission européenne ?

Dans une communication de 1997, la Commission européenne listait les caractéristiques d’une ONG : des associations qui ont une existence formelle ou institutionnelle, ne distribuant aucun bénéfice, indépendantes des pouvoirs publics, qui ne sont pas gérées en vue d’un enrichissement personnel, et dont l’action contribue à l’intérêt général. Mais ces critères demeurent indicatifs et il n’existe pas de définition européenne unifiée. Qui sont vraiment ces organisations non gouvernementales ?

À quoi sert une ONG ?

En France, la définition retenue est plutôt celle de Philippe Ryfman : une ONG est une association à but non lucratif, constituant un espace autonome face à l’État ou aux puissances privées, mue par une dimension citoyenne porteuse d’un cadre démocratique (l’ONG devenant un segment de ce qu’on appelle « la société civile ») et dont l’action possède un caractère transnational. Une définition qui recouvre largement celle de la Commission européenne. En France aussi, les questions qui se posent aux ONG sont nombreuses.