Amérique latine

L’économie populaire et solidaire en Equateur : vers la matérialisation du principe constitutionnel du bien-vivre ?

L’histoire économique et politique de chaque pays constitue un facteur déterminant du développement de l’économie sociale et solidaire (ESS). En Equateur, où sa version locale, l’économie populaire, a longtemps joué un rôle essentiel dans la subsistance des groupes les plus fragiles, l’Etat a entrepris un processus inédit en intégrant constitutionnellement l’économie populaire et solidaire (EPS) dans la transformation de son modèle économique. Prônant le principe du « bien-vivre » comme une alternative au développement occidental, le pays a fait le choix de promouvoir l’EPS comme l’un des principaux outils pour cristalliser son nouveau projet national. L’Equateur a créé un dispositif fort intéressant pour l’institutionnalisation de l’EPS et mène des actions concrètes qui méritent d’être diffusées afin d’approfondir les réflexions sur la place de l’EPS dans les politiques publiques des pays latino-américains.

Numéro de revue: 
337
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Diana Sarrade Cobos

Comité Latinoamericano de Investigadores en Cooperativismo: VIII Encuentro - Bogota (Colombie) 10-11 nov. 2014

La Asamblea General de la Alianza Cooperativa Internacional creó en 1957 el Comité Temático de Investigación Cooperativa - The ICA Committee on Co-operative Research (ICACCR)- considerándolo un puente entre la investigación académica y el mundo cooperativo para dar a conocer la investigación cooperativa, en particular a los dirigentes y cooperadores, de modo de aplicarla de manera efectiva a las cuestiones cooperativas actuales.

Au Brésil, les coopératives aident les producteurs d'orange à produire mieux et à contrôler la commercialisation

[...] Avec ses champs couverts d'arbres ronds et luisants, la région de Rio Real, à 250 kilomètres au nord de Salvador, domine la production d'oranges de l'état de Bahia, deuxième fournisseur brésilien d'agrumes. Une bonne partie provient de l'agriculture familiale, soutenue par les coopératives. "J'étais allergique au produit chimique que je pulvérisais. C'est l'association qui m'a donné l'idée de passer au biologique, en utilisant par exemple de la décoction de manioc comme herbicide", raconte Nelson Borges da Cruz, qui exploite quatre hectares d'orangers associés à du manioc, du maïs et des haricots.Coopealnor l'a également aidé à trouver des débouchés pour ses fruits biologiques. Il les écoule à 650 réais la tonne (200 euros) au lieu de 550 réais actuellement pour des agrumes conventionnels.

"L'économie sociale en Amérique Latine", appel à communications de la RECMA, jusqu'au 1er juin 2014

Depuis quelques années, l’Amérique latine est devenue un véritable laboratoire de l’économie sociale. Ce concept venu d’Europe, s’est profondément renouvelé et enrichi grâce aux multiples initiatives citoyennes, à l’apport des cultures indigènes, et à la prise en compte de l’économie sociale dans les politiques publiques. Les gouvernements de plusieurs Etats (Equateur, Bolivie, Argentine, Venezuela, Chili, Brésil…) ont mis en œuvre des programmes favorisant l’essor de modèles de production alternatifs. L’économie sociale et populaire a été inscrite dans la constitution équatorienne de 2008. En Colombie, mutuelles et coopératives jouent un rôle important dans la promotion de l’éducation et de la santé. En Argentine, la récupération des entreprises en faillite par les travailleurs est un phénomène en expansion… L'appel à communications est ouvert jusqu'au 1er juin (English and spanish below)