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Proudhon et la Banque du Peuple

O.Chaïbi, Editions Connaissances et Savoirs. Economie et Gestion-Histoire, 2010, 230 pages.

Les économistes et sociologues, férus d’histoire de la banque et des banquiers en France, se réfèrent généralement aux travaux d’Hubert Bonin (1992). En effet, ils y trouvent à chaque fois non seulement un panorama détaillé du fonctionnement des institutions bancaires et des mécanismes financiers, mais aussi des éléments de compréhension du rôle et de l’image du banquier dans la société. L’ouvrage d’Olivier Chaïbi procède de cette veine, en se consacrant à ce projet malheureux de la Banque du Peuple. Mais pourquoi s’intéresser à un ouvrage sur Banque du peuple dans une revue d’économie sociale ?

Au service des ouvriers et des paysans

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Proudhon – Coase : la propriété de la firme

Numero de revue : 317   Année de publication : 2010   Auteurs : Luc Bonet

En 1937, Ronald Coase (prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, 1991) écrit un article retentissant sur « la nature de la firme ». Celle-ci se caractérise par une coordination hiérarchique alternative à la coordination par les prix et donc par un autre type d’allocation des ressources que celui résultant des « transactions d’échange ». Ce coup de tonnerre dans la théorie économique de l’époque, qui réduit l’économie réelle aux seuls phénomènes d’échange entre unités, va donner lieu à une nouvelle branche de la théorie économique, dite néo-institutionnelle, illustrée notamment par les travaux d’Oliver Williamson (prix Nobel d’économie, 2009). Or, que la firme soit un lieu de répartition des ressources par le propriétaire et non un marché de « facteurs de production » est une des thèses principales de Proudhon dans sa critique de la propriété capitaliste.

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De l’intérêt des biographies: Jules Lechevalier (1806-1862) : des socialismes « utopiques » aux modèles coopératifs

Numero de revue : 310   Année de publication : 2009   Auteurs : Olivier Chaïbi

A travers Jules Lechevalier, personnage largement méconnu de l’histoire de l’économie sociale, nous avons cherché à comprendre comment la transition se produit entre une oeuvre théorique et une oeuvre pratique. Jusqu’à présent, la plupart des travaux sur l’économie sociale se sont essentiellement intéressés soit aux pensées des théoriciens, soit aux institutions associatives et coopératives, comme s’il n’existait pas de rétroaction entre le projet pensé et le projet pratiqué. Jules Lechevalier, qui a côtoyé Enfantin, Fourier et Proudhon, n’a cessé de confronter à la réalité les théories sociales et politiques les plus audacieuses de ses contemporains. En laissant des traces éparses dans les archives, ce foisonnement n’a pas retenu l’attention des historiens.

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