Naissance du mouvement Inter-régional des Amap (Miramap)
La première rencontre nationale des Amap (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne) s’est déroulée les 5 et 6 décembre 2009. Elle a réuni cent vingt participants : producteurs et « consomm’acteurs » en Amap venus de 17 régions de France métropolitaine, mais aussi élus (notamment Didier Jouve, vice-président de la région Rhône-Alpes, chargé des politiques territoriales et Philippe Chesneau, son homologue de la région Paca), des chercheurs et responsables d’organisations partenaires (notamment Jacky Blanc, président du directoire de la NEF ; Sjoerd Wartena président de Terre de Liens ; André Bouchut secrétaire national de la Confédération Paysanne ; Bernard Dufournet administrateur de Bioconsom’acteurs). Les participants ont adopté un « socle commun » résumant l’histoire, les valeurs et objectifs du mouvement.
« Education et solidarité » versus normalisation financière et assurantielle
Mi mai 2009, une conférence internationale sur le thème « éducation et solidarité » a rencontré un grand succès à Paris (plus de 260 participants). Les représentants de la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), l’Association internationale de la Mutualité (AIM) et de l’Internationale de l’éducation ont donc choisi de créer une association pour prolonger la mobilisation des professionnels de l’éducation partout dans le monde afin de rendre plus visibles les systèmes de protection sociale solidaires mutualistes. Il s’agit plus spécifiquement de promouvoir la mutualité « afin d’améliorer l’accès et la qualité des soins et participer à la solvabilisation de l’offre » et de constituer une plateforme « d’experts pour assister les acteurs dans le développement de mutuelle de santé.
Au bénéfice de la crise? Pour un projet d’économie sociale et solidaire
Numero de revue : 313 Année de publication : 2009 Auteurs : Draperi Jean-François
Pour répondre aux besoins de la société, a fortiori en période de crise économique, l’économie sociale a besoin d’un cadre doctrinal de référence. Or elle ne présente pas aujourd’hui d’unité. Nous proposons d’aborder cette question à partir de la dualité de conceptions de l’économie sociale et de l’économie solidaire. Dualité qu’il convient non pas de nier, mais de dépasser en recherchant dans chaque mouvement ce qui peut servir un projet futur.
Valorisation et validation des acquis dans l’économie sociale : nouvelles perspectives pour les salariés et les bénévoles
Numero de revue : 302 Année de publication : 2006 Auteurs : Pujol L.
Cet article revisite les pratiques de validation des acquis tant du côté des salariés que du côté des bénévoles. La validation des acquis dépasse en effet le seul champ de la formation continue pour salariés. Qu’elle soit ou non (on parle alors plutôt de valorisation) à visée diplômante, il s’agit d’en percevoir les nouveaux contours et les nombreuses nuances. Le sujet est d’autant plus d’actualité que le texte qui régit la validation des acquis de l’expérience (VAE) étend son domaine d’action en même temps que se rationalisent progressivement les pratiques qui l’encadrent. L’expérience bénévole fait l’objet d’une attention particulière. L’Union européenne soutient en effet un programme d’étude-expérimentation, centré sur la valorisation des acquis de l’expérience bénévole. L’institut universitaire professionnalisé (IUP) Management et Gestion de l’entreprise de l’économie sociale de l’université du Mans y participe, avec des partenaires de sept pays de l’Union.
» Lire la suiteFondements éthiques et posture épistémologique de la recherche en économie sociale
Numero de revue : 303 Année de publication : 2007 Auteurs : Draperi J.-F.
L’économie sociale est désormais en passe d’être reconnue comme un mouvement d’entreprises originales. Plus largement, elle représente un mouvement social qui articule un mouvement de pensée et un mouvement d’entreprise, le second trouvant dans le premier un lieu d’inspiration et de modélisation de ses aspirations alternatives. Le mouvement de pensée qui la définit est irréductible à la fois à la tradition de pensée fonctionnaliste centrée sur la grande organisation et la société de capitaux et à la tradition de pensée critique qui fait de la lutte des classes et de la prise de pouvoir de l’Etat le moteur du changement social. L’objet central de l’économie sociale est le groupement de personnes, simultanément pensé comme lieu de production ou/et de distribution, lieu d’éducation et lieu d’un changement social non-violent.
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