Italie

Face à la spéculation immobilière, quelles sont les réponses coopératives de l’Europe latine ? - Rome - 10-11 juin 2015

L’atelier international  co-organisé par CHAIRECOOP & le LAC (Laboratoire d’Art Civique) & L’Union des locataires Roma (Unione Inquilini) vise à renforcer les échanges et les analyses issues des pratiques citoyennes et coopératives innovantes, fruits des sociétés civiles italiennes et espagnoles (Rome, Madrid, Barcelone, Séville…),qui interviennent en réaction à la spéculation immobilière et à ses effets. (10 & 11 Juin 2015)

La diversité des modes d’organisation des associations coopératives : un défi pour l’Union européenne

Le mouvement coopératif en Europe est une réalité très significative, mais avec une faible identité collective et une très modeste capacité de représentation politique. Cette situation est en bonne partie le résultat de l’évolution des organisations coopératives dans les différents pays européens, qui se sont développées de manière très distincte, en mélangeant ou en privilégiant, selon les cas, organisations sectorielles ou intersectorielles. Une rapide analyse de trois
expériences nationales nous permet d’identifier différents modèles et leur évolution. Ces analyses nationales nous aident à confronter les parcours et à déterminer des orientations possibles pour l’organisation coopérative au niveau européen.
Numéro de revue: 
335
Année de publication: 
2015
Auteur(s): 
Enzo Pezzini

Italie : la coopérative revient à la mode chez les jeunes

(De Rome) «  La coop  ? Oui, oui c’est bien là  !  ». Giacomo sourit depuis la fenêtre en indiquant la porte avec la tête. Nous sommes en plein cœur du Pigneto, un quartier alternatif de Rome. C’est là que la coopérative Coraggio (« courage » en italien) a élu domicile, il y a trois ans. Dans ce modeste local aux allures de capharnaüm siègent aussi les associations environnementale Terra et de lutte contre la mafia daSud. Quelques bureaux, un canapé rouge et des affiches collées au mur.

Habitat coopératif : "L’autorecupero" a-t-il à un avenir à Rome?

Après l’élection du nouveau maire de Rome Ignazio Marino (Parti démocratique ) en Juin 2013, va-t-on assister à une renaissance de “l’autorecupero” à ROME ?Pasquini, secrétaire national de l’Unione Inquilini (union des locataires) de Rome répond à CHAIRECOOP et  fait part de son analyse sur l’avenir de « l’autorecupero » à Rome.

Pour sauver leur emploi, ils parient sur l’autogestion

L’autogestion ouvrière est un rêve fou, dans le domaine de l’industrie, qu’on croirait pieds et poings liés avec le productivisme. À la faveur de la crise, la vieille idée délaissée par le mouvement ouvrier au XXe siècle refait pourtant surface. Un article de Erwan Manac’h pour Politis du 5/02/14. 

Solidarité sociale et identité nationale lors de l’unification de l’Italie : l’exemple de la solidarité artisanale

Dans l’Italie après l’unification (1861), un réseau associatif s’attacha à promouvoir le développement économique et la solidarité sociale autour de la figure du petit artisan en tant que chef d’entreprise ou travailleur autonome : la Fraternité artisanale d’Italie préfigurait certaines formes de division sociale du travail (« fabrique collective ») et témoignait de la réaction des petits entrepreneurs au processus d’industrialisation de masse. La présente étude vise à mettre en évidence l’extrême diversité des positions professionnelles à l’intérieur de l’association, l’importance des relations familiales, de groupe et de voisinage, les nombreux services que la Fraternité offrait à ses adhérents pour faciliter l’accès au crédit, au commerce et à l’innovation technologique et les activités de représentation ou d’éducation de l’association. La Fraternité constitue en ce sens un modèle pour le mouvement ouvrier en gestation. Son histoire contribue à éclairer l’existence aujourd’hui des districts industriels, un réseau dense de petites entreprises, sur la base de la spécialisation des fonctions, mais aussi des liens de solidarité familiale ou territoriale.

Numéro de revue: 
329
Année de publication: 
2013
Auteur(s): 
Anna Pellegrino

Coopératives et réutilisation sociale des biens confisqués à la mafia. Le projet Libera Terra en Sicile

Une loi de 1996 introduit en Italie le principe de la réutilisation sociale des biens confisqués aux mafias par leur concession en faveur de coopératives ou d’autres associations. L’étude s’intéresse au cas des coopératives sociales siciliennes du projet Libera Terra, et en particulier à l’exemple pionnier de la Placido Rizzotto, créée en 2001 dans l’arrière-pays de la province de Palerme. L’analyse du microcosme qui entoure cette genèse permettra d’approfondir les aspects économiques, sociaux et institutionnels de l’initiative, surtout dans une perspective de développement local. Avec un regard tourné vers les dynamiques de plus longue durée, cette expérience est l’occasion d’interroger le rapport entre instrument coopératif en agriculture et caractéristiques du terroir, sous la triple déclinaison de l’histoire héritée, des contraintes imposées par le contexte et des opportunités offertes par les ressources disponibles.

Numéro de revue: 
328
Année de publication: 
2013
Auteur(s): 
Niccolò Mignemi

En Italie et en Espagne, les coopératives résistent à la crise

Nos voisins espagnols et italiens vivent une situation économique particulièrement difficile qui, assez inévitablement, a des conséquences sur l’emploi. Dans ce contexte, les informations que nous donne le CECOP concernant ces deux pays sont particulièrement intéressantes. Un article de Michel Abhervé.

Pages