Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire de l'Humanité

À l’heure où l’Union européenne négocie un accord de libre-échange avec les États-Unis, la Quinzaine 
du commerce équitable est placée sous le signe de l’Europe. Les acteurs du secteur interpellent 
les candidats aux Européennes sur le type d’échanges commerciaux que le Vieux Continent doit générer. A lire dans le supplément mensuel « Les rendez-vous de l'économie sociale et solidaire » de l'Humanité du mardi 6 mai 2014.

« Le mouvement du ­commerce équitable recherche des candidats qui souhaitent devenir les ambassadeurs du commerce équitable pendant la législature 2014-2019 du Parlement européen. » À l’heure ou se négocie en Europe un vaste traité de libre échange avec les États-Unis (Tafta), cette interpellation des candidats est aussi un appel à « voter pour plus d’équité » adressé aux citoyens. Animée par la Plate-forme pour le commerce équitable, qui fédère les principaux réseaux du secteur, la campagne met en avant cinq propositions qui engageraient les élus ­signataires du manifeste, dont la promotion d’une économie centrée sur l’humain et une politique commerciale européenne conçue comme un outil de développement des droits économiques, sociaux et environnementaux.

La Quinzaine du commerce équitable (du 3 au 18 mai) est placée cette année sous le signe de l’Europe, parce que, disent les militants de cet autre commerce, il y a urgence à remettre le Vieux Continent sur les rails de la justice. « La question est politique, estime Marc Dufumier, président de la Plate-forme. On attend des candidats qu’ils ­remettent en cause le traité transatlantique négocié avec les États-Unis. Nous ne voulons ni des poulets chlorés ni de viandes aux ­hormones, encore moins que nos indications géographiques protégées puissent être achetées par les multinationales. Il faut au contraire inventer l’exception agriculturelle. » Lire la suite de l'article de Paule Masson.