proximité

Colloque "BIO, proximité et solidarité", 25 septembre, Lyon

L’agriculture biologique s’est installée durablement dans le monde de la production et de la consommation. Elle représente un levier majeur pour répondre aux enjeux socio-économiques et environnementaux des territoires : relocaliser la production et l’emploi, développer les circuits de proximité, réduire l’empreinte écologique, satisfaire la demande des consommateurs, etc. Mais comment passer de l’idée au projet de territoire ? Comment rassembler au-delà du monde agricole ? Comment aborder la question de l’accessibilité pour tous ? Comment développer de nouvelles formes d’organisation capables de renforcer son utilité sociale ? Elus, agriculteurs, membres associatifs ou de collectivité, conseillers dans une organisation agricole ou environnementale, ce colloque s’adresse à tous les acteurs du développement durable. Pour vous accompagner, des acteurs témoignent de leurs initiatives, qui vous donnent les clefs pour réussir à mettre en œuvre un véritable projet de société, durable et solidaire.

Coopérer pour développer les circuits courts

La Fédération nationale des coopératives d'utilisation de matériel agricole (FNCUMA) publie un intéressant 12 pages sur les "circuits courts". Circuits courts/circuits de proximité, comment s’y retrouver ? «Un intermédiaire au plus entre producteur et consommateur » : voilà la définition des circuits courts la plus couramment utilisée. Cette formulation ne prend pas en compte la dimension locale – pourtant essentielle – et c’est pourquoi beaucoup lui préfèrent l’expression de «circuits de proximité». Dans ce dossier, nous considérons que les circuits courts se rapportent à l’ensemble des démarches qui visent à limiter les intermédiaires et les distances entre producteurs et consommateurs.

Réforme du CESE : la coopération perd des sièges mais pas forcément du terrain

Le décret relatif aux conditions de désignation des membres du Conseil économique, social et environnental adopté le 29 juillet 2010 et publié le 9 septembre confirme la réduction du nombre de représentants de la coopération. 6 sièges sont désormais réservés aux coopératives (au lieu de 10 précédemment).

Les déterminants de la fidélité des adhérents de coopératives agricoles

La relation entre l’agriculteur-adhérent et sa coopérative semble avoir changé de nature. Les adhérents de première génération adhéraient à la coopérative locale et pour la totalité de leur production. Aujourd’hui, ils adoptent des comportements beaucoup plus opportunistes et, bien qu’adhérents d’une coopérative, n’hésitent pas à rechercher l’offre la plus avantageuse. Ce comportement de l’adhérent est d’autant plus fréquent dans le secteur approvisionnement-céréales, caractérisé par un accroissement de la volatilité des prix des matières premières. Les dirigeants de coopératives agricoles doivent donc être capables de retenir leurs adhérents. Cet article montre que la fidélité de l’agriculteur à sa coopérative dépend certes de caractéristiques individuelles ou liées à son exploitation agricole, mais aussi de variables psychologiques sur lesquelles les dirigeants peuvent agir : l’implication de l’agriculteur et la confiance qu’il témoigne à l’équipe dirigeante.

Numéro de revue: 
314
Année de publication: 
2009
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PDF icon 314_047062.pdf201.12 Ko
Auteur(s): 
Valérie Barraud-Didier, Marie-Christine Henninger

Economie sociale et solidaire et développement local

Les approches des économistes de la proximité en termes de district industriel, de systèmes productifs locaux, de milieux innovateurs, de gouvernance locale et de capital social ne repèrent généralement pas la place spécifique que pourraient occuper les acteurs de l’ESS dans le développement des territoires. A l’inverse, dans les approches plus normatives du développement local et chez les auteurs de l’ESS, on semble considérer que l’ancrage des acteurs et des entreprises de l’ESS dans « leur » territoire va de soi. L’article plaide en faveur d’un rapprochement entre les deux types d’approche. Ce croisement fertile passerait alors par des recherches dont l’auteur indique, chemin faisant, quelques pistes praticables : notamment celle de la confiance, qui est au coeur des théories du capital social et de la proximité (géographique et organisationnelle) et pour laquelle il est facile de faire valoir les aptitudes particulières de l’ESS.

Numéro de revue: 
296
Année de publication: 
2005
Fichier attachéTaille
PDF icon 296_026041.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Parodi M.

Economie sociale et solidaire, territoires et proximité

Si le territoire s’est révélé un objet de recherche autonome pour l’économie contemporaine, il constitue aussi une entrée originale pour problématiser l’économie sociale et solidaire (ESS). Dans un premier temps, l’article présente une grille de lecture des différentes approches économiques, qui permet de dégager six questions pertinentes pour l’ESS. La catégorie « territoire » se prêtant ainsi à des interprétations croisées, les auteurs extraient du questionnement précédent, en lien avec les différentes contributions de ce numéro de la «Recma», deux axes essentiels de recherche: d’une part, la gouvernance territoriale des organisations de l’ESS, analysée sous l’angle de la prise de décision entre parties prenantes et des politiques publiques ; d’autre part, les territoires cognitif et axiologique de l’ESS, explorés à travers la mise en oeuvre de ressources cognitives par les acteurs et leurs croyances partagées ou distribuées."

Numéro de revue: 
296
Année de publication: 
2005
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PDF icon 296_008025.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Colletis G., Gianfaldoni P., Richez-Battesti N.

L’économie sociale dans les services de proximité : pionnière, partenaire

Cet article investit le champ des services de proximité, en croisant approches théoriques et analyses empiriques issues d'observations sur le territoire de Charleroi, en Belgique. A partir des caractéristiques inhérentes au concept, les auteurs identifient les enjeux associés aux services de proximité, aussi bien pour l'usager que pour la collectivité. Dans ce contexte, quel est le rôle spécifique de l'économie sociale ? En considérant quatre domaines de prestation de ces services - aide à domicile, accueil de la petite enfance, développement de quartier, aide au logement -, l'étude menée sur le terrain révèle une diversité de prestataires parmi lesquels les associations occupent une place prépondérante, devant le secteur public. Les typologies établies permettent de situer les différentes organisations impliquées au regard de critères tels que le mode de financement - marchand ou non marchand - ou le degré d'implication des acteurs. A l'appui des théories économiques se dégagent ainsi différentes facettes du rôle des associations dans le champ des services de proximité : innovation, "réponses particulières" Ces éléments amènent à relativiser l'objectif d'insertion de personnes peu qualifiées souvent attribué à ces services et permettent de dégager quelques orientations pour des politiques publiques qui viendraient soutenir le rôle de l'économie sociale, en complémentarité avec une pluralité d'acteurs. 

Numéro de revue: 
273
Année de publication: 
1999
Auteur(s): 
Bruno Gilain, Marthe Nyssens

Les relations entre les banques coopératives et les organisations de l’économie sociale et solidaire: proximités et partenariats

Cet article a pour objet d’étudier, de façon essentiellement empirique et exploratoire, la manière dont les dirigeants des organisations de l’économie sociale et solidaire (OESS) considèrent leurs relations avec les banques coopératives en France. Sont-elles à leurs yeux des banques « comme les autres » ou bien vont-ils jusqu’à les considérer comme de véritables partenaires ? La notion de proximité joue-t-elle un rôle dans l’existence d’un « sentiment de partenariat » ? Et si oui, de quels types et de quelles formes de proximité s’agit-il ? A partir de l’hypothèse que les banques coopératives sont a priori mieux outillées que les autres pour être considérées comme des partenaires par les OESS, nous nous intéresserons au point de vue subjectif formulé par les clients ou sociétaires particuliers que sont les OESS. En exploitant des retranscriptions d’entretiens réalisés sur le terrain, nous testerons une grille de lecture de la proximité construite à partir de travaux théoriques du courant économique néo-institutionnaliste s’étant attachés à traiter du territoire. Au terme de ce travail, il apparaît assez que les responsables d’OESS se sentent d’autant plus proches de leur banque qu’ils partagent avec elle un « capital culturel » et un « capital social ».

Numéro de revue: 
311
Année de publication: 
2009
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PDF icon 311_046058.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Jean-Robert Alcaras, Patrick Gianfaldoni et Nadine Richez-Battesti

Adhésion associative et positions sociales : l’adhésion associative des ouvriers-employés

A partir de l’enquête Insee « Vie associative » de 2002, cet article vise à repérer au sein des catégories des ouvriers et employés les facteurs sociologiques contribuant à l’adhésion à une association. Il permet également de saisir les similitudes et les différences dans les motifs d’adhésion entre les ouvriers-employés et les cadres supérieurs selon le moment dans le cycle de vie. Entre autres facteurs, la situation économique et la situation professionnelle, qui ne sont pas sans rapport avec les ressources culturelles, influent sur les aspirations à être dans le monde associatif. Pour saisir les motifs d’adhésion en tenant compte du critère de l’âge, les auteurs proposent deux indices visant à mesurer pour l’un le cadre social de l’action de l’association (indice de socio-dépendance), pour l’autre l’orientation de l’action des adhérents (indice de motivation collective). Parmi les personnes les plus âgées (55-74 ans), si les ouvriers-employés justifient leur adhésion par la recherche d’une proximité relationnelle, les cadres semblent moins à la recherche du lien social comme finalité.

Numéro de revue: 
306
Année de publication: 
2007
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PDF icon 306_047064.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Thalineau A., Morel G., Nowik L.