CAE

Renforcement des liens inter-coopératifs sectoriels

La Fédération française des coopératives et groupements d’artisans (FFCGA), fondée en 1978, rassemble actuellement 437 sociétés coopératives artisanales. A l’occasion de son assemblée générale, qui a eu lieu en avril dernier à Paris, les artisans coopérateurs ont décidé de renforcer leurs liens ainsi que leur identité coopérative commune. Diverses actions de communication ont été engagées et un Observatoire de la coopération artisanale a été créé afin de doter le secteur de statistiques fiables.

Les coopératives d’activités et d’emploi : accompagner autrement pour entreprendre autrement

L’objet de cet article est de présenter les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) comme une réponse apportée par l’économie sociale et solidaire (ESS) à la problématique de l’accompagnement entrepreneurial. Ces structures constituent un mode d’accompagnement original permettant de sécuriser un processus entrepreneurial collectif dans un cadre salarial. Un travail empirique, réalisé auprès de plusieurs d’entre elles, présente leur public, ce qu’il recherche, ce qu’il en retire, ainsi que le rôle éducatif joué par les CAE pour le sensibiliser à l’ESS.

Numéro de revue: 
339
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Emile-Michel Hernandez, Laëtitia Lethielleux

Coopérative et rapport au travail : le cas d’une CAE

La coopérative d’activités et d’emploi (CAE) permet d’accompagner les porteurs de projets entrepreneuriaux. A ce titre, les particularités de la CAE devraient avoir une influence sur eux – sur leurs compétences et leur identité professionnelle en particulier –, sous le statut original d’entrepreneurs-salariés, et plus généralement modifier leur rapport au travail. Cet article mobilise, dans un premier temps, la littérature sur la CAE, les profils génériques d’entrepreneurs, leurs compétences et leur identité professionnelle. Dans un second temps est présentée une enquête exploratoire dans une de ces coopératives, qui infirme certains aspects de la revue de littérature.

Numéro de revue: 
338
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Marc-André Vilette

Les coopératives symbolisent l'espoir de vivre le travail autrement

Une entreprise avec un petit supplément d’âme. Voilà comment, en écoutant Arnault Leroy, on pourrait définir une coopérative. Cofondateur d’AlterBative, une société coopérative et participative (Scop) spécialisée dans l’écoconstruction en Poitou-Charentes, ce trentenaire se réjouit de cette structure où « tout le monde a son mot à dire lorsque des décisions sont à prendre », et dans laquelle « on est plus qu’un simple salarié. »

Coop'action: entreprendre autrement dans le bâtiment

Coop’action va bientôt déménager dans de nouveaux locaux, au Parc du Canal de Ramonville. C’est la rançon du succès de cette coopérative d’activité et d’emploi, déjà âgée de 11 ans, spécialisée dans le secteur du bâtiment. «Il s’agit d’une alternative à la création d‘emploi, explique Jean-Luc Bedel, l’actuel gérant. Le principe est simple : un entrepreneur ou un futur créateur vient chez nous. Nous l’accompagnons dans son parcours, nous lui fournissons les clés et la connaissance sur le plan comptable, juridique… Au bout d’une période test de deux ans, il peut devenir sociétaire de la coopérative.» Coop’action, la première en France dans son secteur d’activité, rayonne sur tout Midi-Pyrénées et compte une cinquantaine d’entrepreneurs.

La coopérative d’activités et d’emploi à la recherche d’un modèle productif

A partir de l’exemple de Coopaname, coopérative francilienne dont deux des coauteurs sont associés, nous montrerons que le développement des coopératives d’activités et d’emploi (CAE), bien qu’il se situe dans le champ de la production, procède avant tout d’une dynamique de nature politique. Ce faisant, les CAE se heurtent au caractère difficilement soutenable de ce modèle économique (accès aux marchés, profitabilité, niveau des revenus versés), ce qui entre en contradiction avec leur capacité à produire un compromis interne. C’est dans cet esprit que nous nous référerons à la notion de modèle productif, non pas pour montrer que la CAE est un modèle, mais pour favoriser la réflexion sur sa dynamique productive. Les CAE sont en effet construites sur le refus de la subordination et une quasi-absence de division technique du travail. L’originalité du modèle politique qu’elles produisent apporte des éléments de réponse individuelle et collective aux transformations du travail, mais interroge sur la stabilisation d’une dynamique productive.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma329_037051.pdf750.17 Ko
Auteur(s): 
Catherine Bodet, Noémie De Grenier et Thomas Lamarche