Un exemple de mobilisation à La Réunion

Dans de nombreux départements et territoires, l’ESS a montré qu’elle était prête à cette mobilisation pour répondre à la demande citoyenne de « faire autrement ». C’est le cas à La Réunion, où l’ESS a connu, en l’espace de dix ans, une augmentation globale de 47 % des emplois et de 27 % des  établissements (sources : Insee et Cress Réunion 2019). Le foisonnement considérable d’initiatives et d’actions spontanées, innovantes, solidaires et  citoyennes utiles au plus grand nombre a fusionné et convergé dans une proposition commune, rendue publique le 16 mai. « Il s’agit de ne pas réitérer les  erreurs du passé, en dépassant les clivages économiques et sociaux antérieurs, qui semblent désormais obsolètes (se focaliser sur les acteurs économiques  sans finalité sociétale et environnementale, ignorer le mouvement social et l’engagement solidaire, privilégier l’hyperconsommation ainsi que les échanges exclusivement monétaires, etc.) », ont expliqué Théodore Hoarau, président de la Cress de La Réunion, et Frédéric Miranville, président de l’université de La Réunion, dans  cette déclaration assortie de dix propositions pour que les pouvoirs publics soutiennent une transition qui favoriserait le développement endogène du  territoire insulaire de 800 000 habitants. La démarche reflète une dynamique entre universitaires (dont Patrick Valéau et Fédéric Annette), acteurs et mouvements de l’ESS (y compris une mutualité territorialisée), en dialogue avec les représentations nationales.