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« Scop » pour « Sociétés coopératives et participatives » ?

Suite au dernier congrès de la CGScop tenu à Poitiers au printemps 2008, le conseil national du mouvement s’est prononcé pour un changement de la marque « Scop entreprise ». Confié à l’agence de communication à qui l’on doit « l’Artisanat, la 1ere entreprise de France », le projet a été soumis courant octobre aux adhérents. « Scop entreprises » deviendrait « les Scop : sociétés coopératives et participatives ». Après « ouvrières », ce serait donc au mot « production », de disparaître de la communication des Scop car jugé « un peu négatif » et « restrictif » à l’heure où beaucoup de structures œuvrent dans le tertiaire. Un nouveau slogan-signature est proposé : « la démocratie nous réussit ».

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Equisol : un fonds d’investissement en Ile-de-France… pour l’entreprenariat social

Fin septembre 2009, le Conseil régional d’Ile-de-France annonçait la naissance d’Equisol, un fond dédié au développement ou à la transmission d’entreprises « à vocation sociale ou environnementale ». Ce fonds de près de 4 millions d’euros est abondé majoritairement par la Région et le Crédit coopératif avec la participation notamment de la Macif, du Crédit mutuel, de Chorum et de Sifa (France Active). Esfin-Ides en est l’opérateur et il prend la forme d’une coopérative présidée par Jean-Claude Detilleux. Elle a pour mission d’apporter des fonds propres (entre 10 et 100 mille euros) en prenant des participations dans une vingtaine de projets « à vocation sociale ou environnementale ». Pour le moment, explique M. Hugues Sibille, les entreprises ciblées sont des « PME de l’économie sociale et solidaire [ayant reçu] un agrément solidaire ou un agrément services à la personne ou qui ont un statut d’entreprises d’insertion ».

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La gestion participative, une utopie réalisée? L’expérience d’Alexandre Dubois aux aciéries de Bonpertuis

Numero de revue : 313   Année de publication : 2009   Auteurs : Xavier Hollandts

La participation des salariés à la gestion est restée un phénomène très minoritaire, cantonnée à quelques expérimentations. En revanche, la participation des salariés au capital a connu un développement important, surtout au cours des vingt dernières années. Or, la gestion participative s’appuie de manière indissociable sur la combinaison de ces deux dimensions. Cet article se donne pour objectif d’analyser historiquement le cas emblématique d’une entreprise ayant mis en place des structures originales de gestion participative afin de dégager certaines conditions permettant la réussite d’un tel projet. Nous soulignons notamment le rôle fondamental de l’engagement personnel du dirigeant, mais aussi l’importance de la dimension psychologique dans la réussite de ce projet d’entreprise.

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Godin, inventeur de l’économie sociale : mutualiser, coopérer, s’associer

Jean-François Draperi. Ed. Repas, collection « Pratiques utopiques », 2008.

Faut-il remiser au musée de la coopération et de l’économie sociale, après avoir déjà tout dit et tout écrit à leur propos, le Familistère de Guise et son créateur, Jean-Baptiste Godin? Assurément non, comme le démontre Jean-François Draperi dans son livre Godin, inventeur de l’économie sociale. L’auteur met en lumière la modernité de cet « expérimenteur « qui « a mis ses idées en pratique avec les hommes (et les femmes, autre anticipation de Godin et non des moindres) avec lesquels il bâtit, bien au-delà du travail, une véritable contre-société coopérative », comme le souligne l’éditeur dans son avant-propos. Plus que l’aventure du Familistère (mais faut-il parler d’aventure pour une organisation qui a vécu un siècle dont quatre-vingts ans sans Godin ? Aventure humaine, à ne pas en douter), le livre offre aux lecteurs un portrait à multiples facettes de celui que Jean-François Draperi considère comme « l’un des fondateurs de l’économie sociale et sans doute le plus moderne d’entre eux ».
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La démocratie nuit-elle à l’efficacité économique des coopératives ? Le cas des coopératives vinicoles bordelaises

Numero de revue : 302   Année de publication : 2006   Auteurs : Couret F.

Cet article s’appuie sur une enquête menée auprès de dix-sept coopératives vinicoles du Bordelais pour approfondir la relation entre le fonctionnement démocratique et l’efficacité économique des coopératives. Une première partie méthodologique présente les indicateurs utilisés pour évaluer, d’une part, l’intensité du fonctionnement démocratique des coopératives et, d’autre part, leur efficacité économique fondée sur le niveau de rémunération des apports. Un coefficient de corrélation linéaire entre les deux indicateurs établit une relation inverse non négligeable entre démocratie et efficacité économique.

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Le coopérateur ouvrier ou la signification du principe de double qualité dans les Scop

Numero de revue : 299   Année de publication : 2006   Auteurs : Hiez D.

"Si le principe de la double qualité est fondateur dans le droit coopératif, il demande à être explicité. L’auteur de cet article s’y emploie en étudiant les coopératives ouvrières de production. La loi de 1978 qui en réglemente le statut est sujette à interprétation, en particulier dans la définition du coopérateur ouvrier. Ce dernier est-il un entrepreneur, un salarié ou bien relève-t-il d’un statut hybride qui reste à inventer ? Le statut du coopérateur ouvrier est étudié au travers des modalités pécuniaires et extra-pécuniaires instituées entre le coopérateur et la coopérative. Entre rémunération classique et participation aux fruits de l’entreprise, les rétributions financières apparaissent directement liées au travail.

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Lier pratiques démocratiques et efficacité économique: la rationalisation démocratique

Numero de revue : 308   Année de publication : 2008   Auteurs : Fabrice Caudron

Le lien démocratie-efficacité constitue un objet de recherche au sein des sciences sociales, et des sciences de gestion en particulier. Mais du point de vue des organisations d’économie sociale, il n’apparaît pas pertinent de défendre l’existence d’un lien de causalité entre pratiques démocratiques et efficacité économique ; pour l’auteur, la question importante porte sur la façon dont la définition de l’efficacité se construit dans ces organisations. L’article présente tout d’abord différentes approches établissant un lien entre démocratie et recherche d’efficacité. Puis, il montre la difficulté que cela représente d’introduire un concept des sciences politiques (la démocratie) dans l’univers de la gestion des entreprises.

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Management, participation et santé des salariés : des médecins et des salariés parlent

Numero de revue : 304   Année de publication : 2007   Auteurs : Guiol P., Munoz J.

La présence de pratiques participatives et l’ouverture de la direction de l’entreprise au dialogue social génèrent un climat qui n’est pas sans effet sur la santé des travailleurs. Si l’étude présentée ici a retenu le critère de la gouvernance effective de préférence au statut juridique de l’entreprise, il n’est pas surprenant qu’au titre des entreprises sélectionnées dans la catégorie des « participatives » figurent des Scop. L’article montre d’abord dans quelle mesure une gestion autoritaire des ressources humaines et un mauvais climat social ont un impact sur la santé des travailleurs, notamment dans le registre des pathologies à composante anxio-dépressive. La question de la reconnaissance apparaît, une fois de plus, centrale. Les auteurs s’attachent aussi à distinguer les particularismes des entreprises coopératives.

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