entreprise sociale

ESS, entreprise sociale et pauvreté : l’exemple des Philippines

Cet article porte sur un certain type d’entreprises sociales ayant émergé aux Philippines dans un contexte marqué par la pauvreté et les inégalités sociales. Il s’agit d’entreprises sociales permettant aux pauvres d’être les principaux acteurs de la création et de la redistribution de la richesse. L’auteure présente les principaux résultats de trois recherches qu’elle a menées entre 2008 et 2015 en collaboration avec l’Institut de l’entrepreneuriat social en Asie, sur ces entreprises dans lesquelles les pauvres sont les principaux intervenants (Social enterprises with the poor  as primary stakeholders, SEPPS). Elle distingue deux modèles : le modèle de collaboration qui implique les pauvres comme partenaires transactionnels et le modèle d’autonomisation dans  lequel les pauvres ne sont mobilisés qu’en tant que partenaires transformationnels. En tant que réponses aux défaillances de l’Etat et du marché et en tant qu’organisations hybrides engagées dans ce processus de transformation, les SEPPS jouent un double rôle dans la construction d’une économie équitable et plurielle aux Philippines.

Numéro de revue: 
342
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Marie Lisa Dacanay

L’entreprise sociale au Cambodge : typologie et institutionnalisation

Cet article présente différentes notions d’entreprises sociales (ES) en soulignant le besoin aigu de renforcement des capacités dans la sphère politique où, jusqu’à présent, seules la micro­ finance et les coopératives agricoles ont reçu un soutien législatif de la part du gouvernement royal du Cambodge. Les problèmes essentiels au Cambodge sont la densité des organisations non gouvernementales dont sont issues la majorité des ES et les modifications des modalités de l’aide internationale. Les variables principales pour distinguer les ES au Cambodge prennent en compte leur enregistrement effectif comme entreprise et leur gouvernance. L’article fait écho à un travail sur la typologie des ES en Asie de l’Est, qu’il amène à se confronter aux réalités différentes de l’Asie du Sud-Est.

Numéro de revue: 
342
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Sothy Khieng, Isaac Lyne

Journée de recherche: Gestion des entreprises de l'ESS, 5 décembre 2016, Le Mans.

Les Journées internationales de recherche Gestion des Entreprises Sociales et Solidaires (GESS) ont été initiées en 2013 et organisées successivement dans les universités de Paris-Est Marne-la-Vallée et Blaise Pascal Clermont-Ferrand. Ces journées ont pour vocation première de présenter des travaux de recherche en gestion centrés sur les entreprises de l’Economie sociale et solidaire telle que celle-ci est définie en France par la Loi du 31 juillet 2014 en tant que forme d’entreprise particulière qui se distingue par une gouvernance participative et des modalités très spécifiques de distribution de ses excédents. La prochaine édition de GESS aura lieu le 5 décembre 2016 à l’Université du Maine sous l’égide du laboratoire Gains/Argumans et de la Chaire ESS de l’Université du Maine.

Promouvoir l’accès des femmes aux postes à responsabilité dans les entreprises classiques et sociales

Pour la Solidarité lance en septembre 2014 le projet Projet européen SEE-GO - Social and Economic Enterprises and Gender Opportunities, financé par la DG Justice dans le cadre du Programme Progress. L’objectif du projet est de promouvoir l’accès des femmes aux postes à responsabilité dans les entreprises classiques et sociales et faire bouger les lignes en matière d’égalité professionnelle en vue de franchir le fameux « plafond de verre ».

"Déclaration de Strasbourg" ou comment la "Social business international ltd" se charge de rapprocher les points de vue autour de "world cafés"

Dans une interview accordée au Think Tank européen Pour la Solidarité le 7 février 2014, Rocio Nogales revient sur les deux journées passées à Strasbourg les 16 et 17 janvier 2014 autour du thème “Entrepreneurs sociaux, prenez la parole !”, pendant lesquelles elle a fait partie de l’équipe en charge de rédiger la Déclaration de Strasbourg, qui,“n’est pas un document officiel rédigé par la Commission européenne mais bien une vision commune partagée par les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat social“. Un point de vue que Marcel Caballero du Ciriec ne partage qu'à moitié...

Evaluer l’impact social d’une entreprise sociale : points de repère

Cet article propose des points de repère essentiels à la compréhension des enjeux de l’évaluation de l’impact social pour les entreprises sociales. Il fait état, notamment, des différents types d’objectifs poursuivis. Il présente les grandes familles de méthodes, ainsi que leurs limites et leurs atouts respectifs. Il accompagne aussi la réflexion relative au choix d’une méthode en proposant d’aborder l’évaluation de l’impact social comme un processus contextualisé, motivé par des objectifs et des questions précises, formulés par les acteurs eux-mêmes.

Numéro de revue: 
331
Année de publication: 
2014
Fichier attachéTaille
recma331_076092.pdf891.32 Ko
Auteur(s): 
Emeline Stievenart et Anne-Claire Pache

Special issue of Social Entreprise Journal "an international institutional framework for understanding social enterprise country models", call for papers until 14th Junary 2014

Increasingly, research on social enterprise shows that individual countries and regions identify different definitions and concepts with the social enterprise phenomenon in their areas. Though some few regional proposals have attempted to align understandings of the concept, little has been done to create an operating framework that allows countries to retain their unique understanding and practice of social enterprise while at the same time provide a bridge to a broader international discussion on the topic.

Les spécificités managériales dans les entreprises sociales : une démarche européenne par la gestion des compétences

Peu d’études ont été réalisées sur la fonction managériale des entreprises sociales, organisations combinant objectifs sociaux et impératifs économiques. Quelles sont leurs capacités à incarner des valeurs spécifiques dans un contexte économique et financier de plus en plus contraignant ? La gouvernance définit les grandes orientations de l’entreprise, induisant in fine les modalités du management vis-à-vis des parties présentes. Le raisonnement développé dans cet article repose sur l’hypothèse que le management d’un entreprise sociale mobilise des compétences spécifiques. Cette théorie est validée empiriquement auprès d’experts et de professionnels du secteur impliqués dans le projet européen Leonardo Ariadne. La construction d’un référentiel de compétences structure cette approche, afin de faciliter l’évolution de formations dans le domaine.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
recma329_079091.pdf778.7 Ko
Auteur(s): 
Thibault Cuénoud, Charlotte Moreau et Sybille Mertens

Portugal : éclairage sur la loi cadre économie sociale et la place des entreprises sociales

La Revue de la Mutualité fonction publique n°184 de juin 2013 publie une courte mais éclairante, au regard des discussions sur la loi cadre ESS française, interview de Jorge de Sá, vice-président du Ciriec Portugal et du Ciriec International, au sujet de la loi cadre économie social que vient de promulguer le Portugal, où la Constitution établit "la coexistence du secteur public, du secteur privé et du secteur coopératif et social de propriété des moyens de production".

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