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Actualité et dépassement du « Manifeste »

Une introduction au texte de Charles Gide, 1921, « Le Manifeste coopératif des intellectuels et universitaires français », REC, n° 1, p. 7-14.

Dans ce manifeste, Charles Gide présente sa vision de la coopération. Selon le cofondateur de la Revue des études coopératives, la coopération peut offrir un programme général de reconstruction sociale. Les coopératives sont des « laboratoires d’expérimentation sociale », ainsi que les nommait Jean Jaurès. Plutôt qu’un programme, ce sont des « orientations » qui peuvent être données, en raison même du fait que la coopération est un « mouvement ». Gide souligne ici la singularité économique majeure des coopératives : elles montrent que ni le profit ni la concurrence, que l’économie politique considère comme inéluctables, ne sont indispensables au succès d’une entreprise. Ces coopératives, ce sont celles de consommateurs. Alors que les producteurs sont « nécessairement préoccupés par des intérêts professionnels et corporatistes », les consommateurs « ne peuvent avoir d’autres intérêts que ceux de tout le monde. Ces coopératives de consommateurs ont donc qualité pour devenir des organes de l’intérêt public, allégeant ainsi le rôle de l’État, qui s’est montré tout à fait au-dessous de sa tâche, tout au moins dans l’ordre économique ».

 

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

Le consommateur, clé de voûte d’un nouvel ordre économique et politique

Une introduction au texte de Bernard Lavergne, 1936, « La rénovation des sciences sociales et de l’ordre économique par l’idée du consommateur », REC n°58 (1), p. 97-120.


Bernard Lavergne (1884-1975) est l’une des chevilles ouvrières du mouvement coopératif français au XX e siècle, et plus encore de la Revue des études coopératives (REC). Des années 1910 aux années 1960, on le retrouve dans toutes les grandes initiatives. Économiste, agrégé en droit, il fut professeur dans plusieurs universités
avant d’intégrer la chaire de coopération à l’université de Paris après la Deuxième Guerre mondiale. Il fut l’un des fondateurs de la REC et la dirigea jusqu’en 1960, soit pendant plus d’un tiers de son existence.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Maryline Filippi, David Hiez

Coopération et syndicalisme : le trépied FNCC, CGT et SFIO durant l’entre-deux-guerres

Une introduction au texte d’Ernest Poisson, 1936, « L’application des contrats collectifs entre organisations coopératives et leurs personnels », Recma, n° 58 (1), p.144-153.

Ce texte d’Ernest Poisson sur la nature des contrats collectifs signés entre les sociétés coopératives et leur personnel est remarquable à plus d’un titre. Rappelons tout d’abord le thème dont il traite : les positions que doit prendre le personnel des sociétés coopératives en cas de grève. Soulignons ensuite qu’il approfondit une question déjà abordée par une composante du mouvement coopératif. En effet, en 1921, la Chambre consultative des associations ouvrières de production avait signé un accord avec la CGT confédérée, stipulant que les coopérateurs, sans être tenus de faire grève en cas d’action syndicale, devaient verser une partie de leur salaire au fonds de grève. Les coopératives étaient également tenues d’appliquer rétrospectivement les revendications obtenues et de respecter le monopole syndical d’embauche. Ce que propose Ernest Poisson en 1936 s’inscrit dans cette démarche.

 

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Michel Dreyfus

Vers un concept unitaire du secteur coopératif

Une introduction au texte de Georges Fauquet, 1935, « Rapport sur le secteur coopératif. Essai sur la place de l’homme dans les institutions coopératives et sur la place de celles-ci dans l’économie », REC n° 54(1), p. 82-167 (p. 82-98 pour l’extrait publié).

Georges Fauquet (1873-1953), médecin de formation, coopérateur dès son plus jeune âge, est nommé inspecteur du travail en 1905, contrôleur des retraites ouvrières et paysannes en 1911, puis sous-directeur des Assurances sociales et du Travail en Alsace en 1919. En 1920, il est appelé au Bureau international du travail (BIT) par Albert Thomas, en tant que chef du bureau sur la Coopération, poste qu’il occupera pendant treize ans. À ce titre, il a été un observateur attentif des mouvements coopératifs dans différents pays, en s’appuyant sur les méthodes inductives héritées de ses études médicales. Il revisite donc les doctrines coopératives (celles de Charles Gide et de Bernard Lavergne, notamment) au regard du contexte du début du XX e siècle.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Danièle Demoustier

Démocratie libérale, régime autocratique ou pays en développement : trois contextes pour la coopération

Une introduction au texte de Diva Benevides Pinho, 1963, « La coopération en régime capitaliste et en régime socialiste », REC, n° 131(1), p. 37-47.

De 1952 à 1953, Diva Pinho a suivi le cours de Bernard Lavergne sur les institutions et les doctrines coopératives à la faculté de droit de Paris. Sans doute a-t-elle pu assister aux cours d’économie politique de Raymond Barre, d’André Marchal (systèmes et structures économiques), de M. Niveau (histoire de la pensée économique) et de Maurice Duverger (institutions politiques et droit constitutionnel). Ceci explique l’approche strictement juridique et institutionnelle de son article autour des trois mots-clés qui le structurent – coopération, régime capitaliste et régime socialiste – et qui lui permettent d’estimer qu’a priori « les institutions étatiques des pays socialistes (révolutionnaires) sont les plus adaptées au projet d’un coopérativisme intégral ». Mais sous réserve d’un inventaire minutieux des textes constitutionnels et de la modification éventuelle de « la partie proprement doctrinale du coopérativisme ».

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Maurice Parodi

Dynamiser les pratiques coopératives au Sud

Une introduction au texte d’Henri Desroche, 1986, « “L’autobiographie raisonnée” comme autoformation », Recma, n° 18(2) p. 70-78.

Cette contribution d’Henri Desroche est la reproduction partielle d’un article qu’il a précédemment publié dans les Archives de Sciences sociales de la coopération et du développement. Il s’agit d’un texte très concret, décrivant la pratique d’un entretien et présentant un bref récit de vie et un plan de mémoire à venir. Son contenu détonne dans les publications habituelles de la Revue des études coopératives (REC), fondée et animée par des économistes et des universitaires. Quel intérêt la REC avait-elle à publier un texte aussi peu conceptualisé et dont l’objet ne semble avoir qu’un lointain rapport avec les coopératives ?
Cette introduction entend montrer que ce texte, quoique peu universitaire, a une portée universelle qui intéresse de très près le mouvement coopératif international. Pour comprendre son importance, il faut préciser les conditions dans lesquelles il a été conçu.

 

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

L’économie sociale à la croisée de ses relations avec l’Etat

Une introduction au texte de Claude Vienney, 1985, « L’organisation coopérative comme instrument de politique économique », REC, n° 16(1), p. 55-64.

Au 4 e trimestre de 1985, la Revue des études coopératives, devenue depuis la Recma, publie un dossier sur « l’économie sociale dans la nouvelle donne de l’économie ». On y trouve, aux côtés des articles d’André Piatier (« Y a-t-il de nouveaux champs pour la coopération ? »), de François Sellier (« Une forme d’économie collective : l’association »), d’Albert Pasquier (« L’osmose de l’économique et de l’“autre domaine” »), de Jean Lacroix (« L’économie sociale sans profondeur ») et d’Antoine Antoni (« Pour une réflexion sur l’économie sociale »), celui de Claude Vienney intitulé « L’organisation coopérative comme instrument de politique économique ».
Commenter ce dernier texte à l’occasion de ce numéro spécial célébrant le 100 e anniversaire de la Recma est un privilège impossible à refuser, qui incite à l’humilité. En effet, Claude Vienney a eu une influence considérable. Dans la sphère de la socio-économie, il a développé un « dispositif d’analyse » (comme il le disait avec modestie) des activités, des agents et de leurs règles, dont la portée théorique a été et demeure remarquable.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Marie-Claire Malo, Annie Camus

Des dynamiques nouvelles en réponse au risque de la banalisation

Une introduction au texte de Jacques Moreau, 1991, « De la banalisation de l’économie sociale », Recma, n° 37(1), p. 8-11.

À la fin des années 1980, le grand mouvement de libéralisation de l’économie est en marche, et cette évolution – souhaitée par les uns et crainte par les autres – prend à revers l’ESS, dont les entreprises ont tendance à se focaliser sur les produits et les services au détriment du fonctionnement coopératif (sociétariat et démocratie coopérative). Comme si la standardisation des conditions de production des biens et des services devait nécessairement entraîner une banalisation des coopératives ou des mutuelles.

La tribune de Jacques Moreau (citant la position d’Étienne Pflimlin, alors président du Crédit mutuel, qui explique comment son organisation incarne « l’anti-banalisation ») rappelle fort opportunément que la thématique de la banalisation fait partie des controverses qui jalonnent l’existence de l’ESS, dès lors que les entreprises de ce secteur s’adaptent aux marchés dans lesquels elles opèrent.

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Chantal Chomel

Questionner le concept d’économie sociale et l’entreprise de l’ESS

Une introduction au texte d’André Chomel, 1990, « La problématique émergence de l’entreprise d’économie sociale au XIX e siècle », Recma, n° 33, p.28-32.

Élément d’un dossier intitulé « Du contrat participatif », ce court texte d’André Chomel 1 est intéressant à plus d’un titre. Rappelons tout d’abord qu’il paraît au moment où l’on s’apprête à fêter le dixième anniversaire de la Charte de l’économie sociale du CNLAMCA (1980), premier document institutionnel tangible accompagnant en France le renouveau du concept d’économie sociale après une longue éclipse de plusieurs décennies. 1989 est également l’année où la Revue des études coopératives étend son périmètre au-delà des coopératives et devient la Recma.

L’intitulé « économie sociale » apparaît en 1990 sur la couverture de la revue, qui se présente en 1995 comme la « revue internationale de l’économie sociale ». L’économie sociale se reconstruit en France depuis les années 1970, et l’évolution de la revue s’inscrit dans ce contexte, de même qu’elle reflète le déclin des coopératives de consommateurs, qui en ont été le principal acteur depuis sa création en 1921.

 

Numéro de revue: 
361
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Eric Bidet