autogestion

New Era Windows : l'autogestion à la rescousse de l'industrie à Chicago

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise de vente de fenêtre pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail, par P. Le Tréhondat, pour Association autogestion . Ou le triomple de 250 salariés syndiqués après 4 ans de lâchage bancaires et d'opérations spéculatives sous égide Démocrate. 

Projet de loi sur l’ESS : rien de nouveau pour l’autogestion

On n’attendait pas une révolution, notamment en ce qui concerne l’autogestion, du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire. L’état du texte adopté par la commission du Sénat et examiné en ce moment par ce dernier ne laisse guère de doute. Il s’agit avant tout d’un grand «toilettage» des textes législatifs et réglementaires existants, sauf pour quelques points particuliers.

"Sociologue de l’utopie : Albert Meister, l’autogestion et le mouvement coopératif." Colloque Imec, Saint-Germain la Blanche-Herbe, 14 novembre 2013

Sociologue de l’utopie, Albert Meister (1927-1982) a consacré de nombreux travaux à la coopération, à l’autogestion et à la question du développement. Il joua un rôle important au Centre de sociologie de la coopération fondé par l’entrepreneur italien Adriano Olivetti dans le cadre du Mouvement communautaire. Collaborateur d’Henri Desroche et d’Alain Touraine, il développa une réflexion originale dont on redécouvre aujourd’hui l’importance, à la lumière de ses archives conservées à l’IMEC. Ce colloque se propose de réunir spécialistes scientifiques et praticiens de l’économie sociale et solidaire afin d’interroger les multiples facettes de ce sociologue, penseur et acteur du mouvement coopératif. Au-delà, il s’agit de réfléchir à l’histoire des idées et des actions qui nous permettent aujourd’hui de penser l’économie autrement. Journée organisée en partenariat avec la Fondation Crédit Coopératif

Des coopératives à l'autogestion généralisée à la place du Capital et de l’État

Pierre Cours-Salies, professeur de sociologie, et Pierre Zarka, ancien directeur de L’Humanité, publient et présentent Propriété et expropriations - Des coopératives à l’autogestion généralisée, un recueil de textes de Karl Marx et Friedrich Engels. A lire, l'excellent entretie sur Médiapart.

Coopératives et syndicats : un mariage de raison pour lutter contre les restructurations

"C'est possible, on fabrique, on vend, on se paie !" Le 18 juin 1973, les ouvriers de Lip, la célèbre firme horlogère implantée à Besançon (Doubs), inscrivent ce slogan à l'entrée de l'usine. C'est le top départ de la relance de la production de montres pour leur propre compte et leur vente sauvage, décidée par l'assemblée générale du personnel. Sans patron, le PDG Jacques Saint-Esprit ayant démissionné deux mois plus tôt, les salariés et l'intersyndicale CGT-CFDT n'avaient trouvé que cette solution pour maintenir l'emploi face à un dépôt de bilan imminent et au projet de démantèlement du site avec licenciements à la clé. [...] En 2012, il y a eu, par exemple, My Ferry Link, société coopérative et participative (Scop) de près de 500 salariés créée sous l'impulsion de l'ex-CFDT, après la liquidation de SeaFrance ; ou encore l'imprimerie Hélio Corbeil, à Corbeil-Essonnes (Essonne), qui compte environ 80 salariés.

L’autogestion en pratiqueS

Ils sont peu à avoir fait ce choix et pourtant ils existent. Métallos, menuisiers, boulangers, enseignants et lycéens, ils vivent l’autogestion au quotidien et nous racontent leur expérience d’un regard sans concession, conscients des difficultés à faire vivre l’utopie dans une société capitaliste. Ce recueil de témoignages vivants est une petite boîte à espoirs, à outils et à munitions : on vous la passe pour la route, en espérant que vous la gardiez sous le coude et que vous l’enrichissiez au cours de vos activités et de vos combats. Lire la présentation qu'en fait Christian Vaillant pour le site autogestion.coop.

Albert Meister (1927-1982), sociologue désabusé de l’utopie

Albert Meister, sans aucun doute l’un des plus grands sociologues de l’association et de la coopération, est peu connu. S’intéressant aux associations et aux coopératives aux activités les plus différentes – l’habitat, l’industrie, le développement rural, etc. – et dans de nombreux pays – Italie, France, Israël, Etats-Unis –, il a introduit dans l’analyse de l’association à la fois la sociologie de l’action, celle des organisations et la démarche sociométrique. Dès 1969, il distingue participation volontaire et participation provoquée, afin de comprendre les formes de la participation dans la coopérative et dans un processus de développement. Il prolonge sa réflexion en étudiant comment la participation évolue lors des quatre étapes de la vie de l’entreprise coopérative : la conquête, la consolidation économique, la coexistence et le pouvoir des administrateurs. Il articule sa sociologie à des apports de psychosociologie. Meister n’intervenait pas comme un universitaire classique. S’appuyant sur les apports de la sociométrie, il concevait son intervention comme un moyen d’émancipation du groupe avec lequel il travaillait, définissant ainsi dans le champ coopératif une forme de recherche-action collective distincte de celle d’Henri Desroche, plus centrée sur les parcours individuels des coopérateurs. La sociologie de Meister se singularise par sa dimension critique, voire pessimiste et, simultanément, par son apport constructif et roboratif.

Numéro de revue: 
328
Année de publication: 
2013
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PDF icon recma328_095108.pdf1.97 Mo
Auteur(s): 
Eric Belouet

Coopérative, contrôle ouvrier: retour sur l'expéricence de Sadefa à Fumel

Tout est à nous, organe du Nouveau Parti Anticapitaliste, publie dans sa livraison d'avril 2013 un article relatant l’expérience de la longue lutte menée dans l’usine Sadefa à Fumel (47). "C’est la Société aquitaine de fonderie automobile, longtemps entreprise phare et parmi les plus rentables du groupe Saint-Gobain-Pont-à-Mousson. L’usine est située dans une région où se côtoient les mines de fer et les barrages hydro-électriques à la base des fonderies et aciéries. En 1970, nous sommes près de 4 000, avec 3 500 CDI et 500 intérimaires et CDD et des sous-traitants. Nous fabriquons des tuyaux pour la voirie, l’adduction d’eau, des pièces pour l’automobile, la SNCF, des chemises pour pistons de poids lourds, bateaux, des tuyaux spéciaux pour la chimie, la papeterie et l’agro-alimentaire, la voirie, l’adduction d’eau, des plates-formes off-shore et... Beaubourg et La Villette.

Ambiance Bois fête ses 25 ans, 17-19 mai, Faux-la-montagne

Fondée en 1988, Ambiance Bois fête ses 25 ans d'autogestion : gestion collective, salaires égaux, partage et polyvalence des tâches, possibilité de temps partiel, tirage au sort du Président. Cette structure est une SAPO (Société Anonyme à Participation Ouvrière), société dans laquelle les bénéfices sont partagés entre les personnes qui ont apporté les fonds nécessaires au démarrage de l’entreprise et sa vingtaine de salariés. Il s’agit d’une scierie qui fournit des matériaux et réalise aussi des travaux dans le domaine de l’habitat et l’aménagement d’espaces.