IMF

Création de valeur au sein des institutions de microfinance de l’UEMOA : l’impact des parties prenantes

Les institutions de microfinance (IMF) ont pour objet de prêter de l’argent aux populations qui ne disposent pas de moyens suffisants pour accéder au système bancaire formel. Ces IMF regroupent plusieurs acteurs susceptibles de poursuivre des objectifs et des intérêts différents, voire conflictuels, ce qui peut être source d’inefficience. Cet article s’intéresse à l’impact des parties prenantes des IMF sur la richesse créée en leur sein dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’auteur montre que, si le volume des crédits accordés aux clients et la qualité de l’indice de macro-gouvernance de chaque pays ont une influence positive sur la richesse créée par les IMF, les résultats sont plus mitigés en ce qui concerne l’impact des apports des propriétaires ou des sociétaires, ainsi que des subventions publiques. Dans tous les cas, les épargnants, les prêteurs et la clientèle féminine n’ont aucune influence significative sur la création de valeur de ces IMF.

Numéro de revue: 
359
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Mamadou Ndione

Crise en microfinance :le point de vue de développement international Desjardins

Le mouvement coopératif des Caisses Desjardins, le premier employeur privé du Québec, s'investit depuis longtemps dans l'aide au développement. Sa composante Développement international Desjardins (DID), spécialisée en appui technique et en investissement dans le secteur de la finance de proximité dans les pays en développement et en émergence (Afrique, d'Amérique latine, Antilles, Asie, Europe centrale et de l'Est) proposait en juin 2011 une intéressante réflexion et mise au point sur la crise de la microfinance (effet de cavalerie, taux usuraires...) : en dépit d'une certaine désinformation sur les effets néfastes de le l'action des IMF, sans pédagogie et accompagnement à la coopération, l'accès des plus pauvres aux services financiers constitue un véritable piège pour ces populations.

Mesure des performances sociales : les implications pour le secteur de la microfinance

Le secteur de la microfinance, fort de ses succès et de la médiatisation qui a accompagné l’Année internationale du microcrédit en 2005 et le prix Nobel de la paix en 2006, est amené à croître. Mais le contexte général suscite de nombreuses interrogations sur l’évolution du secteur : développement des approches « commerciales », renforcement de l’investissement privé et émergence de partenariats bancaires, alors que sa contribution « réelle » à un ensemble d’objectifs sociétaux tels que la lutte contre la pauvreté, le développement local ou la réduction des inégalités sociales fait toujours débat. Comment les institutions de la microfinance définissent-elles leur mission sociale et comment la mettent-elles en pratique ? L’article présente une initiative sur la mesure des performances sociales, animée par le réseau Cerise, et identifie les enjeux soulevés par ce type de démarche. De leur prise en compte dépend la valorisation des démarches d’évaluation des performances sociales au profit d’un renforcement de l’action sociale et sociétale de la microfinance.

Numéro de revue: 
304
Année de publication: 
2007
Fichier attachéTaille
PDF icon 304_046062.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Lapenu C., Doligez F.