Coopération

Deux banques coopératives parmi les banques les plus puissantes du monde

Deux banques coopératives ont obtenu un très bon classement dans l’indice publié par Bloomberg des banques les plus puissantes au monde cette année. Le groupe Desjardins, un réseau de 376 coopératives de crédit au Canada a atteint la seconde place au classement avec un score global de 21,1, le même score obtenu par Norinchukin Bank, une banque coopérative au service de 3800 exploitations agricoles et coopératives de pêche et d’exploitation forestière au Japon.

"Administrateurs : quelle gouvernance pour les coop agricoles ?" colloque de Coop de France - Paris - 28/10/2014

« Administrateurs demain : quelle gouvernance pour les coopératives agricoles ? »

A l’occasion de la sortie de la 3e édition du « Guide de l’Administrateur », Coop de France organise un colloque à :

Paris le 28 octobre 2014 de 9h00 à 17h00.

Les informations précises vous seront données début septembre.

Après la faillite de Co-op Bank, quelles perspectives pour la gouvernance des coopératives bancaires ?

Depuis la vague des démutualisations de l’époque thatchérienne (1997), la crise que traverse The Co-operative Bank est une des plus importantes que subisse le secteur européen des banques coopératives. The Co-operative Group, dont le siège est à Manchester (Royaume-Uni), comprend en son sein des activités diverses, que ce soit dans la pharmacie, l’agriculture, les pompes funèbres ou encore la banque au travers de The Co-operative Bank. Cette dernière, afin de changer de taille et d’acquérir un réseau de distribution plus dense, s’est engagée en 2009 dans le rachat du groupe immobilier Britannia. A l’audit qui aurait largement minimisé les risques, s’est ajouté un retournement du marché immobilier. La banque s’est ensuite engagée dans le rachat de 630 agences de Lloyds Banking Group, qu’elle ne parviendra pas à finaliser. Dans le même temps, la très forte augmentation des exigences totales de capital par le régulateur national, passant
de 1,9 milliard de livres à 3,4 milliards, ainsi que les errements de son président ont été autant de facteurs qui ont entraîné la banque dans une spirale infernale. Cette plongée a nécessité une recapitalisation de 1,5 milliard de livres, puis de 400 millions. La banque est alors passée aux mains de ses créanciers. Un risque de contagion a émergé : l’ensemble du mouvement coopératif peut ainsi être contesté et fragilisé.

Ce qui arrive à cette banque anglaise sonne comme un appel à poursuivre la construction d’une activité économique en accord avec les attentes des membres coopérateurs. Le chief executive de Phone Co-op rappelait que, de la période des démutualisations, les coopératives survivantes sont ressorties revigorées. L’enjeu aujourd’hui est de renouer les liens entre les membres coopérateurs et leurs dirigeants, réaffirmer en somme le modèle coopératif de gouvernance, une position qui souligne l’importance de la dimension humaine et culturelle de la démocratie en entreprise. Celle-ci fonctionne si elle peut s’exercer dans un cadre local, de manière directe entre la structure et le membre. Cela n’est pas antinomique de l’existence de grandes entités coopératives ou mutualistes, pour autant que les membres aient une réelle capacité d’influence. La notion de proximité doit alors être réaffirmée, pour amener les dirigeants coopératifs à rester au contact de la réalité économique et des enjeux. Les difficultés de Co-op Bank mettent en évidence une tendance à évincer du coeur du système les administrateurs des banques. Les coopérateurs doivent prendre conscience que l’héritage et l’avenir de la coopération sont en jeu.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Jean-Louis Bancel et Olivier Boned

Historique de l’évolution du droit des coopératives, de ses origines à nos jours

Pour comprendre l’histoire de la législation coopérative, des jalons doivent être posés. Deux importants marqueurs permettent de structurer son évolution : la loi du 24 juillet 1867, qui vient reconnaître – bien qu’indirectement – l’existence des sociétés coopératives, et la loi-cadre du 10 septembre 1947, qui en définit le statut et lui donne sa pleine identité. La lente genèse d’un droit à destination des coopératives a débuté avec les premières tentatives d’association et s’est achevée avec l’affermissement durable du droit coopératif. Cependant, l’enracinement des statuts particuliers dans le maillage légal a abouti à la spécification d’un droit propre, dont la loi sur l’économie sociale et solidaire – votée cet été – est un exemple flagrant.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Loïc Seeberger

Gouvernance coopérative : un éclairage théorique

Cette étude à visée conceptuelle traite de la gouvernance des coopératives, champ sous-théorisé comparativement à la grande firme classique. Notre démarche mobilise trois théories relatives à ce sujet : le contrat psychologique, le contrat social et l’intendance. Le premier donne un modèle mental. Le deuxième conforte le contrat psychologique par des normes relationnelles et transactionnelles qui doivent organiser la relation des dirigeants avec les coopérateurs. La troisième fournit le profil et les convictions du dirigeant-intendant cohérents avec les attentes du modèle mental et les normes comportementales du contrat social. Cet article se propose d’ouvrir des perspectives, en accord avec les principes et les valeurs de la coopération, susceptibles de fournir des soubassements à un cadre théorique de gouvernance coopérative.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Nacer-Eddine Sadi et Françoise Moulin

Le modèle de gestion dans les coopératives de Mondragón : qualité, légitimation et changement institutionnel

Cet article analyse le modèle de gestion corporatif (MGC) du groupe Mondragón Corporation coopérative (MCC), qui s’est érigé en symbole de l’efficience et de la modernisation des coopératives dans l’utilisation de modèles de gestion reconnus à l’échelle européenne et mondiale. Le modèle de gestion basé sur la qualité a été systématiquement appliqué, dans un souci d’homogénéisation et d’intégration du groupe MCC, sans véritable prise en compte des histoires, des cultures et des spécificités de chaque coopérative. Cette situation a engendré de nombreuses tensions internes, jusqu’au retrait du groupe de plusieurs coopératives, remettant en cause la pertinence du modèle de gestion corporatif.

Numéro de revue: 
333
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Rafael Altuna et Eguzki Urteaga

International : Les coopératives gagnent des adeptes depuis la crise

La crise financière de 2009 a fait réaliser aux dirigeants des pays du G20 les avantages du modèle coopératif, davantage axé sur les résultats à long terme. C'est ce qu'avance l'un des conférenciers-vedettes du prochain Sommet international des coopératives, qui se tiendra à Québec en octobre prochain.

Maroc : un nouveau cadre juridique pour les coopératives

C’est un pas important qui vient d’être franchi dans l’organisation de l’économie sociale et solidaire marocaine. Adopté depuis 2012 par le conseil de gouvernement, le projet de loi sur les coopératives est enfin voté par le Parlement. Le ministère des affaires générales et de la gouvernance souligne à ce propos que ce texte «lui permettra de s’inscrire dans la dynamique des mutations du contexte économique national et international». L’objectif est précisément de doter les coopératives d’un cadre juridique qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs, d’optimiser leur rentabilité et de les encourager à se transformer en entreprises structurées et compétitives.

Le groupe coopératif boucher néerlandais Vion en quête d’un nouveau souffle

Le leader européen du secteur de la viande monnaie un vaste plan de restructuration contre l’obtention de crédits bancaires. Il vise de 100 à 150 millions d’euros d’économies annuelles.

Comité thématique sur le droit coopératif de l'ACI

Le site www.ohada.com a le plaisir d'annoncer la mise en place d'un Comité thématique sur le droit coopératif à l'Alliance Coopérative Internationale (ACI). L'Alliance dispose de trois comités thématiques, dont un sur la parité hommes / femmes (égalité des genres), un sur la recherche et un dernier sur le droit coopératif. Elle dispose également d'un comité chargé de la gestion du Réseau des jeunes et des communications.

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