Scop

Coopératives et syndicats : un mariage de raison pour lutter contre les restructurations

"C'est possible, on fabrique, on vend, on se paie !" Le 18 juin 1973, les ouvriers de Lip, la célèbre firme horlogère implantée à Besançon (Doubs), inscrivent ce slogan à l'entrée de l'usine. C'est le top départ de la relance de la production de montres pour leur propre compte et leur vente sauvage, décidée par l'assemblée générale du personnel. Sans patron, le PDG Jacques Saint-Esprit ayant démissionné deux mois plus tôt, les salariés et l'intersyndicale CGT-CFDT n'avaient trouvé que cette solution pour maintenir l'emploi face à un dépôt de bilan imminent et au projet de démantèlement du site avec licenciements à la clé. [...] En 2012, il y a eu, par exemple, My Ferry Link, société coopérative et participative (Scop) de près de 500 salariés créée sous l'impulsion de l'ex-CFDT, après la liquidation de SeaFrance ; ou encore l'imprimerie Hélio Corbeil, à Corbeil-Essonnes (Essonne), qui compte environ 80 salariés.

Scop : les chiffres 2012

Les Sociétés coopératives et participatives connaissent un développement régulier en France. En 2008, le nombre de Scop et de Scic était de 1 883 et les salariés (hors filiales) de 40 922. À fin 2012, on compte 2 165 sociétés coopératives et 43 860 salariés. 248 nouvelles Scop ont vu le jour en 2012, plus haut niveau de création depuis 2007, mais les défaillances sont également nombreuses, de sorte que le nombre net de Scop ne progresse "que" de 120, pour atteindre au total 2 165 coopératives employant 43860 salariés.

Coopérative, contrôle ouvrier: retour sur l'expéricence de Sadefa à Fumel

Tout est à nous, organe du Nouveau Parti Anticapitaliste, publie dans sa livraison d'avril 2013 un article relatant l’expérience de la longue lutte menée dans l’usine Sadefa à Fumel (47). "C’est la Société aquitaine de fonderie automobile, longtemps entreprise phare et parmi les plus rentables du groupe Saint-Gobain-Pont-à-Mousson. L’usine est située dans une région où se côtoient les mines de fer et les barrages hydro-électriques à la base des fonderies et aciéries. En 1970, nous sommes près de 4 000, avec 3 500 CDI et 500 intérimaires et CDD et des sous-traitants. Nous fabriquons des tuyaux pour la voirie, l’adduction d’eau, des pièces pour l’automobile, la SNCF, des chemises pour pistons de poids lourds, bateaux, des tuyaux spéciaux pour la chimie, la papeterie et l’agro-alimentaire, la voirie, l’adduction d’eau, des plates-formes off-shore et... Beaubourg et La Villette.

Goodyear - Amiens : le projet de coopérative balayé par la direction

Le projet de coopérative de la CGT, destiné à sauvegarder une partie des 1 175 emplois de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture, a été repoussé vendredi par la multinationale, qui s'est vu aussitôt reprocher son "manque de sérieux" par le syndicat. Dans une lettre adressée aux salariés, dont l'AFP a obtenu copie, la direction de Goodyear estime que le projet de Scop, annoncé le 26 février par la CGT, "n'est pas une solution de reprise viable des activités agricoles de Goodyear dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA)".

La CGT Goodyear conforte sa place, le projet Scop porté par les salariés

Embarquée dans son projet de société coopérative pour sauver l'usine d'Amiens-nord menacée de fermeture, la CGT a été confortée par les résultats des élections professionnelles qui se sont tenues vendredi et samedi. Avec 83 % des suffrages, la CGT remporte le scrutin haut la main. Dans le collège des ouvriers, elle obtient 87 % des voix pour les délégués du personnel et 84 % au comité d'entreprise. Elle réalise 84 % des voix chez les employés et 48 % chez les cadres.

Bioluz dernière née des coopératives au Pays Basque

Les seuls capables d’accepter des dividendes légers, ce sont les salariés”, affirme Pierre Combroux, pharmacien et tout nouveau directeur général de la désormais Scop (société coopérative et participative) Bioluz, laboratoire pharmaceutique implanté à Saint-Jean-de-Luz dans la zone Jalday et spécialisée dans le remplissage de poches souples stériles. Depuis le 24 février dernier, Bioluz appartient à ses salariés. Un article de Béatrice Molle pour le Journal du Pays Basque.

La CGT de Goodyear veut créer une Scop pour sauver le site d'Amiens

Les délégués CGT de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord (Somme), accusés ces dernières semaines d'avoir provoqué par leur intransigeance la fermeture du site, devaient annoncer, mardi 26 février, leur intention de créer une Société coopérative et participative (Scop), afin de sauver une partie de l'activité du fabricant américain de pneus. "Nous allons demander à la direction de Goodyear que les salariés puissent reprendre à leur compte la production de pneus agricoles", précise Mickaël Wamen, le leader controversé de la section locale du syndicat. "Cette activité est en effet très rentable et n'a aucune raison de fermer", ajoute-t-il.  Goodyear se porte bien et n'a aucune raison de fermer l'usine d'Amiens-Nord, selon la CGT. Selon la CGT, cette reprise en Scop pourrait permettre de sauver environ 800 emplois sur les quelque 1 200 que compte encore l'usine.