La filière laitière à l’heure d’une europe sans quotas

Les fameux quotas laitiers disparaissent ce 1er avril. Nés en 1984, ils régissaient la production laitière européenne pour limiter les phénomènes de surproduction. Benoit Rouyer, chef du service économie au Centre interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), revient sur les perspectives et enjeux du secteur laitier français dans ce nouveau contexte.

L’Usine Nouvelle - Dans quel contexte économique intervient la suppression des quotas laitiers ?

Benoit Rouyer - Nous sommes dans une situation conjoncturelle un peu moins favorable qu’en 2014 en matière de prix du lait. Le prix moyen du lait à la ferme était de 365 euros les 1000 litres l’an passé, un niveau encore jamais atteint. En 2015, il va baisser. Deux phénomènes expliquent cette tendance : la production laitière a enregistré une croissance exceptionnelle sur l’année 2014 dans la plupart des grands bassins laitiers, générant un excédent d’offre qui a fait diminuer fortement le prix des produits laitiers sur les marchés internationaux ; et cette baisse a été amplifiée par l’embargo russe mis en place à partir du mois d’août. Les perspectives pour la filière laitière française restent néanmoins favorables à plus long terme.

Lire la suite de l'entretien sur le site de l'Usine nouvelle, ainsi que le dossier consacré à la fin des quotas laitiers.