Jacques Moreau

Des dynamiques nouvelles en réponse au risque de la banalisation

Une introduction au texte de Jacques Moreau, 1991, « De la banalisation de l’économie sociale », Recma, n° 37(1), p. 8-11.

À la fin des années 1980, le grand mouvement de libéralisation de l’économie est en marche, et cette évolution – souhaitée par les uns et crainte par les autres – prend à revers l’ESS, dont les entreprises ont tendance à se focaliser sur les produits et les services au détriment du fonctionnement coopératif (sociétariat et démocratie coopérative). Comme si la standardisation des conditions de production des biens et des services devait nécessairement entraîner une banalisation des coopératives ou des mutuelles.

La tribune de Jacques Moreau (citant la position d’Étienne Pflimlin, alors président du Crédit mutuel, qui explique comment son organisation incarne « l’anti-banalisation ») rappelle fort opportunément que la thématique de la banalisation fait partie des controverses qui jalonnent l’existence de l’ESS, dès lors que les entreprises de ce secteur s’adaptent aux marchés dans lesquels elles opèrent.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Chantal Chomel

100 ans

À la fin de cette année 2021, la Recma aura 100 ans.
La Recma a été fondée par Charles Gide et Bernard Lavergne. La notoriété de Charles Gide dans le monde universitaire permet de réunir la signature de 200 intellectuels à la sortie du premier numéro, dans lequel Gide publie pourtant un article très virulent – « un texte pamphlétaire », dit André Chomel 1 – expliquant « pourquoi les économistes n’aiment pas la coopération ».

L’ESS entre démocratie et commerce

En mettant en question les contrats aidés, le gouvernement français a suscité un large mouvement de contestation au sein de l’ESS. En même temps, la nomination de Christophe Itier a été saluée à juste titre, même si un haut-commissariat n’est pas un ministère délégué ni un secrétariat d’Etat. Ces deux évènements invitent à s’interroger sur la grande ligne politique du gouvernement français en matière d’ESS.

Kafo jiginew au Sud-Mali : un partenariat du Crédit coopératif au long cours

Les auteurs reviennent sur l’histoire exemplaire de Kafo jiginew, réseau coopératif de caisses intervillageoises d’épargne et de crédit au Mali, né en 1985 dans le cadre d’un partenariat entre la Fondation Crédit coopératif et un consortium d’ONG européennes. Ancrée dans la réalité malienne, la construction du réseau s’appuie sur les associations villageoises et le poids des leaders coutumiers. Le développement n’ira pas sans une crise importante dix ans plus tard, dont le dénouement impliquera d’accepter le pari d’une direction malienne de Kafo jiginew. Les enseignements sont nombreux, et l’article resitue aussi cette expérience dans le contexte de la microfinance en Afrique de l’Ouest, où les coopératives d’épargne et de crédit occupent une place prépondérante. Ce texte constitue la version complète de la contribution de Dominique Gentil et François Doligez à l’ouvrage publié en hommage à Jacques Moreau, qui, à la tête du Groupe Crédit coopératif, décida au début des années 80 de s’engager dans cette aventure.

Numéro de revue: 
298
Année de publication: 
2005
Fichier attachéTaille
PDF icon 298_011025.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Gentil D. Doligez F.