monnaies sociales et complémentaires

2nd International Conference on Complementary Currency Systems: Multiple moneys and development, June 19th to 22nd 2013, Rotterdam, Call for papers until 10 January 2013

Organised by the International Institute of Social Studies (ISS) in The Hague of Erasmus University Rotterdam, June 19th to 22nd, 2013 (Academic strand: 19th and 20th June; Practitioners’ strand: 21st and 22nd June). The conference seeks to discuss the social, economic and political significance of multiple currency systems for development. It calls for papers on complementary currency systems, historical experiences with multiple monies, alternative exchange networks, and other practices with diverse means of payment. The 2nd International Conference on Complementary Currency Systems also aims at consolidating the practice of holding a meeting every two years for researchers and practitioners on the topic.

Créer une monnaie locale : pourquoi, comment? Lyon, 9 novembre

Journée d’échange autour des monnaies locales avec des décideurs, des élus, des équipes territoriales et des acteurs de l’économie sociale et solidaire de la Région Rhône Alpes. Rendez-vous le 9 novembre 2012 à Lyon (Université Lyon 2). L’événement donne suite aux échanges avec les territoires et réseaux souhaitant explorer les opportunités et potentiels offerts par les monnaies complémentaires dont la visibilité et l’essor s’affirment aujourd’hui tant au niveau international qu’européen. La journée sera articulée autour de l’intervention d’acteurs et experts internationaux et français qui viendront partager leur expérience de mise en place de monnaies locales, en lien direct avec des collectivités territoriales.

Colloque "Figures de l’Utopie, hier et aujourd’hui", Angers, 27-28 septembre 2012

Direction du colloque: Christine Bard et Lauric Guillaud pour l’Université d’Angers, Georges Bertin pour le Cnam Pays de la Loire. Dans le langage courant actuel, « utopique » veut dire impossible, une utopie étant une construction de l’Imaginaire. Ainsi historiens et créateurs nous décrivent l’utopie comme un système clos visant à codifier a priori des formes instituées pour la vie sociale, culturelle, éducative. L'épanouissement du genre utopique correspond à une période où l'on pense que les hommes et femmes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale, que d'autres modes de vie, d’autres mondes sont possibles. Jeudi 27 et vendredi 28 septembre 2012 Faculté des lettres, langues et sciences humaines, Maison des sciences humaines.

30 ans de monnaies sociales et complémentaires. Thirty Years of Community and Complementary Currencies

Bringing together 17 new research papers from around the world, this special issue celebrates thirty years of community and complementary currencies, and assesses their impacts, potential and challenges. Edited by Jerome Blanc (voir les articles publiés dans le numéro 324 Recma à l'occasion de ce colloque organisé à Lyon les 16 et 17 février 2011)

Les cahiers de l'innovation se penchent sur l'ESS

"L’innovation sociale Acteurs et Système" : c'est le titre de la 38e livraison de la revue Innovations largement consacrée à l'innovation sociale dans l'ESS. Dossier présenté par Nadine Richez-Battesti (membre du comité de rédaction de la Recma) et Delphine Vallade. Considérée comme un puissant vecteur de dépassement des périodes de crise, l’innovation, dans ses différentes déclinaisons (technologique, organisationnelle, institutionnelle…) cristallise aujourd’hui l’attention des acteurs, qu’ils soient chercheurs, politiques, experts ou simples citoyens. L’irruption de « l’innovation sociale » dans ces débats et l’engouement qu’elle suscite aux niveaux national et international, provoquent des interrogations et appellent des analyses. Quels sont les déterminants de l’innovation sociale, et quels caractères la distinguent de l’innovation organisationnelle ou institutionnelle ? Pour réinterroger la notion d’innovation sociale, les auteurs de ce numéro d’Innovations, Cahiers de l’économie de l’innovation privilégient une analyse centrée sur les usages. Ils confrontent les usages disciplinaires qui en sont faits et s’efforcent d’évaluer et de caractériser sa capacité analytique à la lumière de la façon dont les acteurs se sont approprié cette notion sur différents terrains d’action économique et sociale.

Finances éthiques pour projets solidaires, guide APEAS

24 pages à destination des épargnants et des porteurs de projets, co-écrit par une vingtaine d’acteurs[1]. Il vise à apporter des informations concrètes en présentant une palette d’outils de l’épargne et de la finance solidaires sur notre territoire. « Quel sens voulons-nous donner à l’argent ? Notre argent a le pouvoir de changer le monde de différentes façons : argent de consommation que chacun peut directement choisir d’affecter ou bon lui semble, argent du don avec les produits de partage où on peut donner tout ou partie des intérêts au bénéfice d’associations ou de projets riches de sens, enfin argent du prêt ou de l’investissement au cœur même de la création et de la croissance des entreprises de l’économie sociale et solidaire, favorisant l’insertion, les dynamiques territoriales, le respect de l’environnement, la solidarité,...Face à la crise financière, sociale et écologique, le développement de l’épargne et de la finance solidaires constitue une piste pour ceux qui veulent agir autrement. » Dans ce contexte de crise, l’Apeas, impliquée depuis plusieurs années sur le champs de l’épargne et de la finance solidaires, a trouvé opportun de promouvoir une finance éthique mettant en pratique les valeurs qu’elle porte. Ce guide se positionne donc dans l’optique d’une utilisation différente de l’argent et du sens que nous voulons lui donner au sein de notre société.

Monnaies et économie sociale

Nous avons le plaisir de publier, dans ce numéro 324, un dossier sur les monnaies sociales dans le monde, introduit par le spécialiste français de la question, Jérôme Blanc. La création récente de monnaies sociales dans de très nombreux pays, dont la France, se compte par milliers. Ce serait une erreur de penser que la prise en compte de la dimension sociale de la monnaie soit un phénomène récent et secondaire. La reconnaissance de la dimension sociale de la monnaie est en effet très ancienne. "Toute vie sociale est fondée sur des échanges de services, et ceux-ci doivent être évalués dans le respect de la justice. Il faut donc trouver une commune mesure qui permette de comparer un service à un autre" (Aristote, L’éthique de Nicomaque, traduction et présentation par Richard Bodéüs, Flammarion, 2004). Cette mesure est d’abord le besoin. Cependant, quand le bénéficiaire ne peut se trouver en présence du fournisseur du bien ou du service dont il a besoin, la monnaie intervient comme outil permettant l’échange. Michel Aglietta et André Orléan ont souligné le rôle fondateur, parce que social, de la monnaie : "La monnaie n’est pas l’effet du marché […], mais sa condition d’existence" (Aglietta M., Orléan A., La monnaie entre violence et confiance, Odile Jacob, 2002, p. 8). C’est d’ailleurs parce qu’elle est fondamentalement sociale qu’elle se nomme précisément « monnaie ».