Des évolutions financières mais aussi sociologiques

Toujours lors de cette conférence, à l’occasion d’une autre séquence, Guillaume Legaut, directeur général de l’UCPA, a pu mettre en lumière une autre facette des enjeux et mutations qui pèsent sur le secteur associatif : « Ce qui fait tomber les associations, c’est la gouvernance, le renouvellement des générations, des évolutions de l’engagement – là où on pouvait confier une mission à deux ou trois bénévoles il y a quinze ans, il en faut dix aujourd’hui » a-t-il expliqué.

Autre danger dans les évolutions en cours : le court-termisme de la finance, antinomique avec la notion de durée qui sous-tend le lien social et la cohésion. Jérôme Saddier, président d’ESS France, a pu rebondir : « Attention aux lancements de fonds d’investissement où l’on promet 100 millions d’euros pour financer des projets, mais sur lesquels, comme les investisseurs espèrent 5 % de retour sur investissement, personne ne mise. Les fonds d’amorçage dans lesquels les investisseurs sont prêts à perdre de l’argent ne sont pas si simples à monter. Au bout du compte, sur les trois fonds d’amorçage annoncés [par les pouvoirs publics], pas un n’est là. »