Le point de vue mutualiste sur la CMU contributive

Les études de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) pointent régulièrement le phénomène de non-recours aux droits sociaux, qui serait essentiellement lié à une méconnaissance des dispositifs par les bénéficiaires potentiels.

Ainsi, selon la Drees, parmi les 5 % des Français qui ne sont pas couverts par une complémentaire santé, la moitié d’entre eux « pourraient en principe prétendre à la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) ou à l’ACS (aide au paiement d’une complémentaire-santé) ».

Sur la base de ce constat, le gouvernement a entrepris de fusionner la CMU-C et l’ACS pour mettre en œuvre, à partir de novembre 2019, un nouveau dispositif nommé « CMU contributive ». Or la Mutualité française estime que ce projet est insuffisamment financé, et elle conseille aux mutuelles de ne pas s’y engager
tant que des améliorations significatives n’y auront pas été apportées. Une fois de plus, cette mesure gouvernementale vise à décharger sur les organismes mutualistes, et donc sur les adhérents solvables, la prise en charge de l’assurance-santé des personnes les plus modestes.

L’État se montre toujours généreux quand il peut puiser dans l’épargne des mutualistes...