Économie sociale

Gouvernement et secteur sans but lucratif des services à la personne en Chine : une relation d’interdépendance dépendante

Cet article examine la relation entre le gouvernement et le secteur à but non lucratif des services à la personne en Chine, que les auteurs qualifient d’ « interdépendance  dépendante », alors que la relation entre le gouvernement et les associations est généralement analysée dans le cadre théorique de la société civile et du corporatisme. Après une courte présentation historique de ces relations, l’article documente les différents types d’institutions qui composent le secteur, particulièrement celles, nombreuses, qui gèrent les services à la personne. Les auteurs s’intéressent notamment aux relations entre le gouvernement et le secteur à but non lucratif de l’assistance sociale, qui est la principale sous-catégorie des services à la personne en Chine. Après une présentation des outils adoptés par le gouvernement pour soutenir le secteur à but non lucratif, l’article conclut sur les
principales caractéristiques de cette relation d’interdépendance dépendante.

Numéro de revue: 
345
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Zhang Yuanfeng, Mou Jie, Chen Qiqi

Des communs sociaux à la société du commun

A la suite des communs traditionnels autour des ressources naturelles et des nouveaux communs autour des ressources numériques, les communs sociaux constituent la mise en  commun de ressources dotées de droits universels tels que la santé, la culture ou l’emploi, dont la gestion collective assure un accès local et démocratique à chacun(e). Après avoir  développé cette hypothèse de recherche, l’auteur propose une analyse de nature macro-institutionnelle afin de considérer le potentiel de transformation globale des communs sociaux. Alors qu’ils composent au travers de nombreuses réalités de l’économie sociale et solidaire un sous-système marginal du système capitaliste néolibéral actuel, une piste pour le dépassement de ce dernier au bénéfice de l’institution d’une société du commun est proposée : celle du capitalisme communal dont le commun devient le principe politique.

Numéro de revue: 
345
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Hervé Defalvard

Articuler communs et économie solidaire : une question de gouvernance ?

Cet article explore les articulations possibles entre la théorie des communs et celle de l’économie solidaire. Ces deux approches théoriques, tout en s’inscrivant dans des histoires  et des démarches conceptuelles fort diff érentes, ont pour point commun de dépasser un cadre conceptuel uniquement  fondé sur l’opposition et/ou la complémentarité entre le marché et l’Etat. L’article se base sur le terrain de recherche du Phares, à la fois coopérative (SCIC) et pôle territorial de coopération économique (PTCE) de la région parisienne, offrant la mutualisation d’un lieu de travail et des espaces collaboratifs à ses membres, des organisations de l’ESS. L’étude montre que la capacité du Phares à mettre en œuvre une gouvernance collective et à produire du commun pour le territoire est déterminante pour articuler communs et économie solidaire.

Numéro de revue: 
345
Année de publication: 
2017
Auteur(s): 
Philippe Eynaud, Adrien Laurent

Un portrait-robot des pôles territoriaux de coopération économique (PTCE)

Le labo de l’ESS, think tank associatif, publie une enquête d’analyse quantitative et qualitative des pôles territoriaux de coopé­ration économique (PTCE). Apparus dans les années 2000, ces regroupements associent sur un même territoire des entreprises de l’ESS à des collectivités territoriales, des centres de recherche ou d’enseignement, différents acteurs, afin qu’ils puissent mener à bien des projets économiques et sociaux innovants grâce à une stratégie commune de mutualisation et de coopération. Où en est-on aujourd’hui ?

Et si le programme d’En Marche ! était mis en œuvre ?

Ciriec France, de son côté, fournit un important travail de synthèse des différents éléments du programme de campagne d’Emmanuel Macron. Cet organisme de recherche, doté d’une mission d’information et de défense de l’économie publique, sociale et coopérative, fait ressortir les points-clés qui devraient logiquement être mis en œuvre par le nouveau président de la République.

L’ESS au ministère de la Transition écologique et solidaire

Au revoir Bercy. Les cinq années de rattachement de l’économie sociale et solidaire (ESS) au ministère de l’Economie cèdent le pas à une nouvelle configuration. L’ESS est désormais rattachée au ministère de la Transition écologique et solidaire. Dans les missions de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, l’ESS arrive en troisième position, après le développement durable (et ses nombreuses thématiques associées) et le climat. Il est « chargé de la promotion et du développement de l’économie sociale et solidaire.

Histoire de l’économie sociale de la Grande Guerre à nos jours

Michel Dreyfus. Rennes, PUR coll.
Economie et société, 2017, 263 p.

L’auteur, connu pour ses travaux sur l’histoire de la mutualité en France, s’est lancé là un défi audacieux : écrire l’histoire de l’« économie sociale » en France depuis 1914. Il s’inscrit, par cette publication, dans le chemin tracé par André Gueslin qui avait abordé, il y a une trentaine d’années déjà, l’histoire de l’­« ­économie sociale » dans le xix e  siècle français.