Une ligne de production de masques solidaire à Bruxelles

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie du virus Covid-19 et remédier aux ruptures de stock de masques à l’échelle internationale,l’entreprise de travail adapté (ETA) bruxelloise Travie a constitué une ligne de production de masques, avec le soutien de la Région bruxelloise et en consortium (avec notamment EcoRes, MAD, Home of Creators). L’objectif est de fabriquer au moins 100 000 masques avec l’aide d’une équipe de bénévoles, selon une approche de production décentralisée collaborative en Région bruxelloise. Les masques seront conçus en deux temps : Travie s’occupera de la prédécoupe des matériaux ; les kits seront livrés par Urbike auprès d’un réseau de bénévoles pré-qualifiés qui assureront la couture chez eux. Puis les masques seront soumis à un contrôle de qualité avant d’être mis à disposition du gouvernement bruxellois, qui assurera la distribution auprès des institutions et services identifiés comme prioritaires dans le contexte de pénurie.
Les masques seront nettoyables et réutilisables et serviront en priorité dans les maisons de repos, le secteur du sans-abrisme et les services d’aide et de soins à domicile pour protéger les personnes asymptomatiques et réduire la transmission. Tout en libérant le matériel le plus pointu pour les usages qui le requièrent.
Aux yeux de la secrétaire d’État à la Transition économique, « en soutenant cette initiative, la Région répond aux besoins de masques, mais elle envoie également un premier signal fort au niveau du redéploiement économique qu’il s’agira de mettre en place dès que la crise sera terminée. Produire localement pour des besoins locaux est non seulement indispensable pour l’environnement et l’économie, mais c’est aussi vital en cas de crise, lorsque les ateliers de production massive à l’autre bout de la planète ne sont soudain plus en mesure de répondre à nos besoins essentiels », a-t-elle souligné.