Maif

"Une alternative crédible au capitalisme", Roger Belot (Maif) dans le Monde

Nos sociétés occidentales sont plus que jamais confrontées à trois crises de grande ampleur : économique, financière, écologique. Cette situation a provoqué une crise de confiance des consommateurs à l'égard de ce qu'on essaie de leur vendre, des citoyens à l'égard du politique et des institutions, des salariés à l'égard des dirigeants des grandes entreprises. Dans ce contexte, la bonne résistance de nos entreprises de l'économie sociale et solidaire a réveillé l'intérêt des décideurs publics à notre égard : coopératives, associations, entreprises sociales et mutuelles dont nous sommes à la MAIF l'un des piliers fondateurs. Ces modèles d'entreprendre offrent, comme le fait notre mutuelle depuis près de 80 ans, une alternative crédible au capitalisme et se révèlent durables, sécurisants et fiables. Une tribune de Roger Belot (Maif) pour le Monde du 2 mai 2012.

Handicap : bonnes pratiques de l’ESS et engagement des partenaires sociaux, 30 mars, Saint-Denis

la Coopérative RENCONTRES SOCIALES, avec l'OCIRP et la FEGAPEI, en partenariat avec CHORUM, la MACIF et la MAIF et avec le concours du Groupe SOS, du réseau GESAT et de la Scop ORQUE organise une rencontre professionnelle sur le thème : "Handicap : bonnes pratiques de l’ESS et engagement des partenaires sociaux" le le 30 mars, à l'Usine (Saint- Denis).

La Sgam Sferen : changement de braquet pour la mutualité d’assurance

Fin mars 2009 la Macif, la Maif et la Matmut annonçaient leur rapprochement au sein d’une Sgam (Société de groupe d’assurance mutuelle, voir Recma n°312). L’Assemblée générale constitutive de la Sferen s’est tenue le 8 décembre 2009. La Sgam devrait permettre d’atteindre la taille requise pour jouer le rôle majeur que ces mutuelles souhaitent avoir parmi les leaders d’un marché de l’assurance en pleine mutation.

Une nouvelle Sgam dans la mutualité d’assurance

Le 24 mars, la Macif, la Maif et la Matmut ont officialisé leur rapprochement, d’ici à la fin 2009, au sein d’une société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam). Ce statut, créé en 2001, prévoit un organe commun de direction, mais les mutuelles gardent leur identité, les décisions de la Sgam, qui n’exerce pas en propre d’activité d’assurance, ne pouvant être mises en oeuvre qu’après avoir été validées par les mutuelles membres. La création de ce pôle mutualiste par les groupes sera soumise à la consultation et à l’approbation des instances sociales de chaque mutuelle.

La valeur ajoutée du modèle mutualiste : origines et mise en perspective à travers les exemples de la Macif et de la Maif

Sur le marché français de l’assurance dommages, les sociétés d’assurance mutuelles (SAM) représentent en 2007 25 % des cotisations reçues. Dans quelle mesure les spécificités de forme et de fonctionnement des SAM ainsi que leur appartenance à l’économie sociale expliquent-elles cette position dans un marché hautement concurrentiel? Nous pensons que le modèle mutualiste produit par construction une plus-value favorable au sociétaire-client. Cette plus-value constitue par rapport aux assureurs capitalistes un avantage concurrentiel notable que cet article va s’attacher à qualifier et à démontrer. Partant, les SAM sont contraintes à un constant effort pédagogique auprès de leurs membres. Pour répondre aux attentes de la société, elles doivent en effet se diversifier dans le cadre d’un marché de l’assurance largement décloisonné. L’adoption d’un statut de mutuelle européenne, mais sans doute aussi les nouvelles normes de solvabilité peuvent constituer des atouts pour le modèle mutualiste.

Numéro de revue: 
312
Année de publication: 
2009
Fichier attachéTaille
PDF icon 312_035054.pdf75.64 Ko
Auteur(s): 
Adrien Couret et Arnaud Lacan

Bilan sociétal: la mise en oeuvre du processus RSE au sein du secteur de l’économie sociale

La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) inscrit des préoccupations écologiques et sociales dans la politique des entreprises. L’article montre que le concept n’est pas nouveau, en remettant en perspective historique le questionnement éthique dans le champ économique. Les entreprises d’économie sociale intègrent depuis toujours cette dimension au travers des principes qui les fondent. Pour affirmer leur valeur ajoutée sociétale, elle s’appuie sur le bilan sociétal (**), à la fois outil et démarche, au sens où il permet une évaluation, mais aussi un apprentissage collectif. En étudiant sa mise en oeuvre au sein d’une mutuelle d’assurance, la Maif, l’auteur propose une réflexion sur l’instrumentalisation de la démarche RSE. L’opposition entre vision normative et conception utilitariste de l’éthique doit être dépassée : la primauté de valeurs fondatrices, telles que respect de la personne, humanisme, solidarité, démocratie, s’accorde avec le choix de n’intégrer que certaines catégories de parties prenantes (sociétaires, acteurs internes, fournisseurs) à la démarche, ou avec un arbitrage de la direction de la Maif quant aux demandes sociétales traitées. C’est aussi le processus d’apprentissage associé au bilan sociétal qui est analysé ici.

Numéro de revue: 
302
Année de publication: 
2006
Fichier attachéTaille
PDF icon 302_014039.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Persais E.