entreprise sociale

Evaluer l’impact social d’une entreprise sociale : points de repère

Cet article propose des points de repère essentiels à la compréhension des enjeux de l’évaluation de l’impact social pour les entreprises sociales. Il fait état, notamment, des différents types d’objectifs poursuivis. Il présente les grandes familles de méthodes, ainsi que leurs limites et leurs atouts respectifs. Il accompagne aussi la réflexion relative au choix d’une méthode en proposant d’aborder l’évaluation de l’impact social comme un processus contextualisé, motivé par des objectifs et des questions précises, formulés par les acteurs eux-mêmes.

Numéro de revue: 
331
Année de publication: 
2014
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Auteur(s): 
Emeline Stievenart et Anne-Claire Pache

Special issue of Social Entreprise Journal "an international institutional framework for understanding social enterprise country models", call for papers until 14th Junary 2014

Increasingly, research on social enterprise shows that individual countries and regions identify different definitions and concepts with the social enterprise phenomenon in their areas. Though some few regional proposals have attempted to align understandings of the concept, little has been done to create an operating framework that allows countries to retain their unique understanding and practice of social enterprise while at the same time provide a bridge to a broader international discussion on the topic.

Les spécificités managériales dans les entreprises sociales : une démarche européenne par la gestion des compétences

Peu d’études ont été réalisées sur la fonction managériale des entreprises sociales, organisations combinant objectifs sociaux et impératifs économiques. Quelles sont leurs capacités à incarner des valeurs spécifiques dans un contexte économique et financier de plus en plus contraignant ? La gouvernance définit les grandes orientations de l’entreprise, induisant in fine les modalités du management vis-à-vis des parties présentes. Le raisonnement développé dans cet article repose sur l’hypothèse que le management d’un entreprise sociale mobilise des compétences spécifiques. Cette théorie est validée empiriquement auprès d’experts et de professionnels du secteur impliqués dans le projet européen Leonardo Ariadne. La construction d’un référentiel de compétences structure cette approche, afin de faciliter l’évolution de formations dans le domaine.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma329_079091.pdf778.7 Ko
Auteur(s): 
Thibault Cuénoud, Charlotte Moreau et Sybille Mertens

Portugal : éclairage sur la loi cadre économie sociale et la place des entreprises sociales

La Revue de la Mutualité fonction publique n°184 de juin 2013 publie une courte mais éclairante, au regard des discussions sur la loi cadre ESS française, interview de Jorge de Sá, vice-président du Ciriec Portugal et du Ciriec International, au sujet de la loi cadre économie social que vient de promulguer le Portugal, où la Constitution établit "la coexistence du secteur public, du secteur privé et du secteur coopératif et social de propriété des moyens de production".

"Investissement social : acteurs, objectifs, outils" 17 mai, Bruxelles

Confrontations Europe est une association non partisane qui réunit des dirigeants d’entreprises, des syndicalistes, des acteurs territoriaux, associatifs et politiques, des intellectuels et des étudiants de plusieurs pays d’Europe, autour d’un engagement : la participation active de la société civile à la construction de l’Europe. Son groupe de travail “ESS, Cohésion et Territoires” organise le 17 mai prochain une conférence au CESE intitulée “Investissement social, impact investment : acteurs, objectifs, outils - clés de compréhension”Pour la Solidarité a interrogé Nicole Alix sur cette  conférence et les questions et enjeux qu’elle soulève.Interview de Nicole ALIX – Administratrice déléguée à Confrontations Europe.

Entreprise sociale et insertion : une perspective internationale

Laurent Gardin, Jean-Louis Laville, Marthe Nyssens (dir.). Desclée de Brouwer, 2012, 336 p

Cet ouvrage constitue une nouvelle contribution du réseau Emes à la connaissance de l’entreprise sociale. Depuis le milieu des années 90, Emes a réalisé plusieurs études importantes sur l’émergence et les conditions de développement de l’entreprise sociale en Europe, notamment l’étude Perse (2001-2004), dont les résultats ont été publiés en 2004 sous la forme de plusieurs working papers (www.emes.net) et ont donné lieu à de nombreuses publications ici et là sous forme d’articles.

New B : syndicats, ONG, entreprises sociales fondent une nouvelle banque coopérative en Belgique

Une cinquantaine d'organisations sociales annoncent le lancement imminent de "New B", une nouvelle banque coopérative qui se veut "transparente" et "sobre". Syndicats, ONG, organisations à but social et environnemental: ils sont une cinquantaine à avoir uni leurs efforts pour mettre sur pied une nouvelle banque coopérative.

"L'économie sociale - préparer le terrain pour des réponses innovantes face aux défis actuels" : les responsables européens du secteur se penchent sur les politiques publiques françaises

Le 10 décembre 2012, la Direction générale française de la cohésion sociale organisait à Paris, dans le cadre de la méthode ouverte de coordination,  une "Peer review" sur l'"économie sociale" (ie "l'entreprise sociale") . Outre le pays hôte, il a rassemblé des représentants de dix pays pairs: l’Allemagne, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, la République tchèque, la Roumanie et la Slovénie. Ils ont été rejoints par des représentants des parties prenantes Eurodiaconia et FEANTSA et de la Commission européenne (DG EMPL).

Le cadre juridique de l’entreprise non capitaliste, clef de distinction entre l’entreprise sociale et l’entreprise d’économie sociale et solidaire?

Le droit français, comme la plupart des droits nationaux, connaît depuis le xix e siècle des traditions distinctes de, voire opposées à, l’entreprise capitaliste. Petit à petit, le droit a fourni un cadre juridique à ces entreprises originales. Ce n’est toutefois que depuis une trentaine d’années qu’un rapprochement s’est opéré entre les différents mouvements d’acteurs. En droit français, cela s’est réalisé sous le concept d’économie sociale. L’émergence de l’économie solidaire a conduit à parler d’économie sociale et solidaire (ESS). Avec les entreprises d’insertion par l’activité économique est apparue l’entreprise sociale. Il ne s’agissait à l’origine que d’innovations conceptuelles sans traduction juridique, du moins en France. Depuis quelques années, toutefois, un mouvement en faveur de l’entreprise sociale y a émergé, suscitant d’importants débats théoriques et une redistribution des acteurs. Parallèlement, la consécration de l’économie sociale au niveau européen, notamment sous l’influence française, adopte aujourd’hui le vocable d’entreprise sociale. Les enjeux conceptuels proviennent des difficultés d’acclimatation d’un concept issu de la tradition anglo-saxonne (1) et donc de la crainte de l’acculturation par intégration de raisonnements d’autres traditions culturelles (2). Le droit présente l’avantage de fournir une base précise à l’observation et d’éclairer ainsi le débat sans procès d’intention. Nous commencerons donc par exposer les définitions fournies par le droit pour les divers vocables, puis nous esquisserons un bilan des comparaisons possibles. D’un côté, il apparaîtra ainsi que l’entreprise sociale telle qu’elle se déploie progressivement en droit européen se situe dans la continuité des traditions continentales, tout en les actualisant et en favorisant l’inclusion des autres traditions qui composent le paysage européen. D’un autre côté, pourtant, cela risque de faire perdre à la tradition française certains de ses aspects structurants, ou du moins de les faire passer au second plan (3).

Numéro de revue: 
327
Année de publication: 
2013
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Auteur(s): 
David Hiez