Lettre d'information de la Recma
Bonjour à toutes et à tous,
Alors que le débat autour de la réforme des retraites mobilise enfin, saluons le communiqué du Ceges qui se prononce pour le "maintien de l'âge légal à 60 ans avec l'élargissement de l'assiette des cotisations à la totalité des revenus du travail." Une déclaration particulièrement bienvenue au moment où la prévention des risques professionnels devient un sujet d'actualité dans les entreprises de l'ESS. Notons incidemment que cette défense, par l'association représentative de l'économie sociale française, du système de retraites par répartition n'est pas partagée par les promoteurs de la future "école de la mutualité et de l'économie sociale".
Congrès de l’Amice : « La Mutualité aujourd’hui : pérennité des valeurs », 24 -26 mai, Gênes (Italie)
L’Association des assureurs mutuels et coopératifs en Europe tiendra son congrès à Gênes les 24-26 mai, sur le thème « La Mutualité aujourd’hui : pérennité des valeurs ».
En savoir plus sur www.amice-eu.org
Réinventer le mutualisme en Colombie
Numero de revue : 315 Année de publication : 2010 Auteurs : Fabio Alberto Cortés Guavita
Après avoir restitué brièvement la genèse du mutualisme en Colombie (inspirations, poids dimension politique), l’auteur s’attarde sur les causes de l’atonie qui a caractérisé la mutualité colombienne au tout début du XXIe siècle. L’accès à la santé est largement compromis pour les classes populaires et le mouvement mutualiste colombien n’offre pas de solution. La démonstration met l’accent sur les dysfonctionnements internes du secteur : la corruption, les pratiques clientélistes et l’incompétence des dirigeants, auxquelles s’ajoutent une certaine paresse théorique et l’absence de référentiel identitaire. La confédération Colombiamutual a été créée en 2005 à Bogota dans le but de permettre à la mutualité de prendre un nouvel envol dans ce pays. La mutualité colombienne doit, selon l’auteur, s’investir davantage dans l’assurance maladie, qu’elle pourrait contribuer à généraliser à toutes les catégories socioprofessionnelles.
La Concertation : la mutualité gagne du terrain en Afrique
En juin 1998, plusieurs acteurs de la mutualité de santé se réunissent au Sénégal pour définir les stratégies d’appui au mouvement mutualiste naissant sur le continent africain. Autour de la « plateforme d’Abidjan » se crée un réseau de partage d'expériences, de compétences et d'informations sur le développement des mutuelles de santé en Afrique de l’Ouest et du Centre appelé « La Concertation ». La tâche est immense : on estime par exemple que près de 98 % des Camerounais ne bénéficient pas d’une couverture maladie, l’Etat s’étant fixé un objectif de couvrir 40 % de la population par des mutuelles de santé d’ici fin 2010. Alors que le pays ne comptait que 9 mutuelles en 2000, 95 sont recensées fin 2008. La Concertation organise donc des forums. Le premier réunit 80 personnes à Dakar en 2000, 400 participent au troisième à Bamako en 2004.
« Les adhérents d’une mutuelle ne sont bien assurés que s’ils sont bons assureurs* »
Le dossier que nous avons le plaisir de proposer dans ce numéro 312 porte sur les mutuelles en France. Les trois premiers articles qui le composent sont issus des travaux présentés au XXIIe congrès de l’Addes le 10 mars 2009.
Gouvernance et contrôle interne à l’aune de Solvabilité II: les nouvelles responsabilités des administrateurs de mutuelles fran
Numero de revue : 312 Année de publication : 2009 Auteurs : Olivier Boned
Trait commun partagé par toute l’économie sociale, la gouvernance des mutuelles se caractérise par la participation des adhérents à la désignation des administrateurs selon le principe « Une personne, une voix ». Les 110 000 administrateurs élus au sein des 2 000 mutuelles actives dans le domaine de la santé témoignent ainsi de la pertinence de ce modèle et de son ancrage dans la société française. La gouvernance mutualiste se trouve aujourd’hui face à un mouvement de fond initié par le projet de directive européenne Solvabilité II. Cette vague contraint les mutuelles à se pencher sur leurs pratiques de gouvernance et à interroger leur modèle dans toute son originalité. Trois textes servent ici de base à une réflexion projective sur la gouvernance des mutuelles.
La réforme du droit coopératif en Italie
Numero de revue : 290 Année de publication : 2003 Auteurs : Pezzini E.
Le droit coopératif italien vient d’être profondément révisé dans le cadre d’une réforme du droit des sociétés qui modernise la partie du Code civil concernant le droit des entreprises. Si cette réforme était demandée par le mouvement coopératif, son élaboration, qui a impliqué deux législatures avec deux majorités différentes, a connu des moments de très grande tension entre mouvement coopératif et gouvernement, et des attitudes contrastées au sein du mouvement coopératif. Cet article montre « de l’intérieur » comment des situations dramatiques, qui ont vu le mouvement coopératif en situation de forte difficulté, ont pu être surmontées grâce à une intelligence politique, beaucoup de patience et des efforts « pédagogiques » envers les interlocuteurs parlementaires. Plusieurs innovations ont été introduites, la plus remarquable étant celle qui définit la « mutualité prédominante » et des critères précis à respecter pour garder la faveur de l’Etat en matière fiscale.
» Lire la suiteUne question de justice ? Réforme « assurancielle » et tradition mutualiste au québec (1890-1910)
Numero de revue : 311 Année de publication : 2009 Auteurs : Martin Petitclerc
Les historiens considèrent que la réforme de la mutualité – l’introduction de techniques assurancielles – a permis de consolider les organisations mutualistes apparues dans les communautés ouvrières naissantes et condamnées à une grande précarité économique. En reprenant le discours des réformateurs de l’époque, les analystes ont méconnu le fait que la réforme de la mutualité n’a pas simplement balayé un exercice amateur et déficient de l’assurance : elle a également mis sous le tapis une réponse originale aux problèmes de solidarité qui a profondément marqué la classe ouvrière.
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Par son projet éditorial - étudier et comprendre les pratiques de l'économie sociale -, la Recma est une revue transdisciplinaire. Cette transdisciplinarité a pu être considérée comme une faiblesse, dans la mesure où la Recma n'est ni une revue d'économie, ni une revue de droit, ni une revue de gestion, ni une revue d'histoire, ni une revue de sociologie, etc. Cette transdisciplinarité nous apparaît plutôt comme une force, à la condition toutefois que la Recma attache son contenu à l'actualité des pratiques de l'économie sociale et solidaire.
