L’Europe mutualiste réunie en France

Près de deux cents dirigeants mutualistes européens se sont réunis à Nice du 4 au 6 juin 2014 à l’occasion du 4e congrès de l’Amice, accueilli par la FNMF, le GEMA et la Roam. Un article de la lettre de juin du Gema.

A l'issue de l’assemblée générale de l’Amice, le congrès a été ouvert par la présidente de l’Amice, Hilde Vernaillen, par Gérard Andreck, président du GEMA et par étienne Caniard, président de la FNMF. A suivi une intervention remarquée de Sandrine Lemery, secrétaire générale adjointe de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Elle a apporté le point de vue de l’autorité française de contrôle des assurances sur l’application de Solvabilité 2 aux mutuelles et coopératives d’assurances, la gouvernance, les groupes horizontaux, la gestion des fonds propres… Autant de questions de première importance pour le secteur des assurances mutualistes et sur lesquelles les visions des autorités de contrôle nationales peuvent être différentes.

Sujets variés
La première session, « Plus de réglementation pour mieux protéger les clients  ? », a été présidée par Anu Pylkkänen (LocalTapiola, Finlande). Elle est revenue sur la question de la (sur)réglementation comme réponse appropriée à la crise financière et sur la position à adopter par les entreprises mutuelles et coopératives face à cette situation. Gabriel Bernardino, président d’EIOPA, est intervenu comme expert et a expliqué les bienfaits de la réglementation européenne pour les clients des assureurs mutuels et coopératifs.

Christophe Ollivier (FNMF) a quant à lui présidé la deuxième session : « Sécurité sociale – le secteur mutualiste, porteur de plus-value sociale ? ». L’occasion pour Laurence Bovy, directrice de cabinet de la ministre des affaires sociales et de la santé publique en Belgique, d’analyser les limites du financement de certaines prestations sociales au travers des services publics.

L’occasion également de susciter une prise de conscience de la plus-value des mutuelles dans divers domaines de la sécurité sociale.

Big data
Présidée par Ann Sommer (Länsförsäkringar, Suède), la troisième session a débuté par un exposé de l’enthousiasmant politologue professeur Riccardo Petrella, sous le titre « La voie mutualiste, nouveau modèle d’entreprise ou nouvelle économie ? ». Le modèle mutualiste incarne-t-il une nouvelle ère économique et sociétale ? Constitue-t-il une réponse naturelle aux futures attentes des citoyens ? Tant de questions soulevées qui ont permis de promouvoir le modèle mutualiste en tant que solution professionnelle qui profite naturellement aux citoyens européens.

La disponibilité de données fiables peut-elle aider les assureurs à offrir la meilleure solution à leur client ? Telle est la question qui a animé la dernière session, présidée par Jorge Vázques-Morenés (Mutua Madrileña, Espagne).

Le professeur Boris Otto a défendu la valeur de données de qualité et s’est attelé à aider les participants à penser sans idées préconçues sur la façon dont la collecte et l’évaluation des données peuvent maximiser le service au client.