Le mouvement associatif

Cinq ambassadrices pour l’égalité femmes-hommes dans l’ESS

L’égalité professionnelle femmes-hommes au sein des structures de l’ESS a besoin d’un sérieux coup de pouce. Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, propose la lecture d’ESSentiELLES, un livret de conseils destiné à accompagner les coopératives, associations et mutuelles dans leurs réflexions sur le sujet. Si l’ESS emploie 69 % de femmes, elles ne sont que 13 % à être cadres, et seules 45 % sont membres de conseils d’administration ou de bureaux.

Être citoyen.ne aujourd’hui

« C’est l’association de personnes qui crée la citoyenneté et non l’inverse. » C’est en ces termes que Roger Sue, sociologue, présentait le 31 janvier 2020 à un large auditoire le creuset de citoyenneté que sont les associations loi 1901, éclairant par la même occasion ce qui unit le mouvement associatif à l’ESS :  l’associativité, le principe égalitaire « un membre, une voix ».

Seize propositions pour les associations des quartiers sensibles

Dans le prolongement de cet avis qui conforte l’analyse et le plaidoyer du Mouvement associatif, ce dernier a publié en février ses « 16 propositions pour une vie associative ambitieuse dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville », à destination des pouvoirs publics nationaux et territoriaux et des acteurs associatifs. Ces propositions émanent d’un processus de consultation animé par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France.

Les libertés associatives restreintes par la loi contre le séparatisme ?

Le projet de loi contre les séparatismes (rebaptisé « projet de loi confortant les principes républicains ») présenté mercredi 9 décembre en Conseil des ministres comporte plusieurs articles concernant directement les associations : l’article 6 conditionne l’octroi de subventions à la signature d’un « contrat d’engagement républicain » ; l’article 8 vise à imputer à une association – en tant que personne de droit moral – les agissements répréhensibles de ses  membres ; l’article 10 renforce le contrôle des structures émettant des reçus fiscaux.

Une nouvelle charte inter-associative dans les quartiers prioritaires

En complément, pour porter une attention particulière aux quartiers prioritaires des villes et aux besoins qui y sont exprimés, le Mouvement associatif  propose aux associations de ces territoires, depuis le 25 novembre 2020, de signer la Charte de coopération inter-associative. Cette charte est accompagnée  d’un guide méthodologique d’action au niveau territorial, afin que les associations s’inscrivent dans une logique de solidarité au service de l’intérêt général et  coconstruisent avec les citoyens des cadres de débats contradictoires et démocratiques.

Des aides territoriales plutôt que les dispositifs de l’État

Depuis la crise sanitaire, nombre d’associations semblent trouver les dispositifs d’État peu adaptés ou insuffisants : elles se tournent naturellement vers les aides territoriales,  plus proches de leurs spécificités. Une association sur deux prévoit désormais de solliciter un soutien de la part de sa région, de son département ou encore de son intercommunalité, alors que les prévisions pour le recours aux aides de l’État (délai de paiement et fonds de solidarité) restent stables.

Inclusiscore, pour lutter contre les discriminations au sein des associations

Constatant que des inégalités nombreuses influent sur l’engagement dans les associations (origine sociale, inégalités territoriales ou économiques, bénévolat plus masculin ou plus féminin dans certaines associations, etc.) et que l’association n’est pas inclusive par nature mais peut le devenir, le Mouvement associatif a mis au point Inclusiscore, un outil d’évaluation en ligne permettant à chaque association d’examiner son niveau d’inclusion.

Un projet de loi de finances 2021 favorable aux associations ?

Le Mouvement associatif, qui représente plus d’une association sur deux en France, tenait son assemblée générale le 25 septembre. Au cours de cette réunion ont été reçues Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, et Sarah El Hairy, secrétaire d’État chargée dela Jeunesse et de l’Engagement.

Retrouver les valeurs de l’État-providence

De son côté, le Mouvement associatif, qui représente l’ensemble des associations loi 1901, rappelle dans une tribune publiée le 10 juin dans Libération que « les associations sont un bien commun, et [qu’]il est essentiel d’en prendre soin au regard de leur pouvoir de solidarité, de démocratie, d’économie, d’innovation sociétale, d’utilité et de cohésion sociale ».

À ce titre, trois enjeux sont soulignés :

L’Entreprise de l’ESS et la loi Pacte font la rentrée des « Dialogues de la Recma »

La rentrée des « Dialogues de la Recma » s’est déroulée à la Confédération générale des Scop après la parution du n° 353 (juillet 2019), consacré à l’entreprise de l’ESS. « On s’attendait à ce que l’entreprise de l’ESS soit au cœur des réflexions en cours sur l’entreprise et la loi Pacte, ce n’est pas le cas. Pourquoi cette absence et pourquoi deux lois distinctes pour parler d’une entreprise responsable, avec d’un côté la loi ESS de 2014 qui consacre l’ESS et son modèle d’entreprise, et de l’autre la loi Pacte de 2019 ?