"La pensée économique des révolutions industrielles" 1er Congrès international J.B Say, Boulogne-sur-Mer 27-30 août 2014

Le 1er Congrès international Jean-Baptiste Say, organisé dans le cadre de l’École d'été du Réseau de Recherche I'Innovation organisé les 27-30 août 2014 à Boulogne-sur-Mer portera sur le thème suivant : "La pensée économique des révolutions industrielles : innovation, entrepreneuriat et cycles longs". Le Congrès est ouvert aux chercheurs (y compris les doctorants) dont les travaux portent sur l’entrepreneuriat, l’innovation, la croissance et le développement de nouvelles pratiques économiques et sociales. L'appel à communications est ouvert jusqu'au 15 avril. 

Les crises financières et monétaires à répétition, qui se sont déroulées depuis le début des années 1990, et en particulier la crise de la zone euro, ont remis au premier plan la question de l’industrialisation, de la place de l’industrie des biens et services au sens large au sein des économies, de l’innovation et du progrès économique et social. Ce premier congrès international Jean-Baptiste Say aura lieu en partie dans le bourg de Auchy-les-Hedin, près de la ville d’Arras, dans l’ancienne abbaye où Jean-Baptiste Say a créé une des premières grandes filatures de coton, qui comptera jusqu’à 450 ouvriers, filature qui a fermé en 1989, et qui aura donc duré plus de 200 ans. Le lieu et le créateur de l’entreprise sont emblématiques. En effet, Jean-Baptiste Say est à la fois un des fondateurs de l’économie classique, mais également un industriel, un citoyen politiquement engagé, et aussi celui qui innovera dans son entreprise en introduisant un moteur hydraulique. L’entreprise a été créée au milieu d’une zone rurale, sans aucune activité de nature manufacturière ou artisanale dans la région à l’époque.

Ce colloque a pour objet de réactualiser les approches en histoire de la pensée économique dans le domaine des révolutions industrielles et des paradigmes sociotechniques, mais également d’observer comment les traditions nationales, les contextes particuliers, les époques, ont pu marquer le développement de la théorie dans ces domaines… A commencer par la discussion des théories des 18e et 19e siècles et leurs prolongements jusqu’aux théories contemporaines du développement durable. On s’attachera plus particulièrement à étudier et à rediscuter la question de l’entrepreneuriat, et pas uniquement de la figure de l’entrepreneur, d’en dégager si possible une typologie dans le temps et dans l’espace. On s’interrogera également sur l’articulation existante dans la pensée économique entre innovation et industrialisation. La question des rythmes économiques, de leur articulation à des éléments internes ou externes sur la longue durée pourra également faire l’objet d’une attention particulière. La notion de déclin industriel sera interrogée sur la longue durée de façon à pouvoir préciser le contenu de la conceptualisation dans ce domaine, à la valider ou à l’invalider. Comment les économistes ont-ils construit, à travers leurs écrits, le sens pour les contemporains, de ce que nous appelons succinctement « Révolution industrielle », ou grande mutation économique et qui peut être déclinée en 1ère, 2e, 3e Révolution industrielle.

Quel rôle et place pour le progrès des techniques, hier et aujourd’hui ? Comment les économistes ont-ils fait l’expérience du changement socio-économique ? L’ont-ils ou non perçu ? Ont-ils accordé un sens cohérent à des changements qui pouvaient être chronologiquement et géographiquement éloignés ? Quelle était leur vision des transformations que suscitait l’industrialisation ? La Révolution industrielle était-elle vraiment « révolutionnaire » à leurs yeux ? Quelle place faut-il accorder aux services et à l’innovation dans les grandes mutations industrielles ? Peut-on donner une définition large et ouverte de l’innovation ? Ces interrogations permettent en outre de soulever de nouvelles questions : quelle est la place des services et de leur innovation dans les cycles longs ? La tendance à la désindustrialisation des économies développées à l’heure actuelle ne peut-elle être aussi interprétée comme un processus de destruction des vieilles structures industrielles et de création de firmes de services ? L’esprit schumpétérien d’entreprise, ensuite, n’est-il pas également présent dans les services ?

Le premier congrès international Jean-Baptiste Say sera composé de deux parties : un colloque qui accueillera des chercheurs intéressés par les théories de l’innovation et des cycles longs où les thèses de Jean-Baptiste Say seront au coeur des présentations et des discussions scientifiques ; une école d’été qui s’adressera plus particulièrement aux doctorants et aux jeunes chercheurs dont les travaux portent sur la combinaison dans la théorie et les faits des différentes approches de l’entrepreneuriat, de l’innovation, de la croissance et du développement de nouvelles pratiques économiques et sociales (économie et société de l’information et de la connaissance, économie sociale et solidaire, etc.). Les comparaisons historiques et internationales sont les bienvenues. Le congrès étant pluridisciplinaire, les participants concernés peuvent être des chercheurs en économie, en management, en histoire et en sociologie.

Liste des grands axes du premier congrès international Jean-Baptiste Say :

1) Théories et réalités plurielles de l’entrepreneuriat : Jean-Baptiste Say, précurseur du triomphe de l’entrepreneur

2) Théories de la production et des relations nature-production, de Jean-Baptiste Say au développement durable

3) La pensée économique du progrès technique : des Classiques à la systémique de l’innovation

4) Innovation et cycles économiques : révolution industrielle par bond ou continue

5) Histoires d’entrepreneurs et d’inventions ou l’application de la science à l’économie : l’innovation

6) Les paradigmes sociotechniques au fil des révolutions industrielles : de la grande industrie à la « nouvelle économie » : économie des services, de l’information et de la connaissance, de l’environnement…

7) Révolution industrielle, mutations du travail et nouvelles formes d’organisations sociales de la production : de la société salariale à la société entrepreneuriale, quelles solidarités, quelle créativité ?

8) Révolutions industrielles et localisation des activités innovantes : effets de proximité, d’agglomération, d’échelle, de variété, de diffusion, d’appropriation et d’accumulation

9) Les ressorts de la (re)industrialisation et la transition socio-économique : nouvelles activités, changement social, politiques actives (coercitives ou d’accompagnement ?)

Participants

Le 1er Congrès Jean-Baptiste Say est ouvert aux chercheurs et accorde une place substantielle aux travaux des doctorants.

Le Congrès proposera des sessions plénières avec des conférenciers invités, des sessions spéciales autour de thématiques phares, des sessions posters dédiées spécifiquement aux doctorants en début de thèse. Une table ronde conclura les trois journées. Ces quatre jours seront agrémentés d’évènements culturels permettant de prolonger les discussions dans une atmosphère détendue. Le samedi 30 août sera exclusivement dédié à des activités culturelles.

Dates importantes :

- Envoi du résumé de la communication ou du poster avant le 15 avril 2014 à- Réponse du comité scientifique au plus tard le 15 mai 2014

- Inscription au Congrès avant le 30 juin 2014. Attention, l’inscription est gratuite pour les membres du RRI à jour de leur cotisation au 30 avril 2014.

- Envoi des papiers finaux ou des posters avant le 15 août 2014.

Comité Scientifique

Manuela Albertone, Laurice Alexandre-Leclair, Sophie Boutillier, Antje Burmeister, Elias Carayannis, Vanessa Casadella, Didier Chabaud, Jerry Courvisanos, Thierry Demals, Marc-Hubert Depret, Arnaud Diemer, Faridah Djellal, Alain Fayolle, Faïz Gallouj, James Galbraith, Delphine Gallaud, Abdelillah Hamdouch, Alexandra Hyard, Blandine Laperche, Pierre Le Masne, Serge Le Roux, Nadine Levratto, Michel Marchesnay, Céline Merlin, Karim Messeghem, Laure Morel, Patrice Noailles, Fabienne Picard, Christian Poncet, Jean-Pierre Potier, Joël Ravix, Corinne Tanguy, Leïla Temri, André Tiran, Ramon Tortajada, Faruk Ulgen, Dimitri Uzunidis, Marian Wielezynski

Comité d’organisation

Maria Lorek, Zeting Liu : coordination

Laurice Alexandre-Leclair, Sophie Boutillier, Antje Burmeister, Thierry Demals, Faridah Djellal, Faïz Gallouj, Alexandra Hyard, Blandine Laperche, Serge Le Roux, Céline Merlin, Dimitri Uzunidis, Marian Wielezynski