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L’économie sociale n’est pas un ensemble d’entreprises

Ce numéro paraît pendant le Mois de l’économie sociale et solidaire, un mois qui prend une ampleur insoupçonnée : l’attente envers « l’économie qui sait où elle va » ne cesse de croître et l’on peut sans exagérer affirmer que cette attente dessine de façon croissante l’histoire contemporaine de l’économie sociale et solidaire. C’est donc sans doute l’heure de toutes les chances et de tous les dangers. L’attribution du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel à Elinor Ostrom pour ses travaux sur les « communs » est un témoignage insigne de l’actualité de l’économie sociale. E. Ostrom – première femme à obtenir cette distinction – a travaillé sur la propriété et la gouvernance collectives que constituent les biens communs. Ce prix intervient au moment où, partout dans le monde, des populations s’organisent pour récupérer des biens communs qui ont été aliénés (par exemple des sous-sols exploités par des multinationales).

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Approche théorique de la gouvernance des organisations non lucratives

Numero de revue : 314   Année de publication : 2009   Auteurs : Bernard Enjolras

Cet article développe une approche théorique de la structure de gouvernance des organisations non lucratives. Celles-ci sont analysées comme structures de gouvernance renforçant la norme de réciprocité (généralisée ou équilibrée) et rendant possible la mutualisation des ressources. Leur structure de gouvernance présente des traits spécifiques relatifs aux finalités formelles de l’organisation, à sa forme de propriété, à ses prétendants résiduels, à ses procédures de prise de décision, à ses formes d’imputabilité, à sa division des pouvoirs, à ses procédures de contrôle, ainsi qu’aux incitations qu’elle génère. Ces traits facilitent l’action collective orientée vers l’intérêt général, l’intérêt mutuel ou l’action tribunitienne.

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Le bénévolat, un temps social au service de la solidarité

Numero de revue : 302   Année de publication : 2006   Auteurs : Durand E.

Le bénévolat doit aujourd’hui être considéré comme un temps social particulier, entre le temps libéré du travail (temps libre) et le temps de loisirs. L’article rappelle les étapes de la conquête du temps libre et la place tenue progressivement par les loisirs. Dans ce contexte, le temps de bénévolat occupe une position spécifique, dont la particularité provient principalement de sa constitution socio-historique, puisque le bénévolat se situe entre l’action individuelle et l’action collective, entre l’activité pour soi et l’activité tournée vers autrui. L’altruisme se substitue à la charité dans une nouvelle forme de don. L’auteur montre que le bénévolat s’inscrit dans un type de don et un type de solidarité qui lui sont propres : le don bénévole.

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