Fusion des coopératives Sodiaal et 3A Coop

Les coopératives laitières Sodiaal et 3A Coop ont cosigné hier un communiqué dans lequel elles annoncent « un projet de rapprochement pour renforcer leur activité ». Le processus est désormais enclenché pour aboutir à une fusion effective à la fin de l’année, et faire ainsi naître un nouveau géant. Un article de Jacques Ripoche pour Sud Ouest.

Sodiaal, quatrième groupe européen, est déjà un poids lourd du secteur. Il collecte à travers toute la France 4,1 milliards de litres de lait par an pour un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros en 2012. Il compte 12 100 sociétaires producteurs, emploie 7 250 salariés, dispose de 49 sites industriels répartis à travers l’Hexagone dont Lons (64), Saint-Girons (09) et Montauban (31) dans le Sud-Ouest.

Son catalogue de produits, bien rempli, compte des marques très connues des consommateurs : Entremont et Riches Monts (avec Bongrain) pour les fromages ; Candia, numéro un national du lait de consommation ; Yoplait (avec General Mills) pour les yaourts…

Comparé à Sodiaal, 3A Coop, premier groupe laitier du Sud-Ouest dont le siège est à Toulouse, est de taille beaucoup plus modeste. Il collecte 468 millions de litres de lait (dont 160 millions en Aquitaine) pour un chiffre d’affaires de 756 millions d’euros. Il fédère 2 000 sociétaires producteurs, emploie 2 091 salariés et déploie son activité sur 21 sites de production. 3A Coop est la maison mère de Fromageries Occitanes (Auvergne, Roquefort-Causses, Pyrénées), de Bonilait Protéines (poudre de lait pour l’industrie alimentaire), de Yéo frais et de Boncolac (pâtisseries et traiteur surgelés)

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Le président de 3A Coop, Thierry Lanuque, est un éleveur landais de Lahosse. Il justifie cette fusion par « la fin des quotas laitiers en 2015, qui va entraîner un grand bouleversement ». Même si la coopérative est saine après avoir redressé sa filiale fromagère, il vaut mieux, dit-il, « s’y préparer en s’adossant à un groupe ami. C’était la meilleure solution pour sécuriser la production et l’emploi dans une région comme la nôtre, à faible densité laitière. »

Thierry Lanuque affirme que la fusion n’aura pas de conséquences sociales et qu’elle s’inscrit dans le respect des entités. Car seules les coopératives fusionnent, pas les filiales qui vont y trouver de nouvelles opportunités de développement. [...]