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Québec: "Coopératives, action communautaire autonome et économie sociale: des dynamiques distinctes", par Louis Favreau

C’est pendant la conférence internationale organisée par le mouvement coopératif (sous la coordination du CQCM) en 2010 que j’ai été interpelé par un dirigeant de la CDEC de Québec qui me demandait pourquoi je n’utilisais pas dans ma présentation l’expression « entreprises d’économie sociale » pour parler des coopératives. L’année précédente, le réseau des organisations communautaires de la région métropolitaine (le RIOCM en collaboration avec la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal) m’avait invité à parler de l’avenir du « communautaire ». D’autres panelistes de ce colloque s’attendaient à ce que je parle d’économie sociale comme voie d’avenir du « communautaire ». Ce ne fut pas le cas ! Le « communautaire » a son propre avenir tout comme le mouvement coopératif a le sien.

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« dash.coop », plateforme interactive sur les coopératives

Lancée en février dernier par Co-operative Press, dash.coop est une plateforme interactive regroupant les actualités des coopératives dans le monde. Ce site permet d’être informé des derniers « twitts » (informations publiées sur le réseau social Twitter) et des actualisations de blogs du mouvement coopératif. Tout internaute peut s’enregistrer et alimenter le site.

 

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Entreprises collectives : les enjeux sociopolitiques et territoriaux de la coopération et de l’économie sociale

Louis Favreau. Presses de l’université du Québec, 2008, 326 p.

Plus qu’une synthèse de vingt ans de recherche et d’engagement, cet ouvrage est l’occasion pour Louis Favreau, sociologue, professeur à l’université du Québec en Outaouais et directeur de la chaire de recherche en développement des communautés (CDR), de dresser un bilan de la dernière décennie de la coopération et de l’économie sociale québécoises.

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L’habitation communautaire au Québec, un bilan des trente dernières années

Numero de revue : 313   Année de publication : 2009   Auteurs : Marie J. Bouchard

Cet article vise à tracer un bilan de l’expérience québécoise en habitation communautaire (coopérative et associative). Une première partie brosse un portrait actuel du secteur. Une deuxième partie présente l’analyse des innovations sociales portées par ce mouvement, qui concernent les rapports de production, de consommation et de gouvernance du logement social. Ces innovations participent d’un modèle de développement qui se caractérise par une gouvernance distribuée en réseau et marquée par des relations partenariales avec l’Etat. La troisième partie présente certaines des retombées du logement communautaire et expose quelques défis auxquels se confronte maintenant le secteur. La conclusion revient sur les valeurs qui ont animé le mouvement au cours des trente dernières années et qui sont toujours d’actualité.

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"Nous protégeons l’infortune" Les origines populaires de l’économie sociale au Québec

Martin Petitclerc. VLB éditeur, 2007, 283 p.

L’Union Saint-Joseph représente l’une des figures emblématiques de l’histoire des sociétés de secours mutuels au Québec. Le récit de son irrésistible ascension et de son déclin non moins irrésistible franchit largement les limites du genre monographique. L’analyse de Martin Petitclerc, professeur d’histoire de l’université du Québec à Montréal (Uqam), porte moins sur le patrimoine social accumulé par cette entreprise solidaire que sur les causes de son échec programmé. L’auteur nous offre là une remarquable défense et illustration du caractère universel de la pratique mutualiste dans sa confrontation avec l’économie de marché mondialisée.
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Première conférence mondiale de recherche en économie sociale du Ciriec, Victoria, oct 2007

D’une entrevue entre Ian Mac Pherson et Bernard Thiry, fin 2005, a émergé l’idée de co-organiser au Canada anglophone avec le Ciriec une conférence internationale sur l’économie sociale, la première du genre, l’internationalité plus ancienne de l’Alliance coopérative internationale (ACI) se limitant aux seules coopératives. Ian Mac Pherson est directeur du British Columbia Institute for co-operative studies et directeur du Centre canadien d’économie sociale, Bernard Thiry dirige le Ciriec international à Liège. 

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Aperçus de l’économie sociale en Ontario: une modalité spécifique d’affirmation de la minorité francophone

Numero de revue : 312   Année de publication : 2009   Auteurs : Rachid Bagaoui

Cet article vise à présenter le bilan d’un ensemble de recherches sur l’économie sociale dans le contexte particulier de la minorité francophone de l’Ontario. Dans ce type de « petite société », la création de structures d’économie sociale peut être lue comme autant de manifestations des luttes solidaires de la minorité francophone pour sortir de la précarité et résister à la domination politique, matérielle et symbolique qui s’exerce sur elle. Les formes et les objectifs de cette économie communautaire ont évolué en plus d’un siècle. La défense linguistique et religieuse cède la priorité à des considérations plus matérielles, autour de l’emploi, et pancanadiennes.

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Economie sociale et solidaire et politique de la ville

Numero de revue : 296   Année de publication : 2005   Auteurs : Demoustier D., Vallat D.

Si économie sociale et solidaire et territoire sont intrinsèquement liés, les modes d’action évoluent. Comment le rôle de l’économie sociale et solidaire dans le développement des territoires se recompose-t-il aujourd’hui ? L’article propose plusieurs axes d’analyse de ces évolutions. Là où l’économie sociale participait à l’aménagement du territoire, on s’inscrit désormais dans une dynamique de développement local rural et urbain. Les organisations de l’économie sociale et solidaire y trouvent des positionnements différenciés : accompagnant l’essor démographique et économique par l’offre de nouveaux services, elles représentent aussi des freins à la déqualification des territoires (structures d’insertion, Scop…), prennent en charge certains coûts sociaux et cherchent à corriger des déséquilibres (finance solidaire…).

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Métamorphose des organisations rurales au Cameroun, implications pour la recherche-développement et la gestion des ressources naturelles

Numero de revue : 288   Année de publication : 2003   Auteurs : Oyono P.-R. Temple L.

La réforme rurale conduite au Cameroun depuis 1992 a introduit de nouveaux schémas de fonctionnement dans l’infrastructure communautaire agricole et la gestion locale des forêts. Il s’en est suivi une prolifération d’organisations rurales, regroupées sous l’étiquette de « groupes d’initiative commune » (GIC), de « nouvelles coopératives » et de « comités de gestion des forêts ». Cet article décrit l’organisation communautaire en milieu rural camerounais et propose une première évaluation des changements institutionnels et organisationnels qui ont marqué les années 90. Les auteurs analysent les contraintes véhiculées par ce modèle de réforme rurale, en termes de fonctionnalité, de couverture efficiente des espaces géographiques et d’adéquation aux problématiques de développement rural.

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Economie sociale au Québec, vers un clivage entre entreprise collective et action communautaire

Numero de revue : 284   Année de publication : 2002   Auteurs : D’Amours M.

Cet article analyse le processus d’institutionnalisation de l’économie sociale au Québec. En s’intéressant plus particulièrement à la période 1995-2001, l’auteur développe deux idées-clés. D’une part, la reconnaissance gouvernementale accrue s’est accompagnée d’un rétrécissement de la définition initiale impulsée par les mouvements sociaux. Au terme de ce processus, l’économie sociale se trouve limitée à sa dimension entrepreneuriale. D’autre part, les politiques étatiques tendent à opposer les composantes de l’économie sociale, réservant l’économique (l’emploi, le développement de nouveaux services et de nouveaux marchés) à l’entreprise collective et le politique (la transformation sociale, la citoyenneté) à l’action communautaire. Non seulement cette séparation est artificielle, mais elle risque d’appauvrir chacune des composantes. Elle témoigne en outre d’une vision qui réduit l’économie au couple Etat-marché et l’éloigne d’une perspective d’économie plurielle.

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