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Vers de nouvelles formes d’ancrage de l’économie sociale et solidaire au sein des universités françaises

Cet article dresse un état des lieux des initiatives d’économie sociale et solidaire (ESS) au sein des universités françaises, qui peuvent être portées par des enseignants, des étudiants ou encore des services de l’université. Apparues au début du XXe siècle, ces initiatives dépassent les seules vocations d’enseignement et de recherche, et s’inscrivent dans des logiques militantes d’enseignants ou d’étudiants, ainsi que dans une perspective de transformation de la place de l’Université dans la société. Ce panorama est prolongé par l’étude d’une coopérative étudiante éphémère, Coop’en 8, portée par le service « insertion » de l’université Paris-8, illustrant une évolution majeure dans la manière dont l’Université française accueille de plus en plus souvent l’ESS en l’inscrivant dans ses missions.

 

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Élodie Ros, Lamia Bouadi, Carole Brunet

Le quadrilatère de Desroche appliqué à l’entreprise d’ESS : nouvel exercice de géométrie coopérative

Le quadrilatère de Desroche, avec ses quatre angles symbolisant les populations de managers, de l’administration (conseil d’administration), des employés et des sociétaires, a été formalisé en 1976 pour expliciter le fonctionnement spécifique de la coopérative et sa dynamique interne. Cet article montre comment ces catégories de population mais aussi les projets et les fonctions internes peuvent concourir à l’équilibre démocratique d’une structure. En prenant appui sur des observations réalisées au sein d’une soixantaine de coopératives et d’associations loi 1901, l’auteur propose une lecture des dysfonctionnements de l’entreprise d’économie sociale et solidaire contemporaine, en présentant les quadrilatères pathologiques que l’on retrouve parfois dans certaines associations, Scop, CAE ou Scic, mais aussi les voies pour retrouver le quadrilatère d’origine et son équilibre.

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Yves Cariou

Financement public des associations et écart salarial entre hommes et femmes : nouvelles perspectives pour l’égalité professionnelle ?

Cet article examine la relation susceptible d’exister entre le financement d’origine publique perçu par les associations et l’écart de salaire entre les hommes et les femmes qui y travaillent. À cette fin, les auteurs apparient deux bases de données, l’enquête de l’Insee « Associations 2014 » qui présente la situation de ces organisations en 2013 et les Déclarations annuelles de données sociales (DADS) de la même année. Les résultats obtenus montrent que, dans plusieurs cas, une part plus importante de ressources en provenance des fonds publics est accompagnée d’un écart de salaire plus faible entre les deux sexes. A l’heure où les pouvoirs publics ont la possibilité d’inclure des clauses sociales dans les marchés publics, cette recherche ouvre des perspectives nouvelles en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Lionel Prouteau, Viviane Tchernonog

Gouvernance d’une association villageoise d’épargne et de crédit : entre intentionnalité et spécificité

Cet article traite de la gouvernance des associations villageoises d’épargne et de crédit (Avec), à partir de l’étude d’une structure de ce type située au nord du Bénin. L’auteure s’intéresse particulièrement aux mécanismes de contrôle en présence ainsi qu’à leurs interactions. Elle s’appuie pour cela sur la grille de lecture de Charreaux (1997) adaptée aux associations, avec une approche orientée sur les parties prenantes empruntant les principes et les valeurs de la coopération des théories du contrat psychologique et social. L’analyse montre que les mécanismes spontanés et spécifiques (confiance, pression par les pairs, etc.) sont les plus importants. Ces associations sont non seulement des alternatives viables, mais aussi des catalyseurs pour le renforcement du capital social, le leadership des femmes et le développement communautaire économique et social.

 

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Djaoudath Alidou

Les relations dialectiques entre l’entrepreneuriat social et l’ESS au Maroc

Le développement de l’entrepreneuriat social, dans son acception dominante d’origine anglo-saxonne (social entrepreneurship), divise parmi ceux qui  défendent une pluralité des formes d’entreprendre : peut-il (re)dynamiser le secteur de l’ESS, ou bien s’agit-il d’une énième réinvention du capitalisme ? De telles positions gagnent à être étayées par des analyses contextualisées, ce que l’auteur réalise dans cet article à partir d’une enquête conduite au Maroc dans les années 2010, montrant que l’entrepreneuriat social y a d’emblée été bien plus proche du modèle porté par la start-up que de celui de l’entreprise sociale. Les « entrepreneurs sociaux » marocains témoignent ainsi d’une vision peu critique du capitalisme, bien que la recherche d’utilité sociale soit au cœur de leur engagement. Si, paradoxalement, cela participe à la marginalisation des structures de l’ESS, cet attrait pour le « social » pourrait être favorable à l’émergence de pratiques plus solidaires.

 

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Quentin Chapus

Le mouvement d’éducation populaire entre innovation sociale et innovation financière : l’exemple des fédérations de centres sociaux

La mise en place de normes et de procédures européennes au sein du secteur social et l’arrivée de nouveaux acteurs associatifs en France – fonctionnant sur un modèle de start-up pour intervenir dans le domaine du social – soulèvent plusieurs questions relatives à l’avenir de plus de deux mille centres sociaux français. Ces derniers sont des structures de proximité, reconnues d’utilité publique, proposant des activités sociales, éducatives, culturelles, familiales, répondant aux besoins des habitants, dans une démarche d’éducation populaire et d’animation du territoire.
Mais, depuis l’adoption en 1986 de l’Acte unique européen et la libéralisation de la partie économique des services sociaux des pays membres, la conception de l’intervention sociale est transformée via des notions de productivité, de rentabilité et de modernisation. Nous appellerons ce processus l’« européanisation », qui remet en cause l’organisation traditionnelle des services publics tout en  transformant progressivement une mission d’intérêt général en « problème à résoudre » (Vezinat, 2019). Ainsi, les minima sociaux coûteraient « un “pognon de dingue” et seraient inefficaces » pour lutter contre la pauvreté, le chômage, le déficit budgétaire et la dette publique. Ce paradigme emprunte en partie un langage et des comportements pratiques issus de l’entreprise et du New Public Management (Bezes, 2012)

 

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
André Decamp

Limiter le gâchis humain dans les petites structures employeuses L’exemple de la commission paritaire employeurs-salariés de la Confédération paysanne

Le monde associatif employeur est caractérisé par un très grand nombre de petites et très petites structures employeuses. Parmi les 159 000 « entreprises  associatives » (Marchal, 1992 ; Hély, 2009) que compte la France, 73,7 % emploient moins de dix personnes. Si ces structures ne rassemblent que 10,3 % de l’emploi associatif, cela représente tout de même environ 190 000 personnes (sur un total d’1,85 million). Or, lorsqu’un conflit du travail éclate dans ces structures, employeurs comme salariés sont peu outillés pour y faire face.
Isolés dans leur structure, les salariés sont souvent éloignés des syndicats, très peu implantés dans les petites structures employeuses, qui pourraient les  aider à se défendre. Ils n’ont pas plus la possibilité de bénéficier d’une médiation en présence d’un délégué du personnel : la loi n’en prévoit pas dans les  entreprises (associatives ou lucratives) employant moins de dix personnes. Les salariés se retrouvent seuls face à l’employeur. L’inverse est  également vrai : les employeurs sont, eux aussi, rarement accompagnés, par un syndicat patronal ou des personnes compétentes, et peu formés pour gérer ces conflits. Résultat, la situation débouche souvent sur le départ du salarié concerné  (Borisova et Rey, 2014), sans que tout ait été tenté pour résoudre la situation.
Si les conflits sociaux sont inhérents au monde du travail, il est tout de même possible de limiter le gâchis humain qui en résulte. Pour cela, les petites structures employeuses peuvent s’inspirer des plus grandes et mettre en place un nécessaire « dialogue social » sur les conditions et l’organisation du travail, réaliser des médiations pour résoudre les conflits quand c’est possible.

 

 

Numéro de revue: 
360
Année de publication: 
2021
Auteur(s): 
Simon Cottin-Marx