autogestion

Les entreprises autogérées au Portugal, de la révolution des Œillets à l’économie sociale

La révolution des Œillets, en avril 1974, a constitué une rupture dans l’histoire contemporaine portugaise. La chute du régime autoritaire de Salazar a permis une transformation en profon­deur du pays. Des expériences d’autogestion sont alors apparues dans la sphère économique afin de préserver les emplois. Portés par ce contexte favorable, les travailleurs ont organisé la reprise de la production. Avec la fin du processus révolutionnaire, en 1976, les entreprises autogérées se sont trouvées isolées, malgré la protection constitutionnelle qui les caractérise. L’élaboration récente de l’économie sociale au Portugal a néanmoins conduit à une reprise de la notion d’autogestion.

Numéro de revue: 
342
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Pierre Marie

La régulation solidaire en Kabylie l’exemple du village de Tifilkout

Dans le contexte algérien actuel, la main visible de l’Etat régulateur n’atteint pas les villages de montagne et le marché tend à accentuer la précarité des populations. Dans cette situation, l’idée que la régulation solidaire apparaisse en réaction à un cadre désespérant et par le biais de mécanismes internes opérants prend tout son sens. Suivant la méthode des fondateurs du solidarisme, cet article montre qu’en Kabylie, la régulation solidaire peut constituer une alternative réalisée dans la culture de la fraternité face à la défaillance irrémédiable des mécanismes classiques de régulation.

Numéro de revue: 
339
Année de publication: 
2016
Auteur(s): 
Mohamed-Amokrane Zoreli

Agriculture urbaine et autogestion à Cuba

Cet article a pour objet l’étude de l’agriculture cubaine depuis la révolution de 1959, et notamment son émergence au cours des années 90. L’agriculture urbaine a contribué autant à assurer la sécurité alimentaire du pays qu’à construire une économie moins centralisée et plus autonome par rapport au pouvoir politique à Cuba, grâce au développement d’unités économiques démocratiques et autogérées, fondées sur les principes de solidarité, d’attention au bien-être de la communauté et de respect de la nature. Cette nouvelle forme d’économie sociale se différencie des entreprises capitalistes, dont l’objectif est la concentration de pouvoirs et l’accumulation de richesses et de capital à travers l’exploitation du travail et de la nature. Elle se distingue également des traditionnelles entreprises étatiques cubaines, au sein desquelles les initiatives individuelles et la créativité des travailleurs sont limitées.

Numéro de revue: 
337
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Ingrid Hanon

1200 salariés, sans patron ni hiérarchie : la coopérative Cecosesola au Venezuela

Des supermarchés, un hôpital, des productions agricoles, des services d’épargne… La coopérative vénézuelienne Cecosesola propose ses services à des dizaines de milliers de personnes et des prix très abordables. L’entreprise fonctionne sans hiérarchie ni patron. Son secret : l’autogestion intégrale et un fonctionnement horizontal permanent. Une initiative présentée dans un webdocumentaire, « Poder sin poder, l’autogestion au quotidien », qui nous emmène la rencontre de douze projets radicalement démocratiques, en Espagne, en Argentine et au Venezuela.

En Uruguay, des lignes de bus autogérées par les chauffeurs

C’est l’une des rares coopératives de transports collectifs : en Uruguay, des chauffeurs de bus ont récupéré leur société d’autocars urbains, abandonnée par leurs patrons. Et ça fonctionne ! Des profits sont générés, des emplois sont créés, et les salaires augmentés. De nouvelles lignes de bus sont même ouvertes, malgré l’acharnement des grands patrons des sociétés privées et d’élus hostiles à la coopérative. Les usagers, eux, ont gagné la préservation de « tarifs populaires » accessibles, l’ouverture d’un centre culturel et d’une radio de quartier.

David Bollier "Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale"

L'observatoire des multinationales publie un riche entretien avec David Bollier à l'occasion de la sortie de son livre La Renaissance des communs. Pour une société de coopération et de partage aux éditions Charles Léopold Mayer, où il est question d'auto-organisation entre pairs, de coopération, de la différence entre les biens publics et les biens communs, de privatisation, d'enclosure, de la différence entre l'ESS et les communs ... Extraits.

De la coopérative vers l’appropriation sociale

Les projets de reprise d’entreprise par les salariés se multiplient, alors que la coopérative de travail a été longtemps ignorée par le mouvement ouvrier. Cette évolution correspond à une aspiration nouvelle des salariés et participe à la construction d’un projet politique. Benoît borrits invite à ne pas se contenter de regarder ce mouvement avec sympathie mais à se saisir de sa portée transformatrice (Cerise n°211, 28 mars 2014)

New Era Windows : l'autogestion à la rescousse de l'industrie à Chicago

« En 2008, le patron a décidé de fermer notre entreprise de fenêtre à Goose Island (Illinois, États-Unis) et a mis à la porte tout le monde. En 2012, nous avons décidé d’acheter l’entreprise et de licencier le patron. Nous détenons ensemble l’usine et la dirigeons démocratiquement. Voila notre histoire… », peut-on lire sur le site internet de New Era Windows, une entreprise de vente de fenêtre pas comme les autres. Récit d’une reprise en main par les salariés de leur outil de travail, par P. Le Tréhondat, pour Association autogestion . Ou le triomple de 250 salariés syndiqués après 4 ans de lâchage bancaires et d'opérations spéculatives sous égide Démocrate.