Corée du Sud

L’émergence du modèle coopératif en Corée du Sud

Depuis une quinzaine d’années, et spécialement depuis l’introduction d’une loi coopérative générale en 2012, on assiste en Corée à un renouveau très intéressant du modèle coopératif. Celui-ci, qui a longtemps été identifié à une sorte d’agence publique en référence aux coopé­ratives traditionnelles du secteur primaire et bancaire mises en place par l’Etat dans les années 1960, tend désormais à être reconnu comme un modèle d’entreprise à part entière possédant certaines vertus, notamment en matière de création d’emplois ou de développement territorial. Cet article analyse l’émergence de cet intérêt nouveau pour le modèle coopératif en montrant comment il s’est construit de façon progressive à partir d’expériences pionnières apparues à partir de la fin des années 1980, de politiques publiques visant à promouvoir l’entreprise sociale, jusqu’à l’adoption de la loi de 2012 qui a généré un « choc coopératif ».

Numéro de revue: 
341
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Eric Bidet, Hyungsik Eum

Dynamiques de l’économie sociale en Corée du Sud

La Corée du Sud est un cas particulièrement intéressant pour qui s’intéresse à l’économie sociale : on y assiste, depuis une quinzaine d’années, à l’émergence d’un ensemble de concepts et de dispositifs juridiques successifs qui traduisent un intérêt pour l’entreprise sociale, les coopératives et, plus récemment, l’idée d’économie sociale dans une société faisant face à de nouveaux défis socioéconomiques et à un environnement politique renouvelé par l’entrée dans la démocratie à la fin des années 80. Le présent article revient en détail sur ce processus, montrant notamment qu’en même temps qu’ils gagnent en reconnaissance et en visibilité, ces différents concepts n’échappent pas au risque de récupération et de déformation.

 

Numéro de revue: 
332
Année de publication: 
2014
Auteur(s): 
Hyungsik Eum et Eric Bidet

La difficile émergence de l'économie sociale en Corée du Sud

Les structures d’économie sociale sont peu développées en Corée du Sud et le concept même d’économie sociale y est presque inconnu. La plupart des coopératives, associations et fondations y oscillent entre des mouvements fortement contrôlés par les pouvoirs publics et d’autres essentiellement tournés vers la recherche du profit. Cependant, l’apparition récente de coopératives de santé, de consommation ou de produits biologiques, d’entreprises sociales et d’associations d’insertion témoigne d’une nouvelle approche et laisse entrevoir la possible émergence d’un secteur dont le développement a été longtemps contrarié par la prégnance multiséculaire du confucianisme. Cet article s’attache à cerner l’influence économique et sociale du confucianisme coréen, qui s’est traduit par un Etat omniprésent, laissant peu d’autonomie à la société civile et repoussant la solidarité sur la sphère familiale et les entreprises. A cet « encastrement culturel » est venu s’ajouter un « encastrement politique » résultant de l’histoire politique contemporaine de la Corée – occupation japonaise, guerre civile et succession de régimes dictatoriaux dans un contexte de guerre froide.

Numéro de revue: 
310
Année de publication: 
2009
Fichier attachéTaille
310_065078.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Eric Bidet

Repenser l'économie

Ce numéro 310 paraît dans un contexte économique très particulier, marqué par une crise financière qui ébranle le bien-fondé du capitalisme patrimonial et met en lumière les dangers d’un retrait quasi total des Etats du champ de la régulation économique. Les économistes savent depuis plus d’un siècle ce que nie l’idéologie libérale : l’économie capitaliste ne s’autorégule pas. Cette crise montre par ailleurs la fragilité d’une économie mondialisée dont la plupart des filières sont en étroite interdépendance.