Économie sociale

Une cellule de crise « ESS/ Coronavirus »

Protéger les personnes, mais aussi l’écosystème des entreprises de l’ESS. Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, a réuni le 13 mars par téléconférence les têtes de réseau de l’ESS. Cette cellule a vocation à devenir un comité de liaison pour toute la durée nécessaire à la lutte contre la pandémie, afin d’en réduire les impacts sur la santé mais également sur le tissu économique.

La boîte à outils des entreprises et des acteurs de l’ESS

L’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale), quant à elle, s’est rapidement inquiétée de certaines disparités de mise en œuvre des dispositifs annoncés. « Très impactées par la crise sanitaire, les entreprises de l’ESS, garantes du lien social, doivent être fortement soutenues, analyse-t-elle dans un communiqué en date du 19 mars.

Les candidats aux élections municipales ne manquent pas d’idées

Cette année, une démarche collégiale, impulsée par ESS France, le Labo de l’ESS et le Réseau des collectivités territoriales pour une économie solidaire (RTES), a donné lieu à plusieurs initiatives structurantes à l’occasion des élections municipales de mars 2020, comme le « Kit MunicipalESS », pour aider les élus à soutenir l’économie sociale et solidaire dans leurs territoires une fois en poste. Parmi les candidats, certains portaient des idées d’économie sociale et solidaire tout à fait stimulantes.

Une ligne de production de masques solidaire à Bruxelles

Pour contribuer à la lutte contre la pandémie du virus Covid-19 et remédier aux ruptures de stock de masques à l’échelle internationale,l’entreprise de travail adapté (ETA) bruxelloise Travie a constitué une ligne de production de masques, avec le soutien de la Région bruxelloise et en consortium (avec notamment EcoRes, MAD, Home of Creators). L’objectif est de fabriquer au moins 100 000 masques avec l’aide d’une équipe de bénévoles, selon une approche de production décentralisée collaborative en Région bruxelloise.

L’économie sociale et solidaire, une filière prometteuse pour L’Étudiant

Revue appréciée des jeunes pour s’informer sur les métiers et les filières de formation, le magazine L’Étudiant rappelle ce que peut représenter l’ESS pour quelqu’un quicherche sa voie : « La priorité, pour l’ESS, c’est de transformer l’emploi – et donc les nouveaux métiers qui pourraient voir le jour demain, ou ceux qui doivent s’adapter à notre nouveau modèle de société – pour redonner du sens au travail. Agriculture, commerce, banque, ressources humaines, santé, sports et loisirs... Nombreux sont les domaines où l’économie sociale et solidaire fait sens.

Les Dialogues de la Recma consacrés à la microfinance au Maroc

Le 23 janvier, c’est autour d’Asmae Diani, professeure à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellas de Fès et auteure de l’article « Logique d’acteurs et régulation dans le champ de la microfinance au Maroc : vers une commercialisation croissante » paru dans le dossier L’ESS au Maghreb du numéro 354 de la revue, que se sont déroulés les Dialogues de la Recma. L’événement était organisé à Paris, à la Confédération nationale du Crédit mutuel, et a permis de mieux découvrir plusieurs aspects de la microfinance marocaine.

De la contestation des accords du Gatt à la création des Amap : genèse d’un mouvement devenu emblématique de l’ESS

Cet article apporte un éclairage nouveau sur la genèse des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) en les réintégrant dans une histoire militante qui prend sa source au début des années 1990 avec l’Alliance Paysans Écologistes Consommateurs (PEC). Le traitement des archives de cette organisation montre combien la transformation de la cause du rapprochement des agriculteurs et des consommateurs est sensible à l’évolution du contexte politique. Ainsi, l’institutionnalisation de l’économie sociale et solidaire qui intervient au début des années 2000 tient une place déterminante dans l’émergence et la diffusion des Amap. L’article invite à analyser les initiatives relevant de l’économie sociale et solidaire à partir des outils de la sociologie des mouvements sociaux, afin de rendre compte de la dimension contestataire de l’ESS au regard des évolutions du militantisme.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Jean-Baptiste Paranthoën

Quels pouvoirs informels au sein des circuits courts et locaux agroalimentaires ? Le cas du Limousin

Cette recherche porte sur des collectifs de production agricole en circuits courts et locaux agroalimentaires (CCLA), établis dans le Limousin, souhaitant avoir un fonctionnement démocratique, inspiré directement ou indirectement de l’économie sociale. Leurs statuts et les dispositifs techniques participatifs permettent de limiter la concentration des pouvoirs et facilitent leur répartition selon un principe démocratique. Toutefois, ce fonctionnement démocratique est impacté par les pouvoirs informels liés aux rapports sociaux des membres. Il s’agit ici de repérer et catégoriser ces sources informelles de pouvoir, d’en analyser les interactions avec les sources formelles, afin de mettre à jour la gouvernance effective.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Marius Chevallier, Julien Dellier

L’économie sociale au Portugal de la révolution des Œillets de 1974 jusqu’aux années 1990 : institutionnalisation, débats et compromis

Cet article retrace le processus historique de l’institutionnalisation de l’économie sociale et des politiques de solidarité au Portugal, de la révolution d’avril 1974, dite révolution des Œillets, aux années 1990. Prenant comme référence le concept d’économie sociale fixé par le cadre juridique portugais, l’auteur étudie les relations institutionnelles et idéologiques établies entre les politiques sociales publiques instituées par le nouveau gouvernement démocratique et l’action des organisations identifiées comme appartenant à l’économie sociale et solidaire. L’analyse repose sur une perspective institutionnaliste qui n’élude pas toutefois la référence aux jeux de pouvoirs et à la dynamique des intérêts. Le cas portugais illustre le bénéfice que peuvent apporter l’institutionnalisation et l’État-providence aux pratiques volontaires de solidarité et de coopération.

 

Numéro de revue: 
356
Année de publication: 
2020
Auteur(s): 
Álvaro Garrido