microfinance

Le microcrédit personnel : un modèle au potentiel inclusif limité

Cet article a pour objet de dresser un état des lieux de l’utilisation du microcrédit personnel garanti par le Fonds de cohésion sociale (FCS ; loi n° 200532 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale) depuis sa création en France, en 2005. Il montre que des freins matériels et conceptuels inhérents aux caractéristiques du dispositif en limitent l’usage et l’effi cacité. A partir de données chiffrées, il met en évidence que les coûts et les contraintes organisationnelles assumés par les établissements fi nanciers prêteurs et les intermédiaires sociaux condamnent une distribution plus massive du microcrédit personnel. Il souligne, ensuite, qu’en dépit d’études d’impacts optimistes, menées par exemple par la Fédération nationale des Caisses d’épargne (2010) ou plus récemment à la demande de la Caisse des dépôts et consignations (Gloukoviezoff , Rebière, 2013b), la conception même du dispositif peut conduire à des dépenses diffi cilement justifi ables pour l’Etat. Il conclue sur la nécessaire rénovation du dispositif en profondeur pour en faire un réel facteur d’inclusion.

Numéro de revue: 
335
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Jean-Marc Figuet et Fabienne Pinos

La coopérative financière et la politique d’uniformisation du droit Ohada

Le 10 décembre 2010, l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) a adopté un nouvel acte uniforme relatif au droit des coopératives. Au cours des travaux préparatoires, il avait été convenu de définir des règles particulières applicables aux coopératives financières (ou coopératives d’épargne et de crédit, Coopec), dont la désorganisation aurait été à l’origine de la réglementation même des coopératives. Curieusement, elles ont progressivement été extraites du texte et ne figurent pas dans la version finale de l’acte uniforme. L’objectif de cet article est de porter une analyse critique sur cette éviction par le législateur Ohada tant du point de vue de la place de ces organisations dans la société que sous l’angle de l’appréciation du procédé d’uniformisation du droit par l’organisation, qui se trouve ici réduit.

Numéro de revue: 
330
Année de publication: 
2013
Fichier attachéTaille
PDF icon recma330_072087.pdf1.27 Mo
Auteur(s): 
Willy Tadjudje

3rd European Research Conference on Microfinance 10-12 June, 2013, Agder (Norway), deadline for submission February 28th

Microfinance has become a large banking segment as well as a widely practiced development tool. The present microfinance industry is confronted with a broad range of dilemmas and unsolved problems, and the debate about the development effect of microfinance continues. This provides our motivation for the invitation to researchers from all disciplines within social sciences and economics.The aim of the European Research Conference on Microfinance is to be the World’s most important meeting place of academics involved in microfinance research. The two former conferences organized by the Centre for European Research in Microfinance (CERMi) at the University Libre De Brussels, and by University of Groningen in the Netherlands have seen the turnout of several hundred researchers, as well as many practitioners interested in academic research, from across the globe. The upcoming conference is organized by the University of Agder in cooperation with the European Microfinance Platform (http://www.e-mfp.eu/), CERMi (www.cermi.eu) and University of Groningen (www.rug.nl/gsg) .

"Microfinance and the New Latin American Left: between cooperation and competition", Anvers, 12-13 nov. 2012

The Flemish Interuniversity Council (Vlaamse Interuniversitaire Raad/VLIR) host an International Seminar "Microfinance and New Left in Latin America" the 12-13 November. The conference will be in Spanish and English. It is open to all academic microfinance experts and political scientist, coming from Latin America, Mesoamerica, Europe (Belgium, France, Netherlands, …); stakeholders from the microfinance sector and policy circles (MFIs, MFI-associations, regulators, public bankers, consultants, politicians or activists) coming from Latin America (Bolivia, Ecuador, Brazil, … ) and Mesoamerica (Mexico, Guatemala, Nicaragua, …), and academics and microfinance stakeholders (funding agencies, consultants, NGOs, …).

Lafarge mise sur la microfinance pour faciliter l’accès au logement

(Agence Ecofin) - Présent dans 64 pays, le groupe Lafarge ambitionne de faciliter l'accès de 2 millions de personnes à un logement abordable et durable d'ici 2020 en s’associant à des organismes de microcrédits. Un premier partenariat a été noué avec l’organisme Cooperative Housing Foundation (CHF International), doté d'une expérience de plus de 60 ans dans l'habitat et l'urbanisme et

La microfinance : la fin de l’exclusion ?

Sylvain Allemand. Ellipses, Paris, 2011, 180 p.

Dans le prolongement du précédent ouvragede l’auteur, en 2007, ce livre constitue une introduction accessible à la microfinance, à son histoire, aux acteurs de sa « nébuleuse » et à quelques-uns des débats qui traversent le secteur depuis l’introduction controversée en Bourse de Compartamos au Mexique (2007) et la crise de surendettement dans l’Etat de l’Andrah Pradesh, en Inde, depuis de 2010. Il restitue de façon honnête et équilibrée informations et analyses disponibles en français, sans trop céder aux effets de mode ou aux opportunismes dont le secteur est familier (lire, pour le Maroc, Recma, n° 317), et ouvre à la diversité de ce qu’il se propose de dénommer les « microfinances » en évoquant l’épargne, l’assurance, les virements internationaux, etc.

Crise en microfinance :le point de vue de développement international Desjardins

Le mouvement coopératif des Caisses Desjardins, le premier employeur privé du Québec, s'investit depuis longtemps dans l'aide au développement. Sa composante Développement international Desjardins (DID), spécialisée en appui technique et en investissement dans le secteur de la finance de proximité dans les pays en développement et en émergence (Afrique, d'Amérique latine, Antilles, Asie, Europe centrale et de l'Est) proposait en juin 2011 une intéressante réflexion et mise au point sur la crise de la microfinance (effet de cavalerie, taux usuraires...) : en dépit d'une certaine désinformation sur les effets néfastes de le l'action des IMF, sans pédagogie et accompagnement à la coopération, l'accès des plus pauvres aux services financiers constitue un véritable piège pour ces populations.

Femmes et microfinance : espoir et désillusions de l’expérience indienne

Isabelle Guérin, Jane Palier et Benoît Prévost. Archives contemporaines éditions, coll. « Savoirs francophones », février 2009.

La dimension de l’ouvrage, une centaine de pages, ne doit pas faire illusion au regard de la densité du texte. On notera dès le départ une importante bibliographie de dix pages parfaitement contemporaine. Elle rassemble une majorité de travaux écrits en français, avec d’abondantes références aux rapports et publications d’organisations internationales, notamment Banque mondiale, BIT, ONU, Pnud.

La microfinance en Afrique de l’Ouest : histoires et innovations

 A. Ouédraogo et D. Gentil (coord.). CIF-Karthala, Paris, 2008, 307 p.

Ce livre, fruit d’un long processus jalonné par plusieurs ateliers d’écriture, répond à une double ambition: conserver la mémoire institutionnelle de six réseaux mutualistes d’épargne et de crédit ouest-africains et renforcer la visibilité nationale et internationale d’expériences originales dans le domaine de la microfinance. L’initiative n’est pas anodine. D’une part, ces organisations sont souvent antérieures à la mode du microcrédit et, dans un secteur largement dominé par les acteurs financiers de la coopération internationale et leurs normes (best practices), il est rare d’entendre les praticiens du Sud. D’autre part, le mouvement coopératif regroupé au sein de la Confédération des institutions financières (CIF) compte 1,8 million de membres, 111 milliards de FCFA de dépôts et plus de 99 milliards de prêts, soit respectivement 38% du public, 42% des dépôts et 32% du crédit de la microfinance en Afrique de l’Ouest, ce qui peut apparaître comme un paradoxe face au dénigrement dont les coopératives et l’économie sociale font l’objet dans le secteur. Encore dépendant des subventions dans les années 90, le mouvement dégage un résultat net consolidé positif depuis 2002, même si certains réseaux ont traversé de graves crises qui ne sont pas occultées dans l’ouvrage.