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L’entrepreneuriat social: du marché public au public marché

Numero de revue : 316   Année de publication : 2010   Auteurs : Jean-François Draperi

D’inspiration nord-américaine, l’entrepreneuriat social est un mouvement mondial qui vient aujourd’hui bousculer le monde de l’économie sociale et solidaire (ESS) française. Avançant les idées d’ouverture, de finalité sociale, d’ambition de changement social, d’intérêt général,de changement d’échelle, l’entrepreneuriat social porté par le récent Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) incite l’économie sociale à sortir d’une forme de routine et l’économie solidaire à mieux prendre la mesure des enjeux des évolutions économiques, politiques et sociales actuelles. La présente contribution vise à comprendre le cadre historique et théorique qui fonde l’entrepreneuriat social. L’étude des relations étroites entretenues entre le monde de la Bourse et la nouvelle philanthropie qui irrigue l’« entrepreneuriat social » à l’anglo-saxonne permet de situer les origines de l’entrepreneuriat social français.

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Entreprises collectives : les enjeux sociopolitiques et territoriaux de la coopération et de l’économie sociale

Louis Favreau. Presses de l’université du Québec, 2008, 326 p.

Plus qu’une synthèse de vingt ans de recherche et d’engagement, cet ouvrage est l’occasion pour Louis Favreau, sociologue, professeur à l’université du Québec en Outaouais et directeur de la chaire de recherche en développement des communautés (CDR), de dresser un bilan de la dernière décennie de la coopération et de l’économie sociale québécoises.

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« Les coopératives, acteurs de l’économie sociale »

La lettre du GNC de septembre 2009 s’ouvre par cet important édito du président du Groupement national de la coopération. « Démissionner du Ceges ne veut pas dire renoncer à sa place dans l’économie sociale […] bien au contraire » écrit M. Detilleux. « Les crises financière, économique, sociétale récentes ont conforté notre confiance dans la pérennité et la validité de notre système. [… Les coopératives] obéissent à des principes intangibles de démocratie, de solidarité, d’affectation des résultats et de constitution d’assises financières, de pérennité, d’engagement envers la communauté et le développement des territoires dans lesquels elles sont implantées. Nous ne pratiquons pas une économie égoïste, spéculative, régie par la loi du plus fort et nous sommes soucieux d’être des acteurs responsables au sein de la société.

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En Espagne, une loi nationale en faveur de l’économie sociale en cours d’examen

La Cepes (Confederación Empresarial Española de la Economía Social) a déposé en août 2009 une proposition de loi au Parlement espagnol. Sous le boisseau avant son examen parlementaire, nous ne connaissons pour l’heure que les grandes lignes du texte. La loi couvre explicitement le champ de l’économie sociale (ES) selon l’approche du Ciriec (Centre international de recherches et d’information sur l’économie publique, sociale et coopérative, voir page 22 de ce document) et comporte trois grandes parties : une définition du champ et sa classification à part entière dans les outils statistiques nationaux ; une politique de soutien à l’ES ainsi qu’une reconnaissance officielle de la participation de l’économie sociale espagnole dans les différentes instances du dialogue social. Le premier ministre M.

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Equisol : un fonds d’investissement en Ile-de-France… pour l’entreprenariat social

Fin septembre 2009, le Conseil régional d’Ile-de-France annonçait la naissance d’Equisol, un fond dédié au développement ou à la transmission d’entreprises « à vocation sociale ou environnementale ». Ce fonds de près de 4 millions d’euros est abondé majoritairement par la Région et le Crédit coopératif avec la participation notamment de la Macif, du Crédit mutuel, de Chorum et de Sifa (France Active). Esfin-Ides en est l’opérateur et il prend la forme d’une coopérative présidée par Jean-Claude Detilleux. Elle a pour mission d’apporter des fonds propres (entre 10 et 100 mille euros) en prenant des participations dans une vingtaine de projets « à vocation sociale ou environnementale ». Pour le moment, explique M. Hugues Sibille, les entreprises ciblées sont des « PME de l’économie sociale et solidaire [ayant reçu] un agrément solidaire ou un agrément services à la personne ou qui ont un statut d’entreprises d’insertion ».

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Traité d’économie sociale à l’usage des malentendants suivi de L’encre de la révolte

Laurent Lasne. Le Tiers Livre, février 2009.

Laurent Lasne est, entre autres, un excellent connaisseur des Scop. Au sein de Participer, le magasine de la confédération, de sa maison d’édition ou d’autres, il a déjà commis de nombreux ouvrages et études historiques sur le mouvement en général, telle fédération (1) ou entreprise en particulier. Il élargit ici le propos à l’économie sociale, puis, dans une seconde partie, livre une monographie de l’Imprimerie nouvelle, association ouvrière emblématique de la coopération de production. 

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Au bénéfice de la crise? Pour un projet d’économie sociale et solidaire

Numero de revue : 313   Année de publication : 2009   Auteurs : Draperi Jean-François

Pour répondre aux besoins de la société, a fortiori en période de crise économique, l’économie sociale a besoin d’un cadre doctrinal de référence. Or elle ne présente pas aujourd’hui d’unité. Nous proposons d’aborder cette question à partir de la dualité de conceptions de l’économie sociale et de l’économie solidaire. Dualité qu’il convient non pas de nier, mais de dépasser en recherchant dans chaque mouvement ce qui peut servir un projet futur.

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Rapport sur les prix de l’Addes 2009

Numero de revue : 312   Année de publication : 2009   Auteurs : Edith Archambault

Nous reproduisons ici le discours de la présidente du jury du prix Addes 2009. Edith Archambault a en effet introduit la seconde partie du XXIIe colloque de l’Addes, tenu à la Maison de la chimie le 10 mars, par ce rapport qui présente un double intérêt: rappeler le projet de l’Association pour le développement de la documentation sur l’économie sociale et, conformément à l’esprit de l’association et de la Recma, qui en est le partenaire historique, tâcher de recenser les principaux travaux universitaires réalisés au cours de l’année sur le champ de l’économie sociale et reflétant les grandes orientations de la recherche en la matière. Nous invitons nos lecteurs à nous faire part des mémoires et des thèses produits sur l’économie sociale.

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Aperçus de l’économie sociale en Ontario: une modalité spécifique d’affirmation de la minorité francophone

Numero de revue : 312   Année de publication : 2009   Auteurs : Rachid Bagaoui

Cet article vise à présenter le bilan d’un ensemble de recherches sur l’économie sociale dans le contexte particulier de la minorité francophone de l’Ontario. Dans ce type de « petite société », la création de structures d’économie sociale peut être lue comme autant de manifestations des luttes solidaires de la minorité francophone pour sortir de la précarité et résister à la domination politique, matérielle et symbolique qui s’exerce sur elle. Les formes et les objectifs de cette économie communautaire ont évolué en plus d’un siècle. La défense linguistique et religieuse cède la priorité à des considérations plus matérielles, autour de l’emploi, et pancanadiennes.

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Charles Gide est-il toujours d’actualité ?

Numero de revue : 301   Année de publication : 2006   Auteurs : Pénin M.

Si la promotion des coopératives de consommation est au coeur de l’activité et des écrits de Charles Gide, sa réflexion va au-delà de cette forme d’organisation. L’article éclaire son objectif d’une transformation profonde de l’ordre social, à travers l’association en général, qui se trouve au fondement de l’économie sociale. Ouvert à toutes formes d’institutions susceptibles d’améliorer les conditions de vie et la solidarité entre les hommes, Charles Gide cherche avant tout à construire une économie et une société qui ne soient pas dominées par l’impératif du profit. Artisan de l’édition des oeuvres de Charles Gide (**), l’auteur remet en perspective la pensée et le pragmatisme de cet économiste en s’appuyant sur nombre de ses écrits. L’article montre en particulier que Charles Gide n’était pas dupe de l’utopie que représentait la République coopérative ni des difficultés rencontrées par les coopératives de consommation.

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