coopération agricole

RMB: l’économie sociale s’engage pour nourrir la planète

Plus de deux cents personnes – responsables de coopératives, de mutuelles, d’associations ou d’organisations internationales et chercheurs venant de trente-cinq pays – ont participé à la quatrième édition des Rencontres du Mont-Blanc (RMB), qui les 9 et 10 novembre 2009 à Chamonix ont cherché à répondre à une question simple mais vitale : comment nourrir la planète ? Quel rôle peut jouer l’économie sociale dans ce défi majeur pour l’humanité au moment où près d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim ?

Les déterminants de la fidélité des adhérents de coopératives agricoles

La relation entre l’agriculteur-adhérent et sa coopérative semble avoir changé de nature. Les adhérents de première génération adhéraient à la coopérative locale et pour la totalité de leur production. Aujourd’hui, ils adoptent des comportements beaucoup plus opportunistes et, bien qu’adhérents d’une coopérative, n’hésitent pas à rechercher l’offre la plus avantageuse. Ce comportement de l’adhérent est d’autant plus fréquent dans le secteur approvisionnement-céréales, caractérisé par un accroissement de la volatilité des prix des matières premières. Les dirigeants de coopératives agricoles doivent donc être capables de retenir leurs adhérents. Cet article montre que la fidélité de l’agriculteur à sa coopérative dépend certes de caractéristiques individuelles ou liées à son exploitation agricole, mais aussi de variables psychologiques sur lesquelles les dirigeants peuvent agir : l’implication de l’agriculteur et la confiance qu’il témoigne à l’équipe dirigeante.

Numéro de revue: 
314
Année de publication: 
2009
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PDF icon 314_047062.pdf201.12 Ko
Auteur(s): 
Valérie Barraud-Didier, Marie-Christine Henninger

Les défis du capitalisme coopératif. Ce que les paysans nous apprennent de l’économie.

Préface de Philippe Mangin. Georges Lewi, Pascal Perri, 2009, Pearson, 214 pages

80 milliards d’euros de chiffre d’affaire, 150 000 salariés, 40 % de l’agroalimentaire du pays avec des marques comme Candia, Béghin Say, Loïc Raison, D’Aucy … : la coopération agricole française est un poids lourd… très largement méconnu. Deux spécialistes du marketing et de la stratégie économique sollicités par Coop de France en livrent une introduction riche, bien documentée et vivante.

La coopérative comme outil du développement durable: le cas des coopératives d’apiculteurs au Mexique et au Guatemala

L’article s’intéresse aux conditions qui permettent aux coopératives d’apiculteurs du Mexique et du Guatemala de contribuer au développement durable. Les liens possibles entre coopératives agricoles et développement durable sont d’abord présentés, en revisitant les statuts de ces organisations et leurs engagements dans différents mouvements du développement durable. L’analyse comparée des organisations apicoles de Mésoamérique révèle une diversité de situations et d’engagements, étudiés plus en détail pour trois coopératives du commerce équitable. Les résultats montrent le rôle clé du projet économique visant à améliorer la qualité du produit pour favoriser l’autonomie des coopératives. Mais cet engagement technique et commercial doit aussi s’insérer dans la construction d’un projet plus global faisant converger les projets d’adhérents hétérogènes pour gérer la diversité des ressources locales influençant la production de miel, et notamment la biodiversité.

Numéro de revue: 
313
Année de publication: 
2009
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PDF icon 313_036057.pdf130.34 Ko
Auteur(s): 
Jean-Marc Touzard et Rémy Vandame

Le GNC revient sur les chiffres de la coopération

Le Groupement national de la coopération (GNC) salue la publication de l’étude réalisée en décembre 2008 par l’Observatoire national de l’ESS et présentée succinctement dans le numéro 311 de la Recma. Le GNC a rappelé que les données statistiques de l’Insee-Clap ne reflètent que partiellement le poids socioéconomique de la coopération en sous évaluant sensiblement le nombre des emplois.

La FNCuma s’engage dans le plan de performance énergétique

Dans le cadre du plan de relance de l’économie, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, et Jean- Pierre Carnet, président de la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCuma), ont signé le mardi 3 février une convention de partenariat. Cette collaboration vise à démultiplier des actions permettant de répondre aux enjeux de performance énergétique des agroéquipements.

Evolution des coopératives laitières en Pologne, point de comparaison avec quelques aspects de la législation française

L’efficacité économique d’une coopérative laitière résulte de sa position sur le marché des produits laitiers et de son rôle dans l’industrie agroalimentaire. Cet article présente le contexte de l’agriculture en Pologne, avant de s’intéresser plus spécifiquement aux coopératives. Parmi les obstacles à leur développement, le texte souligne une capacité d’autofinancement limitée. L’afflux de capitaux extérieurs et la mise en place de structures plus flexibles, notamment par le biais d’alliances, sont indispensables. Pour conserver son potentiel sur le marché du lait et faire face à la compétition européenne et mondiale, la Pologne devra aussi utiliser tous les moyens financiers accordés dans le cadre de l’intégration à l’Union européenne. Selon l’auteur, l’expérience de la France pourrait devenir une sorte de modèle pour la restructuration et la modernisation du secteur coopératif en Pologne. Une réforme des règles juridiques polonaises a d’ailleurs été proposée, en s’inspirant de cette expérience française.

Numéro de revue: 
298
Année de publication: 
2005
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PDF icon 298_056074.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Mierzwa D.

La place de la coopération agricole dans l’enseignement supérieur agricole en Europe

Cet article présente les résultats d’une enquête réalisée en 2003, auprès de cinquante-quatre établissements d’enseignement supérieur agricole de quinze pays d’Europe occidentale, visant à identifier l’offre actuellement proposée dans ces établissements en matière d’enseignements liés à la coopération agricole. Alors que la littérature insiste sur la nécessité de former les cadres salariés aux spécificités de ce type d’organisation, l’enquête montre le faible engagement de l’enseignement supérieur agricole dans ce domaine. La majorité des établissements ayant répondu à l’enquête n’offrent pas d’enseignement spécifique, et seuls quelques établissements proposent une partie substantielle de cursus en rapport avec le thème de la coopération, voire des formations diplômantes spécialisées. Face à cette situation et aux contraintes de moyens que subit l’enseignement supérieur, la question est posée de développer des initiatives dans un cadre de collaboration interuniversitaire, au niveau européen en particulier.

Numéro de revue: 
291
Année de publication: 
2004
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PDF icon 291_074087.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Ruffio P.

Le bilan sociétal dans la coopération agricole : une démarche participative pour s’ouvrir au territoire

A la suite des travaux du CJDES, la CFCA expérimente le bilan sociétal, outil qui s’inscrit dans les approches du développement durable et vise à évaluer et à présenter la performance globale des entreprises coopératives agricoles. L’auteur s’intéresse aux expérimentations de la démarche dans deux coopératives, une coopérative laitière de l’ouest de la France et une coopérative d’approvisionnement du Lot. La mise en oeuvre du bilan sociétal telle qu’elle est préconisée par la CFCA a été accompagnée d’une enquête auprès d’administrateurs, de salariés de la coopérative et d’élus représentant le territoire. Cette enquête, conduite par les administrateurs eux-mêmes dans l’une des coopératives afin de renforcer leur participation au dispositif, révèle la coexistence de conceptions différentes de la coopérative, portées par quatre types d’administrateurs. Elle montre également un rapport ambigu au territoire alors que celui-ci pourrait prendre une importance stratégique pour les coopératives.

Numéro de revue: 
290
Année de publication: 
2003
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PDF icon 290_041055.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Cariou Y.

Vers un nouvel engagement coopératif dans le secteur laitier

Plusieurs facteurs déstabilisants affectent aujourd’hui la relation coopérative-adhérents : contexte économique instable, pressions accrues du libéralisme, mouvement de concentration des entreprises. En analysant les contextes anglo-saxon et français du contrat coopératif – qui lie l’adhérent à sa coopérative –, les auteurs montrent que le statut coopératif offre une certaine souplesse. Des éléments sont susceptibles de faire varier le contrat coopératif : qualité, volumes produits, prix payé aux agriculteurs et mode de rémunération des parts sociales. Même si c’est peu le cas actuellement, pour répondre aux attentes des adhérents et faire face aux contraintes économiques, les coopératives pourraient proposer à l’avenir des contrats plus individualisés. Une méthode d’étude des contrats individuels adhérent-coopérative et de leurs impacts sur la structure coopérative est proposée, appliquée au secteur laitier de l’ouest de la France.

Numéro de revue: 
288
Année de publication: 
2003
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PDF icon 288_037047.pdf195.31 Ko
Auteur(s): 
Duvaleix S. Cordier J. Hovelaque V.